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dimanche

"Tir de missile nord-coréen: Et maintenant, que va faire Washington ?"


17 avril 2017 La vérité sur la crise coréenne, cette vérité que nous n’entendrons jamais de la part de nos médias, c’est que les offres pacifiques provenant de la Corée du Nord, soit directement, soit par l’intermédiaire de la Chine, n’arrêtent pas de pleuvoir sur le Bureau Ovale de la Maison Blanche, et ce depuis des années. Toutes ont été rejetées les unes après les autres. La teneur de ces offres dément toute la propagande faite contre la Corée du Nord et ses dirigeants, et pourrait se résumer ainsi : « nous suspendons nos essais nucléaires et les tirs de missiles, et vous arrêtez les exercices militaires que vous menez, sous notre nez, conjointement avec la Corée du Sud ». Bien évidemment, il n’y a aucune chance pour que les Etats-Unis entendent ce type de message, car ils ont besoin d’une tension permanente dans la région, et la Corée du Nord la leur fournit. RI *** Tir de missile nord-coréen: Washington prépare sa réponse en secret L’administration US se réserve le droit de réagir au dernier tir de missile nord-coréen mais ne veut pas dévoiler les détails de son éventuelle riposte. Les États-Unis préparent leur réponse suite au lancement de missile effectué par Pyongyang, a fait savoir le conseiller du Président américain à la sécurité nationale Herbert McMaster dans une interview accordée à la chaîne de télévision ABC. « Nous ne voulons pas communiquer les détails de notre éventuelle réaction face à certains incidents, mais il est clair que le Président ne laissera pas une telle menace peser sur les États-Unis », a déclaré le responsable. Au lendemain d’une parade militaire organisée à Pyongyang à l’occasion du 105e anniversaire de la naissance de Kim Il-Sung, la Corée du Nord a procédé à un tir de missile qui a explosé peu après le lancement. Bien que ni Séoul ni Washington ne soient en mesure de préciser quel type d’engin a été testé, l’agence Reuters cite une source au sein des forces armées US qui affirme qu’il ne s’agit pas d’un missile intercontinental. Le secrétaire américain à la Défense James Mattis a fait savoir dans un communiqué que le Président Donald Trump et ses conseillers militaires étaient « au courant de ce dernier tir de missile raté par la Corée du Nord ». « Le Président n’a pas plus de commentaire à faire », a ajouté le chef du Pentagone. source: https://fr.sputniknews.com/international/201704161030929216-coree-nord-missile-reaction-us/ Partager la publication "Tir de missile nord-coréen: Et maintenant, que va faire Washington ?"

Pendant que nous nous inquiétons de la bombe nucléaire de Trump, les Nord-Coréens chantent et dansent… et procèdent à leur tir d’essai


Pendant que nous nous inquiétons de la bombe nucléaire de Trump, les Nord-Coréens chantent et dansent… et procèdent à leur tir d’essai 16 avril 2017 La journée du 15 Avril a été une journée de fête en Corée du Nord. Défilé militaire, manifestations populaires, chants et danses, tout y était. La Corée du Nord célébrait le 105e anniversaire de son fondateur Kim Il-sung, le grand-père du dirigeant actuel Kim Jong Un. En pleine crise avec Washington, les autorités de la Corée du Nord ont profité du défilé militaire qui s’est déroulé à Pyongyang pour révéler pour la première fois leur nouveau missile balistique mer-sol. Donald Trump avait durci le ton vis-à-vis des dirigeants nord-coréens après leur annonce de procéder à un essai de tir de missile balistique. Il avait envoyé dans la région un groupe aéronaval emmené par le porte-avions américain USS Carl Vinson, entrainant l’inquiétude du monde entier, et plus particulièrement des pays limitrophes (Chine, Russie, Japon, Corée du Sud…). L’inquiétude d’une confrontation nucléaire était d’autant plus fondée que Kim Jong Un, loin d’être intimidé, s’est dit prêt à la guerre. Pendant que l’armada états-unienne se rapprochait des côtes sud-coréennes, la ville de Pyongyang était en fête, jusque tard dans la soirée. C’est au milieu des chants, des danses et des feux d’artifices que l’on apprend, par l’état-major interarmes sud-coréen que la Corée du Nord a bien procédé à son tir balistique, comme promis. L’état-major sud-coréen rajoute cependant que le tir aurait échoué. Nous en saurons certainement un peu plus dans les heures qui viennent, mais la réussite ou non du tir n’a pas vraiment grande importance, d’autant moins que cette deuxième partie de l’annonce pourrait très bien n’avoir été faite que pour permettre à Donald Trump de reculer sans perdre la face et de désamorcer la crise. Avic – Réseau International

