jeudi

Que fait Kissinger ?


L’agence de presse russe de langue anglaise Sputnik rapporte que l’ancien ministre des AE américain Henry Kissinger est en train de conseiller le président élu Donald Trump sur le comment “ramener les Etats-Unis et la Russie proche l’un de l’autre afin de contre-balancer la monté en puissance militaire de la Chine.” https://sputniknews.com/politics/201612271049024500-kissinger-trump-russia/ Si on prend ce rapport comme du bon pain, cela nous dit que Kissinger, un vieux guerrier de la guerre froide (NdT: et ami de Poutine qu’il côtoie depuis la fin des années 90), travaille en ce moment pour utiliser la bonne volonté de Trump à établir de meilleures relations avec la Russie afin de séparer celle-ci de son alliance stratégique avec la Chine. Note de R71: N’oublions pas que Kissinger est le protégé de toujours de David Rockefeller, l’héritier de l’empire Rockefeller, fondé sur la Standard Oil devenue depuis… Exxon-Mobil. Kissinger est l’homme de l’ombre de la « normalisation » des relations entre la Chine et les USA sous l’ère Nixon. La Chine est partie prenante du NOM, il faut maintenant récupérer la Russie. C’est la fonction de Trump ! Tout le reste n’est que blablabla et poudre aux yeux… Le développement militaire de la Chine est une réponse directe aux provocations américaines contre celle-ci et l’affirmation des Etats-Unis sur un droit dans la Mer de Chine méridionale car étant une zone d’intérêt national pour l’empire. La Chine n’a certainement aucune intention d’attaquer les Etats-Unis et encore moins la Russie. Kissinger, qui fut mon collègue au Centre d’Études Internationales Stratégiques (CSIS) pendant une douzaine d’années, est parfaitement au courant de l’existence d’une élite pro-américaine en Russie et il travaille à créer pour elle une “menace chinoise” qu’ils pourront utiliser dans leur effort de mener la Russie dans les bras de l’occident. Si cet effort est couronné de succès, la souveraineté de la Russie sera érodée, exactement comme toute souveraineté des autres pays alliés des Etats-Unis. A la dernière conférence de presse du président Poutine ( http://www.informationclearinghouse.info/46100.htm ), le journaliste Marat Sagadatov a demandé si la Russie n’était pas déjà sujette à une forme de semie-domination étrangère: “notre économie, industrie, nos ministères et agences suivent souvent les règles mises en place par des organisations internationales et sont gérés par des entreprises consultatives. Même nos entreprises de défense ont des firmes consultatives étrangères qui les auditent et les évaluent.” Le journaliste demanda “s’il n’était pas un peu temps d’importer quelques substitutions dans ce domaine également ?” Chaque Russe a besoin de comprendre que faire partie de l’occident veut dire vivre sous les règles et les diktats de Washington. Le seul pays de l’alliance occidentale qui a une politique économique et étrangère indépendante, ce sont les Etats-Unis. Nous devons vraiment tous comprendre que bien que Trump ait été élu président, les nouveaux cons(ervateurs) demeurent dominant dans la politique étrangère américaine et leur motivation et dédication envers l’hégémonie américaine comme seule super-puissance sont aussi fortes qu’elles ne l’ont jamais été. L’idéologie néo-conservatrice a été institutionnalisée dans de grands segments de la CIA, du ministère des AE et du Pentagone (ministère de la défense). Les nouveaux cons maintiennent leur influence dans les médias, les think tanks, les facultés universitaires, les fondations de tout poil et bien sûr au Council on Foreign Relations (CFR). Nous devons aussi comprendre que Trump a une grande gueule dans le rôle du “dur à cuire” et dira certaines choses qui pourront être mal interprétées, comme mon ami Finian Cunningham dont je lis toujours les colonnes en général avec délectation, a bien pu faire récemment. ( http://www.informationclearinghouse.info/46103.htm ). Je ne sais pas si Trump va prévaloir sur la vaste conspiration néo-con ; mais il semble assez clair néanmoins qu’il soit sérieux au sujet de réduire les tensions avec la Russie, tensions qui se sont accumulées depuis que le président Bill Clinton a violé la promesse du gouvernement Bush (père) à savoir que les Etats-Unis n’étendraient pas leur influence d’un centimètre vers l’Est (après la chute de l’URSS et du bloc de l’Est). A moins que Trump ne soit sérieux à ce sujet il n’y a aucune raison pour lui de nommer comme ministre des AE Rex Tillerson le PDG d’Exxon-Mobil. En 2015, Tillerson a reçu l’Ordre de l’Amitié russe. (NdT: Notons encore que depuis 2011 et l’attaque par procuration de la Syrie à cause du refus du gazoduc qatari-Exxon, il a été dit a plusieurs reprise que c’est toujours “business as usual” entre Exxon-Mobil et les géants russes des hydrocarbures Rosneft et GazProm… Nous avions dit à l’époque qu’il était de fait permis de douter des gesticulations de la Russie au Moyen-Orient…) Comme l’a fait remarquer le professeur Michel Chossudovsky, une transnationale comme Exxon-Mobil a des intérêts différents de ceux du complexe militaro-industriel. (NdT: ceci n’est que partiellement vrai, car le complexe militaro-industriel protège les intérêts vitaux d’Exxon-Mobil et des autres transnationales gravitant dans la sphère yankee ; de plus, Exxon-Mobil a de gros investissements dans le complexe militaro-industriel, dont certains composants ont des intérêts avec Exxon et d’autres… Il y a malgré tout une grande convergence d’intérêt.). Ce complexe a besoin d’une puissante menace comme l’ex-“grosse menace soviétique”, qui a été transformée en “menace russe”, afin de justifier le maintien d’un budget militaire annuel de l’ordre des 1000 milliards de dollars. Par contraste, Exxon veut faire partie de la sphère d’affaire énergétique russe. Donc, en tant que ministre des AE, Tillerson est motivé pour parvenir à de meilleures et bonnes relations entre les Etats-Unis et la Russie, tandis que pour le complexe militaro-industriel, de bonnes relations minimisent la peur orchestrée sur laquelle le complexe survit (NdT: une “menace” de perdue… 10 de retrouvées…) Clairement, le complexe MI et les nouveaux cons voient Trump et Tillerson comme des menaces, c’est pourquoi les magnats nouveaux cons et de l’armement se sont si véhémentement opposés à Trump et pourquoi le directeur de la CIA John Brennan a proféré des accusations sauvages et sans aucun support sur la soi-disant interférence russe dans le processus électoral des élections présidentielles américaines. Les lignes sont tracées. Le prochain test sera celui de voir si Trump peut obtenir une confirmation du Sénat de son choix de Tillerson comme ministre des AE. Il y a un grand mythe qui veut que Reagan ait gagné la guerre froide en brisant financièrement l’URSS avec une course à l’armement. Étant un de ceux qui furent impliqués dans les efforts de Reagan pour mettre fin à la guerre froide, je me retrouve une fois de plus dans la position de corriger ce qui est dit. Reagan n’a jamais parlé de gagner la guerre froide. Il a parlé d’y mettre fin. D’autres officiels de son gouvernement ont dit la même chose et Pat Buchanan peut en témoigner. Reagan voulait mettre un terme à la guerre froide et non pas la gagner. Il parla de ces “maudites” armes nucléaires. Il pensait que l’économie soviétique éprouvait trop de difficultés pour pouvoir être compétitive dans une course à l’armement. Il pensait qu’il pourrait le premier vaincre la stagflation qui affligeait l’économie américaine et qu’il pourrait forcer les soviétiques à venir à la table des négociations en lançant la course à l’armement. “Sa “guerre des étoiles” n’était essentiellement qu’une fantaisie. Les soviétiques ont-ils cru ou pas à cette menace de la course à l’armement on ne le sait pas mais la gauche américaine elle, y a cru et n’en ai jamais sorti… Reagan n’avait aucune intention de faire s’effondrer l’URSS ou de la dominer. A l’inverse de Clinton, de Bush et d’Obama, il n’était pas contrôlé par des nouveaux cons. Reagan a viré et a fait traduire en justice les nouveaux cons de son administration lorsque ceux-ci menaient des opérations derrière son dos et bafouaient la loi. L’URSS ne s’est pas effondrée à cause de la détermination de Reagan à mettre fin à la guerre froide. L’effondrement de l’URSS fut le résultat du travail de la ligne dure communiste qui croyait que Gorbatchev était en train de relâcher la prise du PC de manière trop rapide et que Gorbatchev était une menace à l’existence de l’URSS ; ils le placèrent en assignation à résidence. Ce fut ce coup de la ligne dure du PCUS contre Gorbatchev qui mena Eltsin au pouvoir. Personne ne s’attendait à l’effondrement de l’URSS. Le complexe MI américain ne voulait pas que Reagan mette un terme à la guerre froide, car la guerre froide était la fondation même des profits et du pouvoir de ce complexe. La CIA dit alors à Reagan que s’il renouvelait la course à l’armement, les Soviétiques gagneraient, parce qu’ils contrôlaient l’investissement et pouvaient alouer une plus grande part de leur économie à l’armée que Reagan ne pouvait le faire. Reagan ne croyait aucunement l’affirmation de la CIA que l’URSS pouvait prévaloir dans une course à l’armement. Il forma un comité secret et donna à ce comité le pouvoir d’enquêter sur cette affirmation de la CIA. Le comité en vint à la conclusion que la CIA protégeait ses prérogatives. Je sais tout cela parce que je fus moi-même membre de ce comité. Le capitalisme américain et la sécurité sociale fonctionneraient bien mieux sans ce boulet sur le budget qu’est le complexe MI. Il est plus correct de dire que le complexe MI veut une menace majeure et non pas une course à l’armement. Des terroristes musulmans sans base réelle ne sont pas une menace suffisante pour une telle puissance militaire américaine et le problème avec une course à l’armement au lieu d’une menace est que les corporations américaines de l’armement devraient produire du matériel qui fonctionne plutôt que des dépassements de budget tentaculaires qui boostent les bénéfices… Le tout dernier navire lance-missile US est tombé deux fois en panne et a dû être remorqué au port. L’avion F-35 est un gouffre à fric sans aucune fin en vue, il a d’énormes problèmes (NdT: même les pilotes d’essais refusent de voler dedans..) ( http://www.stopthef35.com/pentagon-f-35-wont-have-a-chance-in-real-combat/ ) et de toute façon il est déjà quasiment obsolète avant même d’être opérationnel à 100%. Les missiles russes sont hypersoniques. Les chars russes sont supérieurs en tout. La puissance explosive nucléaire des missiles de croisières inter-continentaux russes Satan II (classification OTAN) est terrifiante. Le moral des troupes russes est au plus haut. Elles ne sont pas épuisées par plus de 15 ans de guerres inutiles et sans fin contre des femmes et des enfants. Etant donné la nature foncièrement corrompue du complexe MI américain, Washington peut se lancer à qui mieux mieux dans une nouvelle course à l’armement, il ne sera pas un danger ni pour la Russie, ni pour la Chine et encore moins contre l’alliance stratégique des deux puissances. Les nouveaux cons sont discrédités mais ils sont toujours de forte influence sur la politique étrangère américaine. Jusqu’à ce que Trump ne les relègue au fin fond des turpitudes idéologiques, la Russie et la Chine ont tout intérêt à maintenir leur alliance stratégique. Quiconque tente de briser cette alliance est une menace pour la Russie et la Chine et pour les Etats-Unis ainsi que pour toute vie sur terre. Paul Craig Roberts url de l’article original: http://www.paulcraigroberts.org/2016/12/28/what-is-henry-kissinger-up-to-paul-craig-roberts/ source:https://resistance71.wordpress.com/2016/12/29/resistance-politique-la-pourriture-neo-conservatrice-continue-de-gangrener-les-relations-internationales-paul-craig-roberts/via réseau international