"Trump vient-il enfin de confirmer au monde que le Président des Etats-Unis n’a jamais été le véritable patron ?"


16 avril 2017 Pas de commentaires Opinions Avic Trump vient-il enfin de confirmer au monde que le Président des Etats-Unis n’a jamais été le véritable patron ? La notion occidentale, et même mondiale, de chef d’état, forgée par des siècles de régimes monarchiques, implique une organisation de la société sous la forme d’une pyramide au sommet de laquelle se trouverait le chef d’état, le décideur ultime. L’enseignement de l’Histoire et le Cinéma ont largement entretenu ce concept, et aujourd’hui, ce sont les médias qui continuent à attribuer aux chefs d’état un rôle et une puissance qu’ils ont perdus depuis bien longtemps. Concernant les Etats-Unis, le président a toujours été présenté comme le chef suprême dont tout ou presque dépendait. Sa puissance se confondait avec celle du pays, lui conférant le titre de « maître du monde ». Pourtant, dans les faits, les choses en vont tout autrement, et cela se révèle peu à peu au grand jour. Les aveux de Roosevelt, mais surtout d’Eisenhower, laissant entendre l’existence d’autres pouvoirs auxquels les présidents américains doivent se soumettre, ont beaucoup surpris, et ne sont encore cités que comme des paramètres secondaires. Avec les grands troubles mondiaux que nous vivons actuellement, ces autres pouvoirs, discrets voire invisibles jusqu’ici, se manifestent désormais avec force pour être en mesure de défendre leurs intérêts. Par ailleurs, Internet rend visible ce qui ne l’était pas il y a peu, et met en lumière des évidences, donnant une meilleure compréhension de certains aspects du fonctionnement du système américain. Nous sommes encore bien loin de tout saisir, et peut-être que seuls les historiens, dans quelques siècles, pourront en avoir une idée claire, mais nous savons, d’ores et déjà, que les forces qui gouvernent les Etats-Unis sont multiples, et que le président et son administration ne sont que l’une de ces forces. Parmi les plus puissantes de ces forces il y en a deux qui, de par leur impact mondial, nous intéressent plus particulièrement, la CIA et le Pentagone. La CIA d’aujourd’hui et, plus généralement tous les services de renseignement américains, échappent totalement au contrôle de la Maison Blanche. On a vu comment Donald Trump, qui fustigeait la CIA pendant sa campagne, s’est dépêché de lui prêter allégeance aussitôt élu. Il semblerait même que la CIA représente une entité qui dépasse les Etats-Unis. Les trois grandes agences mondiales au cœur de tous les évènements mondiaux (CIA, MI6 et Mossad) semblent si étroitement liées que l’on peut se demander si elles n’ont pas la même source de commandement, bien qu’elles aient des sièges et des structures différents. Leur complémentarité est flagrante dans plusieurs activités aujourd’hui connues généralement attribuées à la CIA, mais le plus souvent initiées par le MI6 et/ou le Mossad. En allant faire les yeux doux au siège de la CIA, les félicitant pour leur travail, se comportant comme quelqu’un qui vient faire la paix, Donald Trump a pris acte de l’autonomie de l’agence. La deuxième force intérieure des Etats-Unis impactant sur sa politique étrangère est représentée, comme le soulignait le général Eisenhower, par le complexe militaro-industriel. Nous n’irons pas nous perdre dans les rouages politico-financiers de ce complexe sur lesquels nous savons déjà que la Maison Blanche ne peut avoir aucune prise. Nous nous arrêterons au seul aspect militaire dont tout le monde pourrait croire qu’il dépend entièrement du président des Etats-Unis. Conformément à la constitution du pays, le président est le chef des armées et, en tant que tel, il est, en principe, responsable des prises de décision concernant les actions militaires de son pays. Mais depuis un certain temps, on voit bien que certaines opérations militaires semblent complètement déconnectées de la politique de l’administration présidentielle et échapper à la volonté du président. De telles situations se sont multipliées pendant la guerre de Syrie, et elles sont d’autant plus confuses que les actions militaires sont menées tantôt par la CIA, tantôt par le Pentagone qui, l’une et l’autre, profitent largement de ce flou. En effet, vues de l’extérieur, ces actions militaires sont le fait d’un pays, les Etats-Unis, et donc de son chef militaire, le président. Les choses vont peut-être changer. Donald Trump est sur le point de prendre acte que le Pentagone aussi est autonome, et il veut que cela se sache. Selon Wall Street Journal, Trump veut que les chefs militaires prennent plus de décisions autonomes dans la lutte contre les terroristes de Daech. En d’autres mots, il officialise l’autonomie jusque-là officieuse des militaires. C’est la fin d’une hypocrisie avec des conséquences imprévisibles. Nous nous retrouvons donc devant une des deux premières puissances nucléaires dont les décisions militaires pourraient diverger des accords internationaux conclus par l’administration présidentielle. Peut-être qu’en agissant ainsi, Donald Trump a-t-il voulu obliger les militaires à assumer la responsabilité de leurs actes et ainsi éviter d’endosser certaines situations crées à son insu ? Quoi qu’il en soit, à moins d’aller plus loin dans l’identification et la séparation officielle des responsabilités des uns et des autres, la sienne restera pleine et entière en tant que chef des armées, et il restera toujours pour la communauté internationale le responsable élu d’un pays utilisant ses ressources et ses armes pour attaquer des pays tiers, quand bien même l’Armée américaine et ses prolongements du type OTAN ne seraient qu’un outil militaire au service d’un système qui déborde largement les Etats-Unis. Avic – Réseau International Partager la publication "Trump vient-il enfin de confirmer au monde que le Président des Etats-Unis n’a jamais été le véritable patron ?"