mercredi

reflets: Une pétition pour un "vrai procès" Lagarde recueille plus de 200 000 signatures

reflets: Une pétition pour un "vrai procès" Lagarde recueille plus de 200 000 signatures

Une pétition pour un "vrai procès" Lagarde recueille plus de 200 000 signatures


L'initiative a été lancée par un professeur des écoles estimant que l'absence de peine pour la patronne du FMI dans l'arbitrage Tapie était "insupportable". SOURCE AFP Publié le 27/12/2016 à 18:13 | Le Point.fr Lancée le 19 décembre, la pétition a recueilli plus de 206 000 signatures. © AFP/ MARTIN BUREAU Une pétition réclamant « un vrai procès pour Christine Lagarde », reconnue coupable de négligence dans l'affaire de l'arbitrage Tapie mais dispensée de peine, a recueilli plus de 200 000 signatures, a indiqué mardi à l'Agence France-Presse son promoteur. Considérant ce jugement comme « insupportable » et « dangereux pour la paix sociale », Julien Cristofoli, professeur des écoles au Mans, a lancé une pétition sur Change.org. « Le 13 mai dernier, une personne sans domicile fixe de 18 ans, qui s'était introduite dans une maison de Figeac pour y voler du riz et des pâtes « par nécessité », a été condamnée à 2 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Cahors », commence le texte de présentation de la pétition. « Ce 19 décembre 2016, Madame Christine Lagarde vient d'être jugée coupable par la Cour de justice de la République tout en étant dispensée de peine », poursuit-il. « Crise démocratique » « Voilà maintenant que les puissant(e)s seraient dispensé(e)s de la justice ordinaire, et surtout de ses sanctions ! » s'indigne l'enseignant de 35 ans, qui interpelle les présidents de la République, de l'Assemblée nationale et du Sénat pour exiger que Mme Lagarde réponde « de ses actes devant un tribunal correctionnel ordinaire » et que la Cour de justice de la République (CJR) soit supprimée. Lancée le 19 décembre, la pétition a recueilli plus de 206 000 signatures. « Il ne s'agit pas de gouverner par des pétitions, mais on voit bien qu'il y a une crise démocratique derrière le fait que cette pétition marche aussi bien, remarque Julien Cristofoli. Le monde politique a à répondre à l'interpellation de 200 000 citoyens. » La CJR, composée de trois magistrats professionnels et douze parlementaires, n'a rien trouvé à reprocher à l'ancienne ministre de l'Économie concernant le lancement en 2007 d'une procédure d'arbitrage pour solder un vieux contentieux entre l'homme d'affaires Bernard Tapie et le Crédit lyonnais. Mais la CJR a estimé qu'en ne tentant pas de recours en 2008 contre la sentence arbitrale, la ministre avait fait preuve de « négligence » et « rendu inéluctable l'appropriation par les époux Tapie d'une somme de 45 millions d'euros ». Cependant, la CJR a estimé que la « personnalité » de la patronne du Fonds monétaire international (FMI) ainsi que le fait qu'elle bataillait à l'époque contre une « crise financière internationale » plaidaient en sa faveur et justifiaient de la dispenser de peine. Le Point

vendredi

Poutine adopte une nouvelle politique extérieure


02 décembre 2016 Vladimir Poutine a signé le décret sur la politique extérieure de la Russie. Sputnik vous invite à découvrir les points clés du document. Le président russe Vladimir Poutine a adopté une nouvelle conception de la politique extérieure de la Russie. Le décret en conséquence, publié le jeudi 1er décembre, est entré en vigueur le jour de sa signature, soit le 30 novembre 2016. Interventions militaires La Russie fait du renforcement de la justice à l’échelle internationale sa priorité et entend lutter contre les interventions militaires, violant la souveraineté des États. « La Fédération de Russie est déterminée à éviter les interventions militaires et autres formes d’ingérence extérieure violant le droit international, surtout le principe de l’égalité souveraine des États, le motivant par la réalisation de la conception « La responsabilité de protéger » », est-il dit dans le document. La Russie s’opposera ainsi à toute tentative de certains pays de mettre en cause le droit international et de l’interpréter d’une manière arbitraire à des fins politiques, ainsi qu’aux tentatives de s’ingérer dans les affaires intérieures des pays dans le but de renverser le pouvoir de manière anticonstitutionnelle. La situation au Proche-Orient Au Proche-Orient, la Russie continuera de mettre le cap sur le règlement politico-diplomatique des conflits, et ce, sans ingérence extérieure. En général, Moscou opte pour le règlement en Syrie, l’unité de son peuple et l’intégralité territoriale du pays. Lutte antiterroriste D’après le document, l’axe principal dans la lutte antiterroriste est la création d’une large coalition internationale. La Russie s’oppose catégoriquement à l’utilisation d’organisations terroristes par des États pour atteindre leurs buts politiques, idéologiques et autres. Moscou condamne le terrorisme sous toutes ses formes et croit que l’acte terroriste ne peut être justifié par des motifs idéologiques, politiques, religieux, raciaux, ni par n’importe quels autres. La Russie à son tour prend toutes les mesures nécessaires afin de prévenir et de contrer le terrorisme, de protéger son peuple et le pays contre les actes terroristes, contre la diffusion de l’idéologie terroriste et extrémiste. Facteur de la force Le document constate d’ailleurs que le rôle du facteur de la force dans les relations internationales a augmenté, vu les tensions et l’instabilité des systèmes politiques et économiques, et « le renforcement et la modernisation du potentiel militaire, la création et le déploiement de nouvelles armes minent la stabilité stratégique, présentent une menace à la sécurité globale, assurée grâce aux accords en matière de contrôle d’armes ». « Bien que le risque qu’une guerre d’ampleur se déclenche, y compris une guerre nucléaire entre les acteurs clés, reste faible, les risques de les impliquer dans des conflits régionaux et dans les escalades des crises augmentent ». La Russie de son côté continue à oeuvrer pour le renforcement du régime de non-prolifération des armes nucléaires. La lutte pour la domination et la dissuasion de la Russie D’après la conception, la lutte pour la domination dans le monde devient la principale tendance de l’époque actuelle. La ligne des États-Unis et de leurs alliés vise à dissuader la Russie, alors que la pression politique et économique sape la stabilité régionale et globale. Le document considère d’ailleurs l’Onu comme un centre de contrôle des rapports internationaux et de coordination d’une politique qui n’a pas d’alternative et indique que la Russie va favoriser l’amélioration du mécanisme d’application des sanctions par les Nations Unies. En cela, les décisions en l’espèce devront être prises de façon collective et collégiale au Conseil de sécurité. Les rapports Russie-UE L’Union Européenne reste un partenaire économique et politique important économique pour l’État russe qui prône une coopération stable et prévisible. Le régime de visa est un des obstacles principaux sur le chemin de l’évolution des contacts Russie-UE et sa levée donnera donc un coup de fouet au renforcement de la coopération. Les relations Russie-Otan Quant à l’Otan, la Russie entend bâtir ses relations avec l’Alliance en fonction du niveau de préparation de cette dernière en vue d’un partenariat équitable. Or, l’activité militaire de l’Otan près des frontières russes ne fait que créer de nouvelles lignes de division et approfondir celles déjà existantes. Médias De même, la Russie envisage d’intensifier les positions de ses médias à l’étranger afin de diffuser auprès du public international des informations objectives quant à la position de Moscou sur les sujets clés internationaux et sur la situation à l’intérieur du pays. Géopolitique via Réseau International source: https://fr.sputniknews.com/russie/201612011028963663-russie-politique-exterieure-decret/ Partager la publication "Poutine adopte une nouvelle politique extérieure"

mardi

Essais: Élection aux Etats-Unis. Le mythe de Charybde et de Scylla en action.

Essais: Élection aux Etats-Unis. Le mythe de Charybde et de Scylla en action.

L’empire de la bêtise


08 novembre 2016 Partager La claque C’est la présidente croate, l’autre jour, qui a vendu la mèche: «Les Américains vont choisir notre prochain président» déclara-t-elle à la télé nationale, avant de se reprendre. Le lapsus, chez les politiques, tient lieu d’alcootest. Car elle disait le vrai, Kolinda. Ce qu’on pense ici ne présente plus aucun intérêt. Il n’est pas un enjeu de taille en Europe dont la clef ne soit à Washington, pas une donnée sensible dont la copie ne soit à Langley. L’Amérique dicte la composition de nos assiettes, le règlement de nos banques, la poussée de nos indignations. L’Amérique me fournit le système d’exploitation qui me permet d’écrire cet article et à des armées de journalistes alignés le logiciel de pensée qui leur permet d’écrire les leurs. Ainsi nos médias de grand chemin ont-ils fait de l’élection d’Hillary Clinton une cause sacrée. C’est qu’entre les actes de l’Amérique progressiste et ceux du reste du monde, il existe le même abîme qu’entre le bien et le mal. Aux deux cent mille civils d’Alep-Est que les bombes russes martyrisent répond le million de civils de Mossoul que les bombes U.S. libèrent. Cette liberté-là n’a pas de prix! La précédente libération de l’Irak a tué un demi-million d’enfants? «Nous pensons que cela en valait la peine», estimait Mme Albright, la secrétaire d’État de M. Clinton. Si la démocrate Madeleine, sous le démocrate Bill, vous le certifie, c’est qu’on a vraiment minimisé les dégâts. Plus humain que les démocrates U.S., tu meurs! C’est sans doute ce que pensaient les académiciens suédois, qui en 2009 offrirent le calumet de la Paix au démocrate Obama. On n’en a pas vu la première bouffée. Durant son mandat, M. Obama a ordonné dix fois plus d’assassinats ciblés que M. Bush, étendu le war business à vingt-sept théâtres de conflits et bombardé sept pays. Le 5 octobre, son chef d’état-major Mark Mille a menacé le reste du monde de guerre totale: «Nous vous frapperons comme personne ne vous a jamais frappés!» Réussira-t-il à tuer plus de Russes qu’Hitler avec ses 20 millions? Pour une législature baptisée au Nobel de la Paix, le finish est assez paradoxal. Et ne parlons pas des performances de l’administration Obama sur le plan intérieur: elles sont à la campagne de Trump ce que Kourou est à la fusée Ariane. Or Mme Clinton est un pilier de ce système-là. Ce seul fait, même sans les révélations de WikiLeaks, eût été compromettant. Mais avec WikiLeaks… Quoi, WikiLeaks? Cette officine poutinienne? Que la féministe fervente soit financée par les coupeurs de têtes saoudiens, que les mêmes sponsorisent l’État islamique et qu’en plus elle soit au courant, voilà une «fuite» qui ne semble pas trop alarmer nos correspondants. Ce qui les alarme, c’est l’usage qui pourrait en être fait par le candidat républicain. Les preuves de la sordide corruption de Hillary ne salissent que… ses adversaires! Le logiciel d’autoaveuglement fonctionne sans failles. « Nous avons tous été assez satisfaits de dégrader le gouvernement, de laisser tomber le civisme et généralement de conspirer à produire des citoyens ignares et dociles. L’ignorance demeure forte, mais la docilité, de toute évidence, se perd. Ce problème requiert un peu de réflexion sérieuse…» C’est ce qu’écrivait Bill Ivey, le gourou de Bill Clinton à la culture, à John Podesta, le chef de campagne de Hillary, le 13 mars dernier. On peut soupçonner les Russes d’avoir aidé WikiLeaks à «fuiter» ce mail, mais quand même pas de l’avoir écrit. Ce «nous» semble désigner les maîtres à penser démocrates. A moins qu’il faille l’étendre aux médias qui jouent la claque dans le numéro d’illusionnistes du parti «progressiste» américain? L’illusion L’ère Obama va s’achever dans quelques jours. Il y a de fortes chances que le régime qui lui succédera nous fasse le regretter. Le monde sera confronté soit à un affairiste fantasque, soit à une femme qui serait mieux dans une maison de santé qu’à la Maison Blanche. On n’a aucune idée des capacités à gouverner de M. Trump, mais on peut d’ores et déjà prédire qu’elles seront entravées par l’ensemble des rouages d’État déjà en place, y compris ceux de son propre parti. Les potentats républicains ne sont-ils pas allés jusqu’à se réunir en conclave avec les patrons des médias et de la finance pour essayer d’abattre leur propre poulain? A l’incertitude Trump correspond une glaçante certitude en cas de victoire du camp Clinton. Cette sociopathe démente et corrompue a déjà fait ses preuves dans l’incompétence, la violence et le mensonge. Quelques heures durant — le temps que les techniciens de Google réagissent — son profil est apparu en première place dans le moteur de recherche lorsqu’on tapait «pathological lying» (mensonge pathologique). Elle n’est que la courroie de transmission d’un système militaro-industriel littéralement déchaîné. Déchaîné parce que le président sortant, avec ses hésitations de fond et sa fermeté de façade, lui a laissé carte blanche. Ce choix impossible ainsi que la campagne de caniveau qui l’aura précédé ne sont pas tombés du ciel. Ils sont pour une bonne part le bilan et la signature de la législature précédente. Elle-même fondée sur des illusions grossières que personne n’osait dénoncer pour la simple raison qu’on avait affaire au «premier président noir». Qu’on se souvienne de l’obamania des débuts. Du «Yes we can» entonné par les médias comme par les supporters démocrates. Beaucoup se rappelleront avoir pleuré sur son discours «historique» de Berlin où il promettait une lutte sans merci pour la paix, pour l’égalité de droits, le sauvetage de la planète et pour tout ce qu’on peut injecter de «stimuli positifs» dans un discours de pures relations publiques. Sur cet homme de paille, ma vision n’a jamais varié. A l’époque, on m’invitait sur des plateaux de télévision ou de radio pour jouer l’«avocat du diable» ou le rabat-joie. Je me contentais de formuler des réserves, de rappeler que même la meilleure volonté du monde d’un président élu ne pourrait substantiellement changer les menées d’un empire global et des puissants groupes d’intérêt qui l’animent. En face de moi, des gens pourtant éduqués à la logique et aux lois de la raison annonçaient le Messie! Tant de naïveté, tant de stupidité voire de perversion, m’effrayaient. Obama était l’homme du changement? Quel changement? On avait simplement remplacé les mâchoires carrées de l’ère Bush par de la guimauve humaniste. Cet élixir nous a anesthésiés face aux agissements réels de l’empire: il lui a donc permis de devenir encore plus vicieux. Le règne Obama inaugure l’ère du gouvernement par la communication publicitaire, nécessairement doublée d’une aggravation de la violence institutionnelle sous toutes ses formes. Nous voici arrivés à la fin de cette illusion. L’Amérique a proclamé l’état de guerre perpétuel et le monde est un chaos de conflits et de déplacements de populations. Mais il y a peut-être pire. La vraie menace Nous sommes à deux doigts de la guerre nucléaire. Encore une fois, la menace est explicitement formulée par les États-Unis. Mais nous ne l’entendons pas, car c’est trop gros. Que le chef des armées U.S. se hasarde à menacer les «ennemis de notre mode de vie» — lisez: la Russie — de guerre totale, cela paraît si énorme qu’on préfère ne pas l’entendre. Or de deux choses l’une: soit cet homme est trop stupide pour comprendre la conséquence de sa menace (la destruction inéluctable de son propre pays et de la planète), soit il pense s’adresser à un public trop stupide pour la comprendre. Or le destinataire premier de sa rodomontade est évidemment domestique, américain. Dans les deux cas, on frémit. Et pourquoi ces bruits d’apocalypse? Parce que les États-Unis n’ont plus d’autre option pour ne pas perdre la guerre en Syrie. Parce qu’ils ont été obligés de griller un camouflage majeur de leur stratégie globale en dévoilant leur incapacité à combattre réellement le terrorisme islamique. Un terrorisme qu’ils ont eux-mêmes fabriqués, comme le montraient depuis un quart de siècle les enquêteurs les plus lucides et les plus courageux, dont notre auteur Jürgen Elsässer dans Comment le Djihad est arrivé en Europe. Comme le documentent désormais les «lanceurs d’alertes», Snowden ou WikiLeaks. La stratégie de la dislocation du monde musulman laïc et non-aligné par la régression islamiste — et de l’asservissement du reste du monde par la peur ainsi créée — fut initiée en Afghanistan dans les années 1980 avec l’argent saoudien et grâce à l’agent de la CIA (et prince saoudien) Oussama Ben Laden. Elle est l’outil premier de la domination globale. Si elle est percée à jour, que reste-t-il d’autre que les missiles? Cette situation est bien pire que la crise de Cuba. En 1962, les deux superpuissances avaient à leur tête deux hommes d’État intelligents et responsables, Kennedy et Khrouchtchev. Ces hommes comprenaient la marche du monde et connaissaient le poids de leurs actes. Ils entretenaient une correspondance personnelle. On voit mal avec qui, à quelle adresse, M. Poutine pourrait aujourd’hui correspondre. Lui-même et son ministre Lavrov ne cessent de sonner l’alarme sur l’inconsistance, la légèreté et l’illogisme du personnel qui leur fait face du côté occidental. Il se peut qu’il subsiste, au sein de l’Empire, des structures profondes qui voient la réalité en face, pèsent froidement les risques et veillent à corriger les dérives de l’avant-scène. Les démarches très ciblées du FBI à l’encontre de Mme Clinton pourraient en témoigner. Mais, sur le long terme, la stupidité apparaît comme la menace première pour le monde occidental, devant le réchauffement climatique, la mort des abeilles ou la guerre nucléaire. C’est ce qui ressort, entre autres, des correspondances entre les gourous médiatico-politiques américains diffusées par WikiLeaks. L’existence même de ces mails vaniteux et bavards où l’on divulgue par écrit des stratégies et des collusions qui ne se construisent qu’à mots couverts montre déjà l’étendue de l’archipel de la bêtise. En l’occurrence, de cette bêtise particulière qui procède du sentiment d’impunité. Elle nous indique par ailleurs que la dérive bestiale des médias de divertissement, le conformisme pavlovien des médias dits d’information, l’enseignement du non-savoir et de la non-pensée dans les écoles ainsi que la terreur du politiquement correct qui castre les universités pourraient témoigner d’une visée d’ensemble: le gouvernement des masses par l’ignorance et la docilité. «L’ignorance se maintient, mais la docilité se perd»: on croirait entendre le Dictateur de Chaplin. Voici une vingtaine d’années, le journaliste visionnaire suisse Claude Monnier avait publié dans son Temps Stratégique un pronostic sidérant. «Demain, la pub sera toute notre vie», annonçait une universitaire américaine avec une apparente impartialité qui cachait, déjà, la résignation à un tel programme. A voir la tournure des choses aujourd’hui, il apparaît qu’elle avait raison. La pub, comme effacement des barrières critiques et stimulation des appétits inférieurs, est en train de devenir le bon ton de la vie en société globalisée. Elle a déjà affecté, aidée des béquilles informatiques, la capacité de jugement moyenne des masses.....Si tel est le programme du monde où nous devrons vivre, ....il mérite bien une guerre nucléaire. Opinions Silvia Cattori