samedi

La Chine met en alerte ses submersibles nucléaires


Sans trop de bruit, les submersibles nucléaires chinois viennent de recevoir le mandat de l’État. En d’autres termes, assurer une seconde frappe de riposte nucléaire en cas d’attaque nucléaire adverse visant les centres vitaux chinois. La force de dissuasion nucléaire chinoise n’est pas la seule à avoir reçu le mandat de l’État ; les forces aérospatiales dont les très mystérieuses unités de lutte contre les objets en orbite auraient déjà reçu cet ordre après l’entrevue du président chinois avec son homologue américain en Floride. À Pékin, on a très peu apprécié les propos insultants de Trump à l’égard du président Xi Jinping, notamment l’allusion au fameux dessert en chocolat. La base de données des cibles visées par la triade chinoise est en train d’être actualisée pour inclure plus de 1355 nouveaux objectifs stratégiques dans le Pacifique et en Amérique du Nord. De son côté, la Russie affirme que 90 % de ses capacités de frappes nucléaires sont opérationnelles. De toutes évidence, Trump joue avec le feu, a souligné une source autorisée anonyme au sein de l’armée chinoise, avant d’affirmer que Washington ne craint pas la guerre mais n’y est jamais prêt tandis que Moscou a une sainte terreur de la guerre mais est toujours prêt. À une question sur la Chine, il s’est contenté d’une sorte de sourire énigmatique (mais en étais-ce vraiment un?) avant de conclure que c’est une erreur fort regrettable que de sous-estimer une civilisation ininterrompue depuis des millénaires. source: https://strategika51.wordpress.com/2017/04/14/la-chine-met-en-alerte-ses-submersibles-nucleaires/ Partager la publication "La Chine met en alerte ses submersibles nucléaires" Réseau International

vendredi

« Ne t’avise pas à offenser la Russie à nouveau ». Le ton monte au Conseil de Sécurité de l’ONU