samedi

Who Is REALLY Behind the EU Migrant Crisis? - Newsbud Roundtable

Le Rêve américain revisité


Opinions Réseau International Partager la publication "Le Rêve américain revisité" «Nous rêvons d’un événement extraordinaire – Trump gagnant l’élection ? Hillary déclarant WWIII ? Cela nous libérera de la tyrannie du sens et de la contrainte de toujours rechercher l’équivalence entre les effets et les causes.» —————————————————— Trump va-t-il nous sortir un Brexit puissance dix ? Que faudrait-il, en plus de WikiLeaks, pour dégommer la (cash) Machine Clinton ? Hillary va-t-elle gagner et puis déclarer WWIII contre son «axe du mal» Russie / Iran / Syrie ? Est-ce que le Moyen-Orient va exploser totalement ? Le pivot vers l’Asie va-t-il imploser totalement ? La Chine dirigera-t-elle le monde d’ici 2025 ? Au milieu de tant d’éléments frénétiques pour tenter d’étayer les ruines de la précaire réalité géopolitique, la tentation est irrésistible de faire un retour à Jean Baudrillard, le grand maître du déconstructionnisme. Pendant les années post-modernes 1980, il était branché d’être baudrillardien jusqu’à la moelle ; son Amérique, publié en France en 1986, devrait encore être lu aujourd’hui comme l’Instagram définitif – métaphysique / géologique / culturel – de l’Exceptionalistan. À la fin des années 1990, à la fin du millénaire, deux ans avant le 9/11 – cet événement germinal de l‘«avant et après» –, Baudrillard avait déjà souligné la façon dont nous vivons dans un dédale de marché noir [trafic caché illégitime]. Maintenant, c’est un paroxysme du marché noir. Les multitudes globalisées sont soumises à un marché noir du travail – par la déréglementation du marché officiel ; un marché noir du chômage ; un marché noir de la spéculation financière ; un marché noir de la misère et de la pauvreté ; un marché noir du sexe – comme dans la prostitution ; un marché noir de l’information – comme dans l’espionnage et la guerre des ombres ; un marché noir des armes ; et même un marché noir de la pensée. Bien au-delà de la fin du XXe siècle, dans les années 2010, ce que l’Occident salue comme démocratie libérale – en fait un diktat néolibéral – a pratiquement absorbé toute divergence idéologique, laissant derrière lui un tas de différences flottant dans une sorte d’effet de trompe-l’œil. Ce qui reste est une situation nocive largement répandue, l’interdiction préventive de toute pensée critique, qui n’a aucun moyen de s’exprimer et doit se réfugier de force dans la clandestinité – ou trouver le bon créneau Internet. Baudrillard savait déjà que le concept d’alter – tué par la convivialité – n’existe pas sur le marché officiel. Ainsi, un marché noir alter a surgi, coopté par les trafiquants. Il s’agit, par exemple, du racisme, du nativisme et d’autres formes d’exclusion. Baudrillard avait déjà identifié comment une «contrebande alter», exprimée par les sectes et par toutes les formes de nationalisme – de nos jours, pensez au spectre qui va du djihadisme à l’aile d’extrême-droite des partis politiques – était appelée à devenir plus virulente dans une société désespérément intolérante, obsédée par l’embrigadement et totalement homogénéisée. Il pourrait y avoir tellement d’euphorie dans la vie vécue comme une chimère, un cocktail ahurissant de cultures, de signes, de différences et de valeurs, mais vint l’idée du couplage avec son exacte réplique IT – l’intelligence artificielle – jouant avec la ligne de démarcation entre l’humain et le non-humain dans le domaine de la pensée. Le résultat, prévu par Baudrillard, fut la sécrétion d’une société para-politique – avec une sorte de mafia contrôlant cette forme secrète de corruption généralisée – pensez aux maîtres financiers de l’Univers. Le pouvoir est incapable de lutter contre cette mafia – et ce serait, en plus, hypocrite, parce que la mafia elle-même émane du pouvoir. Le résultat final est que ce qui compte vraiment aujourd’hui, partout, tend surtout à se produire en dehors de tous les circuits officiels, comme dans un marché social noir. Y a-t-il une quelconque «vérité» de l’information ? Baudrillard a montré comment l’économie politique est une énorme machine, produisant de la valeur, des signes de richesse, mais pas la richesse elle-même. L’ensemble du système des médias / informations – toujours dirigé par l’Amérique – est une énorme machine produisant des événements comme des signes ; valeur échangeable sur le marché universel de l’idéologie, le système people des stars et le catastrophisme. Cette abstraction de l’information fonctionne comme dans l’économie, dégorgeant un matériau codé, déchiffré d’avance et négociable en termes de modèles, exactement comme celle-là dégorge des produits négociables en termes de prix et de valeur. Puisque toutes les marchandises, grâce à cette abstraction de la valeur, sont échangeables, alors tous les événements, ou on-événements, sont également échangeables, chacun remplaçant l’autre dans le marché culturel de l’information. Et cela nous amène à l’endroit où nous vivons – trans-historique et trans-politique –, où les événements n’ont pas vraiment eu lieu, car ils se perdent dans le vide de l’information, de même que l’économie se perd dans le vide de la spéculation. De-là cette idée essentielle de Baudrillard : si l’on considère l’Histoire comme un film – et c’est ce qu’elle est aujourd’hui – alors la vérité de l’information n’est rien de plus que post-synchronisation, doublages et sous-titres. Pourtant, comme nous gardons tous un désir dévorant pour les événements, cela s’accompagne aussi d’une immense déception, parce que le contenu de l’information est désespérément inférieur aux moyens pour le diffuser. Appelons cela une contagion pathétique et universelle, les gens ne savent pas quoi faire de leur tristesse ou de leur enthousiasme dans des sociétés qui deviennent des théâtres de l’absurde où rien n’a plus de conséquence. Aucun des actes, faits, crimes – crise financière de 2008, événements politiques, e-mails de WikiLeaks – ne montrant pratiquement aucune distinction entre le «but non lucratif» de la cash machine Clinton, ce qui est privé et ce qui est public, la poursuite obsessionnelle de la richesse personnelle et les affaires de l’État, rien de tout cela ne semble avoir de conséquence réelle. Immunité, impunité, corruption, spéculation – nous virons vers un état de responsabilité zéro – pensez à Goldman Sachs [réalisant la volonté de Dieu, NdT]. Donc, automatiquement, nous aspirons à un événement de conséquence maximale, un événement fatal pour réparer ces injustices scandaleuses. Comme un rééquilibrage symbolique de la balance du destin. Nous rêvons d’un événement extraordinaire – Trump gagnant l’élection ? Hillary déclarant WWIII ? Cela nous libérera de la tyrannie du sens et de la contrainte de toujours rechercher l’équivalence entre les effets et les causes. Le monde assombri Tout comme Baudrillard, je suis arrivé à voir l’Amérique profonde dans les années 1980 et 1990 en la traversant en tous sens. Donc, tôt ou tard, on développe une relation métaphysique avec cet avertissement omniprésent : «Les objets dans ce miroir pourraient bien être plus proches qu’ils n’apparaissent.» Mais s’ils étaient aussi plus loin que ce qu’ils apparaissent ? L’effet instantané du déluge des images événement / célébrité, nous rend-il plus proche d’un monde soi-disant réel qui est, en fait, très loin de nous ? Ou tient-il en fait le monde à distance – créant une profondeur de champ artificielle qui nous protège de l’imminence des objets et du danger virtuel qu’ils représentent ? En parallèle, nous continuons à nous caler sur un unique langage de l’avenir – le langage des algorithmes, comme prévu par l’axe Wall Street / Silicon Valley – qui représenterait une véritable catastrophe anthropologique, comme le serait le rêve globaliste du Nouvel Ordre Mondial, Une Pensée et Une Culture. Les langues sont multiples et singulières, par définition. S’il y avait une seule langue, les mots deviendraient univoques, se régulant eux-mêmes en pilotage automatique du sens. Il n’y aurait aucune interaction – comme dans les langages artificiels où il n’y a aucune interaction. La langue serait juste le doux appendice d’une réalité unifiée, le destin négatif d’une espèce humaine langoureusement unifiée. [Il n’y aurait plus de lapsus, plus d’inconscient, que des robots, NdT]. Voilà où le rêve américain semble se diriger. Il est temps de prendre la prochaine bretelle de sortie. Pepe Escobar Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009), Empire of Chaos (Nimble Books) et le petit dernier, 2030, traduit en français. Traduit et édité par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone source: http://lesakerfrancophone.fr/le-reve-americain-revisite via Réseau International