MENSONGES & MANIPULATION La Guerre de l’Information 14 avril 2017 « Ne t’avise pas à offenser la Russie à nouveau ». Le ton monte au Conseil de Sécurité de l’ONU Face aux mensonges éhontés et aux accusations sans fondement de la bande des trois (Etats-Unis, Royaume Uni, France), la Fédération de Russie a décidé de changer de ton, c’est le moins que l’on puisse dire. Vladimir Safronkov, l’ambassadeur par intérim de la Russie à l’ONU, n’y est pas allé par quatre chemins, en s’en prenant à son homologue britannique Matthew Rycroft, avant de mettre hier soir son veto à une résolution de l’ONU. Avic Partager la publication "« Ne t’avise pas à offenser la Russie à nouveau ». Le ton monte au Conseil de Sécurité de l’ONU"

"La guerre presqu’imminente : les Nord-Coréens évacuent leur capitale !"


Le leader de la Corée du Nord aurait donné l’ordre d’évacuer 25 % de la capitale nord-coréenne. Cela veut dire que 600 000 personnes sont sommées manu militari de quitter leurs foyers. Les experts croient que c’est lié à la tension accrue dans le relationnel avec les Etats-Unis. Selon nos sources confidentielles, il n’y aurait pas assez de places disponibles dans les abris pour protéger tous les habitants de Pyongyang. L’évacuation aurait débuté par les prisons et les foyers. Selon les médias internationaux, le groupe aéronaval américain croisant le long de la côté nord-coréenne aurait été renforcé par un sous-marin nucléaire d’attaque du projet « Ohio »portant 154 missiles de croisière « Tomahawk ». Selon les médias locaux, ce bâtiment doit mouiller en Corée du Sud le 18 avril prochain. En même temps, les sources sud-coréennes informent que la Corée du Nord avait lancé dernièrement une vaste opération médiatique appelée « derniers adieux » : les citoyens font leurs adieux aux membres de leurs familles, à leurs équipes de travail, à leurs maisons, etc. Mais il est interdit de prononcer ce genre de formule en s’adressant au parti communiste au pouvoir et aux services de sécurité. Pendant le week-end, les périodiques chinois ont rapporté que des troupes annexes et des médecins auraient été dirigés par les autorités chinoises pour parer à toute situation imprévisible. Les médias chinois ont divulgué une photo sur laquelle on voit de multiples trains militaires faisant la queue sur la voie ferroviaire en direction de la Corée du Nord, à une distance de 200 miles de la frontière. 150 000 soldats chinois auraient été mobilisés en attendant l’afflux des réfugiés nord-coréens, désireux d’échapper aux frappes américaines. Il est à rappeler que la Corée du Nord a qualifié l’attaque perpétrée par Donald Trump contre la Syrie d’inacceptable la jugeant être un acte « d’agression gratuit et intolérable ». Cependant, les autorités chinoises ont démenti la mobilisation de leurs 150 000 effectifs humains. L’expert international de « Pravda.ru » Aydyn Mekhtiyev, membre correspondant du Centre d’études diplomatiques et stratégiques de Paris, a déclaré que la montée aux extrêmes pourrait s’opérer le 15 avril prochain, le jour annoncé du test du missile balistique nord-coréen. A son tour, un professeur- orientologue russe, Andre Lankov vient de déclarer que la riposte nord-coréenne pourrait atteindre 25 millions de citoyens sud-coréens à Séoul se trouvant dans la région limitrophe par rapport à la frontière. « Dans ce cas-là une nouvelle guerre des deux Corées devient inéluctable », estime-t-il. En même temps, l’expert militaire de Pravda.ru Igor Korotchenko n’exclut pas l’usage de l’arme nucléaire si les Etats-Unis tirent une salve de 600 missiles de croisière que le système anti-aérien du pays en question ne saurait bloquer. source: http://www.pravdafrance.com Partager la publication "La guerre presqu’imminente : les Nord-Coréens évacuent leur capitale !"

Le 12 avril 2017, les États-Unis ont opéré leur grand revirement.