samedi

Esoteric teaching

Grèce : Le pillage


 Le « Fonds de mise en valeur du patrimoine privé de l’État grec », ou TAIPED |1|, a été établi en 2011 dans le cadre du 2e mémorandum. Son statut juridique est celui de société anonyme avec un actionnaire unique : l’État grec. La troïka est fortement impliquée dans toute décision le concernant. Elle assure, avec deux observateurs, le contrôle du conseil d’administration, et nomme trois des sept membres du « Comité d’experts ». Le TAIPED est financé par le produit de privatisations, de concessions d’utilisation ou d’exploitation, estimé à 50 milliards d’euros, un chiffre qui ne se base sur aucune réalité. Les privatisations et les concessions ne prennent pas en compte la valeur réelle des actifs grecs, sous-estimés du fait de l’écroulement économique |2|. Il gère aujourd’hui le plus important programme de privatisation au monde. taiped-1 Au cours des années suivant sa création -des années marquées pour la Grèce par une profonde récession et une crise humanitaire allant en s’aggravant- le TAIPED a souvent été volontairement associé par les dirigeants politiques grecs à un discours vantant les « privatisations » comme des « investissements » nécessaires au pays. Les gouvernements successifs ont cherché à éviter une réelle prise de conscience de la vraie nature de ce programme, baptisé par Syriza, avant sa prise de pouvoir, de « Chenil des scandales » |3|. Pensé par les « instances » non élues de l’Union européenne comme un fonds qui allait permettre de rembourser -sur le court terme- une partie de la dette publique contractée par le pays, le TAIPED conduit aujourd’hui la Grèce à brader une quantité exorbitante de ses biens, ce qui permet aux « acquéreurs vautours », étrangers comme locaux, de s’approprier ou d’exploiter -dans le cadre de concessions d’utilisation et d’exploitation- une très grande partie de son patrimoine. Le portefeuille du TAIPED comprend des infrastructures, aéroports, ports, routes, autoroutes et autres, des sociétés, eau, électricité, exploitation des ressources naturelles, téléphonie, jeux d’argent et de très nombreux biens immobiliers : des milliers d’hectares de terrains –surtout en bord de mer- et un très grand nombre de bâtiments publics abritant des services et des organismes publics. La loi fondatrice stipule que l’utilisation des biens publics grecs peut se faire par vente, location, gestion des affectations, concession… Les biens transférés entrent dans le fonds sans contrepartie. Il reçoit la pleine propriété et la possession immédiate des biens transférés lesquels ne peuvent plus retourner dans le secteur public. Le but du TAIPED est bien le démantèlement et l’exploitation par le privé de l’ensemble du patrimoine de l’État grec. De très nombreux décrets et textes de lois ont été mis en place dès 2010, des procédures rapides visant à contourner le cadre législatif pour la protection de l’environnement et le développement durable ont été adoptées, réduisant d’autant le rôle et le contrôle de l’État. Les textes de lois ont été amputés de la notion de patrimoine « public », ce qui a ouvert la porte aux exploitations incontrôlées, en particulier celle des zones naturelles protégées. Les privatisations s’opposent aux politiques de défense de l’environnement. Alors que tous les sites naturels protégés étaient regroupés dans ce qu’on appelle le « patrimoine public », qu’ils soient publics ou privés, avec le TAIPED ils tombent dans le domaine privé. C’est ainsi que la disparition de la notion de « patrimoine public » ou commun, signe la fin de la protection des sites. Il en va de même de la totalité des ressources énergétiques de la Grèce en cours de privatisation, comme le pétrole, le gaz naturel, l’électricité, l’eau et de très nombreux sites en montagne pour y installer des éoliennes, etc. La politique extractiviste, le pillage des communs pratiqué depuis des siècles dans les pays en développement, par des entreprises privées ou des États colonisateurs, bat son plein dans la Grèce d’aujourd’hui. L’installation de mines privées et autres sociétés extractivistes dans des sites comme Skouries |4| -non gérés par le TAIPED pour l’instant- en sont un exemple caractéristique. Le nombre de terres, d’îles, de sites naturels en bordure de mer ou de lacs en vente est tel qu’en ne prenant en compte que la privatisation des accès –à la mer, aux lacs et rivières- ou la taille des projets futurs, on peut se faire une idée du bouleversement écologique à venir. Son ampleur sera catastrophique à l’échelle du territoire grec. Aucune étude sur l’avenir de ces zones à la suite de ces « plans de privatisation » n’a été réalisée par l’État grec. Les biens mis en vente ont été choisis selon la logique du bénéfice maximum sur le court terme. Les quelques études de faisabilité citées sur le site du TAIPED sont réalisées par des bureaux d’études fantômes qui ne sont là que pour valider les ventes. Le « développement » proposé -une catastrophe certaine- se fait au nom de la croissance du tourisme. Il suffit de jeter un coup d’oeil au site du fonds pour se rendre compte à quel point le « développement » en question sera destructeur pour l’environnement et l’esthétique des lieux, ce qui sera à terme contre-productif. Pour la première fois, au cours de l’histoire grecque, les plages grecques et toutes les terres situées en front de mer sont en danger de perdre leur caractère public autant que leur caractère naturel, à l’image des immenses projets touristiques en Espagne. Des catastrophes écologiques autant que des destructions de paysage. Les sites archéologiques et les bâtiments de grand intérêt culturel ne semblent pas non plus être à l’abri. Un grand nombre de zones « ouvertes à l’exploitation » se trouvent dans des zones de protection internationale (Ramsar, Natura 2000) et la question se pose de savoir qui paiera les amendes des traités internationaux qui ne seront pas respectés. Dans l’ambiguïté générale en matière de bien public, le patrimoine hellénique est pris en sandwich entre ce qui est censé être protégé, une catégorie qui tend pourtant à disparaître, et ce qui peut être considéré comme une propriété privée de l’État. De nombreux sites ont déjà été vendus, certains en bord de mer, d’autres avec des lacs naturels, sans qu’aucune clause de protection, étude des dangers et impacts écologiques ne soit inclue dans les contrats de vente aux investisseurs. Tel est le résultat de la politique impulsée par la Troïka européenne, aujourd’hui Quartet, au nom du remboursement de la dette publique du pays. Pourtant au moment des premiers problèmes, en 2009, son montant était de 127 % du PIB. Un an après le 3e mémorandum signé par le gouvernement socialiste Syriza en 2015, cette fameuse dette publique approche les 185 % du PIB. L’écroulement social et économique de la Grèce, dû à ces politiques imposées de l’extérieur et privilégiant le remboursement de dettes illégitimes et insoutenables, selon les textes internationaux comme la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, en est la cause. Nous ne pouvons que constater le mensonge du Quartet prétendant créer les conditions économiques du remboursement. Ce dépeçage de la Grèce au nom du paiement de la dette n’est-il pas le but caché de ces mémorandums ? Cela ne relève-t-il pas d’une époque que l’on pensait disparue, celle de la politique de la « canonnière », de la prison ou de l’esclavage pour dette impayée ? Veut-on faire subir à la Grèce un sort analogue à celui d’Haïti, qui, contrainte de payer pendant un siècle une rançon à la France, est aujourd’hui complètement dominée par des intérêts étrangers, et dont la population vit dans une très grande pauvreté ? Eleni PANOUSI Notes : |1| Remplacé par le HCAP S.A (Hellenic Corporation of Assets and Participations S.A.) Plus d’infos voir : Le triste anniversaire du troisième mémorandum : http://www.cadtm.org/Le-triste-anniversaire-du-3e |2| « Entre 2010 et 2015, les privatisations grecques n’ont rapporté que 5,4 milliards d’euros ». Romaric Godin, « Grèce : la vraie nature du troisième mémorandum », La Tribune, 15/7/2015 |3| SYRIZA avait publié, avant de prendre le pouvoir, un rapport exhaustif qui faisait état des grands scandales en Grèce. Il s’agit de « la Bible noire de la honte », EEKE, Commission de transparence des Affaires publiques, Syriza, publiée en Mai 2014. Le chapitre dédié au TAIPED avait pour titre « TAIPED, le chenil des scandales ou les bonnes privatisations ! “La Bible noire de la honte », pages 94 à 107. https://issuu.com/blackbook14/docs/mauri_vivlos_dropis_low2 |4| Il s’agit de la mine d’or, « Hellenic Gold », investisseur privé sur le site de Skouries à Halkidiki, ancien site forestier d’une grande beauté, aujourd’hui pillé de ses richesses naturelles et dangereusement pollué. source: http://www.interet-general.info/spip.php?article23676

vendredi

Lindsay Lohan ouvre un club en Grèce NUIT La soirée d’ouverture aura lieu demain à Athènes…


Lindsay Lohan Caroline Madjar Publié le 14.10.2016 Lindsay Lohan est en train de gagner ses galons de businesswoman. L’actrice ouvre une boîte de nuit à Athènes en Grèce dans le quartier de Gazi, connu pour être l’un des plus animés de la capitale. Le nom du club n’est autre que LOHAN. Lindsay Lohan a fêté jeudi soir, et en petit comité, l’ouverture de son club, comme le rapporte le Daily Mail. Elle devrait également être présente à la soirée officielle qui se tiendra demain. Sur Instagram, elle n’a pas hésité à relayer l’information. Le représentant du club a affirmé à Page Six que de nombreuses stars d’Hollywood étaient attendues pour l’ouverture officielle, sans préciser lesquelles cependant. Le club de l’amour ? D’après Page Six toujours, Lindsay Lohan aurait ouvert le LOHAN avec celui que l’on soupçonne d’être son petit ami : Dennis Papageorgiou. Au départ, il était le seul propriétaire de l’endroit. D’après TMZ, il lui aurait laissé une large partie des droits de propriété et des bénéfices. Côté décor, la boîte de nuit ressemble à une ancienne usine avec un décor baroque et chic. Elle contient deux espaces VIP. Les fans de Lindsay Lohan auront d’ailleurs peut-être une chance de la croiser, car la star devrait y faire une apparition deux à trois fois par mois.People

samedi

Grèce-Turquie : quelle mouche a donc piqué Erdogan ?


Les interventions impérialistes dans la région provoquent une dangereuse résurgence des nationalismes Pétros Papakonstantinou, Réseau International (France) La remise en cause du traité de Lausanne et du satu quo dans la Mer Egée par Tayyip Erdogan a provoqué une inquiétude légitime parmi le peuple grec. Sans le moindre motif, au cours d’un discours prononcé lors du 27è congrès des maires de Turquie à Ankara le 29 septembre, il a entrepris de déconstruire le récit national kémaliste, en soutenant que Lausanne ne constituait pas une victoire de la Turquie, mais une défaite, parce que le traité avait cédé « leurs » îles de la Mer Égée à la Grèce. Le chef de l’opposition politique Kemal Kılıçdaroğlu, est venu renforcer les inquiétudes grecques. Il a certes déploré les attaques sacrilèges de Erdogan contre les pères fondateurs du kémalisme, Atatürk et Inönü, qui ont conclu le traité de Lausanne mais il n’a pas échappé à la tentation de la « relance » nationaliste en accusant les gouvernements de l’AKP d’avoir, eux, cédé à la Grèce seize « îles » (des îlots rocheux) de la Mer Égée. Le discours incendiaire de Erdogan Dans ce contexte, la Turquie, tant dans sa version islamiste que dans sa version kémaliste, apparaît comme une puissance volcanique, revanchiste qui remet en cause les traités internationaux et les frontières au détriment de la Grèce, avec en plus la tolérance des grandes puissances occidentales, qui se taisent comme les USA ou qui font le choix d’une neutralité bienveillante envers Ankara comme l’Allemagne. Il est légitime de se demander si la Turquie de Erdogan, dans une fuite en avant pour échapper à la double crise qui s’abat sur elle (une profonde déstabilisation de l’État consécutive à la tentative de coup d’État du 15 juillet et la question kurde) passe à un moment ou à un autre des paroles aux actes en prenant l’initiative d’une modification du statu quo dans la Mer Égée. Se pose la question de savoir si nous avons affaire à un risque réel, immédiat, ou si l’explosion surprise de Erdogan sert principalement des considérations politiques intérieures. Question qui ne peut trouver de réponse si on néglige les changements spectaculaires déclenchés le 15 juillet, qui traversent l’ensemble de la société turque, depuis les couches populaires jusqu’aux élites dirigeantes. De ce point de vue, un article paru vendredi dans le Yeni Safak est révélateur. Il s’agit d’un organe d’expression du noyau dur de l’AKP, totalement dévoué à Erdogan, avec lequel il a des liens étroits depuis l’époque où l’actuel président était maire d’Istanbul. Le texte est signé d’Ibrahim Karagül, l’un des piliers de la rédaction, qui s’est chargé d’expliquer la prise de position de Erdogan à propos du traité de Lausanne en écrivant ce que le président turc sous-entend souvent mais que pour des raisons compréhensibles il ne peut pas expliciter. L’auteur de l’article (comme sans doute Erdogan dans son discours controversé) ne se préoccupe que très peu de l’actuelle Grèce et de ses îles. Il cible … les USaméricains, les grandes puissances occidentales en général et leurs créatures (réelles ou imaginaires) à l’intérieur de la Turquie ‑en vrac les putschistes, Gülen, les Kurdes et, implicitement, les kémalistes. Le canevas de l’article est le suivant : sous Tayyip Erdogan, la Turquie a relevé la tête et est devenue une puissance régionale indépendante, en cessant d’être un simple appendice de l’Occident, comme cela avait été le cas pendant les 80 années de suprématie du kémalisme. Cela ne plait pas aux USaméricains, qui ont entrepris de saper le gouvernement (le 15 juillet était leur œuvre) et d’amputer le pays, en utilisant les Kurdes. Si les auteurs du coup d’État avaient réussi, la Turquie aurait été entrainée dans un deuxième traité de Sèvres, en perdant ses régions kurdes. Rassemblée autour d’Erdogan, elle livre aujourd’hui un nouveau combat national, une deuxième « guerre d’indépendance ». Dans cette lutte, qui est une question de vie ou de mort, les prétendus alliés occidentaux sont les pires ennemis de la Turquie. Signature du Traité de Lausanne Ce récit, qui semble refléter fidèlement non seulement les dispositions d’esprit de Erdogan mais celles de très larges secteurs de la société turque, témoigne moins de la confiance en soi d’une puissance hégémonique que du sentiment d’insécurité d’une forteresse assiégée. Le 15 juillet a constitué un traumatisme, parce que, quelle qu’ait été son issue, il a montré que la menace d’un renversement est tangible, immédiate, avec le spectre d’un deuxième coup d’État « réussi » cette fois-ci, à même de hanter le sommeil des gouvernants. La plaie ouverte du problème kurde devient de plus en plus menaçante et l’opération « bouclier de l’Euphrate », même si elle a évité la création d’une entité kurde de facto en Syrie, n’apporte pas, et ne peut pas apporter de solution définitive. La cohésion de l’appareil d’ETA, et singulièrement celle de l’armée, s’est dangereusement rompue avec les purges radicales, ce qui, du reste, rendrait complètement hasardeux quelque engagement militaire que ce soit de la Turquie contre un État constitué, du moins à court terme. En bref, l’échec du coup d’État risque de laisser derrière lui un Etat en situation d’échec. Cette réalité fait perdre la tête au système Erdogan, qui se précipite dans une fuite en avant, dans une « purge » radicale de tous ceux qui sont accusés, à juste titre ou non, de jouer le rôle d’une cinquième colonne des ennemis de la Turquie. Il faut voir aussi sous cet angle l’attaque d’Erdogan contre les kémalistes, sous le prétexte des accords de Lausanne. Cela ne signifie pas bien sûr que la Grèce peut prendre à la légère la prise de position du président turc. Indépendamment des considérations de politique intérieure, dont le poids était déterminant, Erdogan savait très bien qu’il ouvrirait le sac d’Éole dans ses relations avec la Grèce lorsqu’il a dit ce qu’il a dit. Quelles conclusions la Grèce doit-elle donc tirer de cet événement inquiétant, et comment doit-elle y répondre ? La première conclusion essentielle est que les interventions impérialistes déstabilisent toute notre région et créent un climat de recrudescence de tendances nationalistes et revanchardes dangereuses, étant donné que tous les « acteurs » régionaux, grands et petits, voient comment ils peuvent tirer profit de la situation au détriment de leurs adversaires. La Grèce, sous peine de grands désastres et de dangers énormes, doit rester éloignée d’un tel aventurisme, et prendre l’initiative d’actions pour mettre fin à la guerre, en particulier en Syrie, avec retrait de toutes les puissances et bases militaires étrangères de l’ensemble de la région. Malheureusement, Panos Kammenos (ministre de la défense NdT), qui propose aux USaméricains de nouvelles bases militaires en Mer Egée, ainsi que d’autres acteurs influents du gouvernement SYRIZA-ANEL, semblent suivre l’idée que la Grèce pourrait exploiter les troubles dans les relations entre Ankara et Washington pour devenir elle-même à la place de la Turquie la principale tête de pont de l’OTAN dans la région. Une telle ligne, mélange de nationalisme turcophage et de servilité envers les USA, exaspère les dirigeants turcs, expose la Grèce aux yeux du peuple turc et conduit mathématiquement à des aventures hasardeuses, voire à des tragédies nationales. La défense des traités internationaux et des frontières existantes, le désengagement par rapport aux plans impérialistes et une politique de paix active avec la Turquie et d’amitié avec ses peuples (Turcs, Kurdes, etc.) est la seule ligne qui peut protéger la souveraineté et l’intégrité nationale, en coupant l’herbe sous le pied des cercles nationalistes revanchistes d’Ankara. NdT Le traité de Sèvres, signé en 1920 par les Alliés, vainqueurs de la Première Guerre Mondiale, et le sultan Mehmed VI organise le dépeçage de l’Empire Ottoman. Le traité de Lausanne, signé en 1923 par le gouvernement d’Atatürk, après une guerre victorieuse menée sur des fronts multiples et des massacres massifs parmi les populations arménienne et grecque, fixe les frontières de l’actuelle Turquie. Il entérine et prévoit des déplacements massifs de populations (Grecs, Arméniens) et met fin au projet de création d’un Kurdistan. Dans ses « Mémoires », İsmet İnönü second Président de la République turque, écrit : « Nous avons fondé un État en partant d’un ‘homme malade’. Le traité de Lausanne constitue l’acte politique fondateur du nouvel État turc. Cet État-nation contemporain est pleinement indépendant et jouit entièrement de ses droits. Le traité de Lausanne ratifie et consacre cette réalité. Qu’a-t-il coûté en temps ? Alors que tous les pays se sont battus durant 4 ans lors de la Grande Guerre mondiale, les Turcs ont guerroyé 4 ans de plus, soit 8 ans face aux ennemis qui avaient envahi les 4 coins du pays. Les combattants turcs ont sauvé leur pays l’arme à la main et ont fait accepter ce traité. » Pour avoir un bon résumé de la vision kémaliste des traités, lire Lausanne et désinformations, par Gökmen Lulu, 1/10/2016 Merci à Unité Populaire France via: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=19076 http://reseauinternational.net

mardi

SYRIZA’s Lies and the Illegal Television Licensing Bid


SYRIZA’s Lies and the Illegal Television Licensing Bid Not so long ago, but certainly in a galaxy far, far away, the purported prime minister of Greece gave his state of the union address and told the masses just how great everything in Greece is, under the tenure of the SYRIZA-led coalition government in Greece. At least, one has to assume that Alexis Tsipras does indeed reside in a galaxy far, far away, if he believes all of the nonsense he spouted recently during his annual speech at the Thessaloniki Trade Fair. Why, according to Tsipras, salaries are going up, unemployment is going down, he is going to give raises, he will provide more jobs, schools and public services are all functioning better than ever before, tourism is arriving in Greece in record numbers, and Greece has turned the corner and is headed towards perpetual growth, stability, and sustainability. That’s fantasy island. Now here’s reality. There’s the story of the elderly woman in Greece who relies upon an oxygen concentrator to live, but who had her electricity cut off, while her son was arrested for protesting the action. There was the street vendor, selling pastries on the street and whose spouse is unemployed, fined €5,000 for unlicensed operation, as part of the government’s supposed crusade against purported “tax evaders.” Not too far from home in Athens, 17 out of 22 storefronts lie vacant in a three block stretch which also includes a park that is chained shut and filled with overgrown weeds. On the island of Samos, German police patrol the main port, in uniform, while in the mountain villages, residents and shop owners listen to Turkish radio, because no reception of Greek stations is possible. This is reality. And it is reality in a country that is not ruled by SYRIZA or Alexis Tsipras, but by those whom the government turned the keys of the country over to formally earlier this year. I am speaking of the European Commission, the European Central Bank, the European Stability Mechanism, which holds control over all Greek public assets for at least the next 99 years, and the International Monetary Fund. None of this, though, made it into Tsipras’ recent address. Instead, in Greece, the sell-off continues, as with the recent privatization of the entire national railway, including all of the infrastructure, stations, buildings, rails, trains and everything else, for a mere €45 million, debt-free. The site of the former international airport of Athens, which was once slated to become the largest urban park in Europe, was sold off at a bargain-basement price, soon to become the home of casinos and shopping malls. Public water utilities are next in line to be sold off, despite SYRIZA’s pre-election promises to halt and to reverse all of these privatizations which it is now pursuing with zeal. Tax increases are pursued with equally enthusiastic zeal. The same unified property tax which SYRIZA and their governing partners, the Independent Greeks, once denounced as unconstitutional while instructing citizens how to avoid paying it, will once again be enforced this year, with seven in ten businesses facing increases. Greek citizens will soon be forced to declare all of their assets, right down to family heirlooms and even, quite literally, the amount of cash in their pockets, as part of a nationwide “asset registry” that is being developed, in conjunction with a “national transaction registry” where every bank transaction and every purchase will be tracked. Never mind that Greek citizens are already unable to keep up with this barrage of taxes, as evidenced by the €1 billion shortfall in tax receipts just in the first half of this year. The tax avalanche is accompanied by further cuts to pensions, which were slashed earlier in the summer by as much as half, and which are about to be reduced further. In response to the cuts, Giorgos Katrougalos, the once-anti-austerity labor minister who participated in the 2011 protests of the anti-austerity “indignants,” stated that the new system will “protect all Greeks from poverty,” adding that had pensions not been reduced, they would not be issued at all. The number of employed workers who remain unpaid has, in the meantime, topped a million, while 500,000 Greeks are paid less than €412 per month for their labor. Only 4.3% of those unemployed were able to find jobs, according to the most recent statistics. Businesses have had their taxes increased, to which Hara Kafantari, a member of parliament with SYRIZA, cynically stated that “the days where a shop owner was his own boss are over.” Businesses, families, and degree holders are being driven out of Greece, citizens literally driven out of their homes in many cases, as the government is expecting to collect over €2 billion from home foreclosures and confiscations by the end of the year. And as all of this is going on, SYRIZA, from its headquarters on fantasy island, has the audacity to continue to claim that it has been meeting its pre-election pledges. Case in point: the recent television licensing bid. One of SYRIZA’s numerous pre-election pledges was that it would “rout” the “oligarchs” who control the media. Recently, the SYRIZA government triumphantly claimed to have fulfilled this promise through the completion of the auctioning process for four licenses for national “general-interest” television stations. This announcement was accompanied by claims that “fairness” and “rule of law” had been “restored” after 27 years of “lawlessness”, as broadcasters have up until now been operating under a framework of provisional legality. In reality, though, the process was rife with illegalities, and it completely lacked transparency. It has also put six of Greece’s eight largest private television broadcasters in danger of being forced off the air by year’s end. Most significantly, perhaps, is the fact that the licensing process was conducted by the government itself, instead of by Greece’s independent licensing body for broadcasters, the National Commission for Radio-Television, which has remained defunct for most of the past year. This contradicts both the Greek constitution and European regulations which call for licensing processes to be conducted by independent bodies. The bid was based on the false premise that there were only enough frequencies available to license four national privately-owned broadcasters—two frequencies with two HD outlets each. This claim is contradicted by the hundreds of digital stations broadcasting in Italian cities and the multiple HD channels per frequency on Britain’s Freeview service. The licensing process also did not include any criteria whatsoever for the quality of programming, for balanced news presentation, or for public service programming. The only criterion which mattered was money, and with a limited amount of licenses being issued, the cost of each license was artificially driven upward, ensuring only the deepest of deep pockets–oligarchs, in other words–could participate. And just who are the oligarchs who successfully bid for licenses? Two of them, Giannis Alafouzos and Theodoros Kyriakou, own incumbent broadcasters Skai TV and Antenna TV, respectively. These two stations led the vociferous “pro-yes,” pro-austerity media brigade prior to the July 2015 referendum. Alafouzos, a shipowner, was found to be in possession of over €50 million in undeclared funds and had his assets frozen last month, pending an investigation for tax evasion. One of Skai’s main commentators, Bambis Papadimitriou, is notorious for having suggested that the previous conservative government of New Democracy could benefit from forming a coalition with a “serious” Golden Dawn, Greece’s far-right party. Antenna, like Skai, also vehemently supported the pro-austerity “yes” vote in the 2015 referendum, likening the “yes” versus “no” option to a choice between being “like Europe” or “becoming Zimbabwe.” The cases of the other two licensees, neither of whom are currently in possession of a television station, are even more egregious. One of the winning bidders is Vaggelis Marinakis, a shipping mogul and football magnate, who is facing at least five criminal investigations on charges ranging from match-fixing to directing a criminal organization. Marinakis is also said to have been involved in the case of the “Noor 1,” a ship which Greek authorities found to be transporting 2.1 tons of heroin and which may be linked to Marinakis through close associates of his. Marinakis is a city councilman in Piraeus, while his right-hand man from the Olympiacos football club, Yannis Moralis, is mayor. Recently, prosecutors in Greece recommended that Marinakis be jailed pending trial on charges of match-fixing. But perhaps the most flagrant case of all is that of Christos Kalogritsas, a former publisher-turned-construction magnate, and his son, Ioannis-Vladimiros Kalogritsas. Christos Kalogritsas’ construction firm, Toxotis, is the recipient of numerous state contracts issued by the SYRIZA-led government for public works projects throughout Greece. Notably, Toxotis recently purchased Medousa, a competing construction firm. It was formerly known as Tsipras ATE and owned by Pavlos Tsipras, father of current Prime Minister Alexis Tsipras. Christos Kalogritsas and his wife are currently facing civil and criminal charges for an alleged €51 million in unpaid taxes. The Kalogritsas family also owns significant shares in Attica Bank, one of the banks which has been repeatedly recapitalized by Greek taxpayers. It is from Attica Bank that Ioannis-Vladimiros Kalogritsas provided a letter of guarantee worth €3 million in order to participate in the television licensing bid. This letter was submitted past the deadline set by the government for participation in the bid, but was nevertheless accepted. Additionally, Christos Kalogritsas has close ties to current defense minister Panos Kammenos, and the current minister of infrastructure, transport and networks, Christos Spirtzis, whose ministry oversees public works projects and matters pertaining to broadcast frequency allocation. Kalogritsas is also said to maintain a “brotherly” friendship with current minister of state, Nikos Pappas, who oversaw the television licensing process. He is also a primary shareholder of polling firm GPO, one of the many Greek polling firms which receives state funding and which has repeatedly produced grossly inaccurate public opinion and exit poll results. Further adding to the web of corruption, both Marinakis and the Kalogritsas family are represented by the attorney Giannis Mantzouranis. Mantzouranis also happened to represent the Greek state in the recent television licensing process. Clearly, conflicts of interest are not a concern for SYRIZA. In the late 1980s, Mantzouranis had been jailed as part of the wide-ranging Koskotas money-laundering scandal. He is also one of the attorneys of investigative journalist-turned-SYRIZA cheerleader Kostas Vaxevanis, who through his involvement in the HellasNet network of regional television stations, stands to be one of the beneficiaries of any bid for regional TV licenses. All of this has taken place while 1,000-2,000 employees in the television sector face unemployment if their stations are forced to close. This would also create a restricted and highly centralized and controlled television market. Tsipras, in a recent speech celebrating the opening of a new stretch of highway (constructed by Toxotis), promised to turn over the €246 million in revenue from the licensing bid “to the poor.” Of course, this assumes that money, which would be paid in three annual installments and only if the stations are profitable, is ever paid. Even so, EU officials have already stated that it will go toward Greece’s commitments to its lenders, not to the impoverished. The EU has also questioned the licensing process itself. Tsipras also omitted from his speech the loss of tax receipts and pension fund contributions from the six stations slated to shut down, and the combined €700 million in debts they owe to Greek banks, which would likely go unpaid if they go off the air and be thrust upon the shoulders of Greek taxpayers instead via yet another recapitalization. And make no mistake: SYRIZA’s “efforts” are not just contained to broadcast licensing. SYRIZA intends to create a state-run body to allocate advertising across media outlets, retaining a 30-percent commission for the state. Earlier in the year, government spokeswoman Olga Gerovasili announced the government’s intention to “restore order to the internet,” beginning with the creation of a registry of online news outlets and blogs. Registration was mandatory for all outlets which wished to be considered for state advertising expenditures—an easy way for any government to pay its way into the hearts of media owners. This, ladies and gentlemen, is SYRIZA, the same SYRIZA where the vice president of the government, Giannis Dragasakis, has stated that it was a “mistake” for SYRIZA to have “demonized” the word “memorandum.” SYRIZA MP Makis Balaouras recently claimed that “austerity is not in SYRIZA’s DNA.” Economist Rania Antonopoulou, who holds the ironic portfolio of “alternate minister for combating unemployment,” recently wrote in the SYRIZA-owned Avgi newspaper that “the third memorandum has strengthened Greece’s position.” In a “let ‘em eat cake” moment, Deputy Minister for Social Solidarity Theano Fotiou remarked that “stuffed peppers could feed an entire family.” Over the summer, the government proudly proclaimed the “loosening” of stifling capital controls—as the restriction on bank withdrawals was changed from a €420 weekly limit, to an €840 cap every two weeks. Do the math. Schools go without janitorial staffs, university restrooms without toilet paper. All of this while there is nary a thought of departing the Eurozone or following the example of British voters and waving goodbye to the EU. In this modern-day debt colony the so-called “leftist” government has demonstrated an astonishing arrogance in not only violating its pre-election promises and July 2015 referendum result, and agreeing to a third—and the most onerous to date—austerity program, but also continuing to pretend that it is acting in a “leftist” and “progressive” manner. All the while, it’s keeping Greece firmly shackled to the chains of the EU, Eurozone, and IMF, while the Greek people seemingly have lost their pluck, devoid of any fight, resigned to their EU shackles. Posted on September 27, 2016 By Michael Nevradakis Publié il y a 1 minute ago par coztjrs

vendredi

Middle Ages in Greece: More than 120,000 employees get paid less than 100 euros per month!


globinfo freexchange It appears that the European Financial Dictatorship managed to surpass goals concerning Greece, with the help of the IMF mafia. We repeatedly mentioned that a final goal in the Greek experiment would be minimum wage at the range of 300 euros per month. Yet, new shocking data show that much lower slavery wages are already start to dominate in country's labor market. From greekreporter.com : Thousands of Greeks are getting paid salaries lower than 1-year unemployment benefits offered by the Greek Manpower Employment Organization (OAED) at 360 euros per month. The Ministry of Labor sent its shocking report to a committee of experts reporting that 126,956 employees receive gross payments of less than 100 euros per month, and 343,760 workers receive wages of 100 to 400 euros per month. Greek daily newspaper, Naftemporiki, reports that the workers are offered casual rates. The Greek state social security organization IKA reports that the average gross wage for part-time labor is at 400-420 euros per month. According to this data, the number of workers receiving gross wages of up to 510 euros per month is at 432,033. [...] The data shows that the Greek recession served to widen the level of part-time labor with a growing number of casual workers since 2012 as well as a wide number of work contracts being changed from full to part-time labor. For six years now, the IMF recipe nearly destroyed the Greek economy. All the public property is about to be sold off, the social state struggles to survive, but the neoliberal "pundits" insist on further "reforms" in the labor market, meaning lower wages, mass layoffs, zero labor rights and generally, absolute deregulation and flexibility for the exclusive benefit of the big corporations who have come to wipe-out the small-medium business sector, exploiting the new slavery workforce. Meanwhile, these unbelievably low wages in the name of competition didn't help the economy at all. Unemployment is still very high, reaching unprecedented levels, the national debt continues to rise, the banking system is being kept in life through Draghi's injections. Furthermore, Tsipras was forced to proceed in further cuts in pensions and wages, while the cost of living remains at the same level, without following the endless cuts that have been imposed by the Brussels bureaufascists and the German sado-monetarists the last six years. And, of course, no one can gather official data for the "unofficial" labor market, where no one knows the level of wages, and surely, people work uninsured. If you want further proof that the neoliberal "pundits" do not care to work for the recovery of the Greek economy at all, but only to loot their debt-colony and create a new slavery labor market, just look what happened in France. Although France is the second economy of the eurozone, without the huge problems of Greece, Hollande eventually managed to pass the new anti-labor law. France enters the neo-Feudal era, following the Greek path. The Greek experiment is being used as a guide by the neoliberal fascists, in order to establish the new Feudalism across Europe. the unbalanced evolution of homo sapiens 23 July, 2016

shots in munich


Nice, 14 juillet 2016 : Le management de la terreur

dimanche

René Guénon - The Crisis of the Modern World

Islande dit adieu à l'Union européenne, sans même un référendum


Islande dit adieu à l'Union européenne, sans même un référendum Par Romaric Godin | 24/02/2014, L'Islande va sans doute se passer de référendum pour mettre fin aux négociations avec l'UE.L'Islande va sans doute se passer de référendum pour mettre fin aux négociations avec l'UE (Crédits : © 2010 Thomson Reuters)Reykjavik devrait retirer officiellement sa candidature à l'UE déposée en 2009 sans en passer par une consultation populaire, contrairement aux promesses du gouvernement. Adieu l'UE. Comme la Suisse et la Norvège en 1994, l'Islande devrait refuser officiellement son adhésion à l'Union européenne. Vendredi, les deux partis de centre-droit de la coalition au pouvoir, le parti du Progrès et le parti de l'Indépendance se sont mis d'accord sur une proposition de loi qui sera soumise à l'Althing, la chambre unique du parlement islandais. Ce texte prévoit de retirer la candidature du pays à l'UE sans passer par la voie du référendum comme l'avait promis le gouvernement lors de son entrée en fonction en avril dernier. Négociations au point mort En réalité, les négociations avec l'UE entamée en juillet 2009 sont au point mort depuis un vote de l'Althing de janvier 2013, précédant donc les dernières élections parlementaires, qui demandait le gel des discussions. En avril, le centre-droit au pouvoir avait confirmé la suspension de toutes les négociations en attendant un référendum. C'est le gouvernement de centre-gauche issu de la crise violente qu'a connu le pays en 2009 qui avait décidé de lancer l'Islande dans une procédure d'adhésion. Cette adhésion devait être suivie d'une adoption rapide de l'euro afin de donner au pays une « stabilité » dont elle rêvait alors. Mais ces négociations qui ne devaient être qu'une formalité ont achoppé sur trois sujets principaux. Le problème de la pêche Le premier, le plus essentiel, est le problème de la pêche. Avec l'effondrement de son système financier, la pêche est redevenue un secteur essentiel de l'économie islandaise. Son poids dans le PIB est passé de 4,7 % en 2008 à 7,1 % en 2012et 42 % des exportations islandaises sont des produits de la pêche. Or, l'entrée dans l'UE signifierait l'adoption de quotas de pêche plus restreints. Or, compte tenu du poids économique de ce secteur, Reykjavik veut continuer à disposer de cette liberté.L'embargo imposé par l'UE aux harengs et maquereaux des îles Féroé en août dernier a inquiété beaucoup en Islande. Et puis, il y a cette épineuse question de la chasse à la baleine, toujours pratiquée en Islande à la grande indignation de Bruxelles et qui est un sujet fort sensible dans l'île nordique. L'euro peu attirant Le deuxième écueil est celui de l'euro. Sans doute pouvait-on voir la zone euro en juillet 2009 comme un « havre de stabilité. » Ce n'est plus guère le cas après quatre ans de crise profonde de l'UEM. Sans compter que, parallèlement, l'Islande a beaucoup profité (au prix d'une très forte inflation) de la dépréciation de la couronne qui a atteint jusqu'à un quart de sa valeur. Beaucoup d'Islandais doutent donc qu'il soit utile de perdre la maîtrise de sa politique monétaire. L'Islande, avec un PIB d'une dizaine de milliards d'euros et 380.000 habitants, sera certaine de voir ses intérêts ignorés par la BCE. Or, les avantages de l'euro sont assez limités puisque les importations en provenance de la zone euro ne représentent que 27 % du total (32 % avec le Danemark dont la monnaie est ancrée sur l'euro). Le jeu pourrait ne pas en valoir la chandelle. Mais enfin, l'Islande pourrait entrer dans l'UE en conservant la couronne. Un intérêt limité Troisième raison de l'échec des négociations, c'est la gestion de l'UE. L'Islande est sortie de la crise en tentant de préserver les intérêts de ses nationaux, notamment en pratiquant un défaut sur les investisseurs étrangers et en renonçant de facto à l'indépendance de sa banque centrale. C'eût été évidemment impossible en cas d'adhésion à l'UE. Les partis opposés à l'UE soulignent aussi combien la technocratie bruxelloise serait négative pour la démocratie islandaise. D'autant que, ajoute-t-il, l'Islande, membre de l'accord de libre-échange avec l'UE et de l'espace Schengen, bénéficie déjà d'une bonne intégration dans l'espace européen. Une adhésion à l'UE n'apporterait rien de plus à un pays qui compterait bien peu à Bruxelles. Des sondages peu favorables à l'adhésion Les derniers sondages laissaient peu de chances à l'adhésion à Bruxelles. Celui paru dans le quotidien Frettabladid du 3 février indiquait que 49 % des Islandais refusaient l'adhésion, 26 % l'acceptaient. #Iceland - Fréttablaðið 2 poll: 74.6% want to hold a referendum on membership talks with the EU. 49% oppose EU membership, 26% are in favour - electionista (@electionista) 3 Février 2014 Néanmoins, ce chiffre semblait en recul par rapport à l'an dernier. Le gouvernement a donc préférer clore le débat plutôt que de faire campagne et prendre un risque. C'est sans doute un oubli des promesses. Et la question est de savoir si les électeurs en tiendront rigueur au gouvernement. Car selon le même sujet, trois quarts des Islandais voulaient un référendum sur la question.