12 avril 2017 : le monde bascule à nouveau dans la guerre 1091 vues14 avril 2017 Pas de commentaires Opinions Thierry Meyssan 12 avril 2017 : le monde bascule à nouveau dans la guerre Partager la publication "12 avril 2017 : le monde bascule à nouveau dans la guerre" 8302Total : 85 par Thierry Meyssan La Maison-Blanche s’est finalement alignée sur la Coalition constituée par les néo-conservateurs autour du Royaume-Uni et de diverses sociétés multinationales. Les États-Unis reprennent la politique impérialiste qu’ils ont décidée en 1991 et réactivent l’Otan. La rupture avec la Russie et la Chine a été consommée le 12 avril 2017. Le monde est à nouveau au bord de la guerre nucléaire. Au cours de deux semaines d’intense bataille au sein de l’administration Trump, les États-Unis ont illégalement attaqué la base aérienne de Chayrat (Syrie), puis multiplié les signes contradictoires, avant d’abattre leurs cartes : en définitive, ils relancent leur politique impérialiste. En moins de deux semaines, l’administration Trump a défendu 7 positions différentes concernant la République arabe syrienne [1]. Le 12 avril 2017, les États-Unis ont opéré leur grand revirement. Au même moment, le secrétaire d’État Rex Tillerson se rendait à Moscou pour tenter une dernière approche pacifique ; le conseil de Sécurité de l’Onu se réunissait et actait le clash ; le président Trump relançait l’Otan contre la Russie. Le conseiller spécial du président Trump, Steve Bannon, et son adjoint, Sebastian Gorka, se préparaient à rejoindre le général Michael Flynn, tandis que la presse jadis pro-Trump dressait le bilan de leur activité. La rumeur assure que le gendre du président, Jared Kushner, dispose désormais seul de l’oreille du président, sans que cette information soit vérifiable. Il semble que la Maison-Blanche ait basculé sous l’impulsion de Britanniques qui cherchaient à préserver par tous les moyens le système jihadiste qu’ils ont créé [2]. Le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson s’est appuyé sur les dirigeants européens qui s’étaient déjà laissés convaincre par les néo-conservateurs lors de la Conférence sur la sécurité, à Munich, le 19 février [3]. Pour justifier l’agression d’un État souverain membre des Nations Unies, Rex Tillerson ne pouvait que se référer à une synthèse des services de « Renseignement » US sur l’incident de Khan Shaykhun ; synthèse qui ne présente aucun indice permettant de suspecter la Syrie, mais renvoie à des informations classifiées, pour se conclure par un appel à renverser le « régime » [4]. Le caractère irréversible de ce revirement se mesure à la lecture de la proposition de résolution déposée par l’Otan au Conseil de sécurité à laquelle la Russie a opposé son veto [5]. Présentée en Occident comme une simple demande d’enquête neutre sur l’incident chimique de Khan Shaykhun, il s’agissait en réalité du placement de l’armée de l’Air syrienne sous le contrôle du numéro 2 de l’Onu, Jeffrey Feltman. Cet ancien adjoint d’Hillary Clinton, est l’auteur d’un plan de capitulation totale et inconditionnelle de la Syrie [6]. Le texte de cette résolution reprend celui du brouillon déposé le 6 avril, mais que les États-Unis n’avaient pas soumis au vote, tant ils étaient alors peu sûrs d’eux-mêmes. Il ne tient pas compte de la tentative de médiation des membres élus du Conseil de sécurité, qui ont essayé de revenir à une demande normale d’enquête onusienne [7]. Le principe du placement de l’armée de l’Air syrienne sous le contrôle de l’Onu reprend la tactique qui avait été mise en œuvre, il y a 19 ans, en 1998, contre la Serbie jusqu’à l’intervention militaire illégale de l’Otan. Le président Donald Trump a achevé son retournement en recevant à la Maison-Blanche le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg. Lors d’une conférence de presse commune, il a indiqué ne plus tenir l’Alliance pour obsolète, la remercier pour son soutien contre la Syrie, et s’apprêter à travailler étroitement avec ses alliés [8]. En réponse, la Russie a annoncé avoir mis à jour 60 % de sa force nucléaire et se tenir prête à la guerre [9]. Nous nous retrouvons donc six mois en arrière, lorsque les États-Unis de Barack Obama refusaient de travailler avec la Chine, la Russie et leurs alliés (Organisation de coopération de Shanghai et Organisation du traité de sécurité collective). Ils se proposaient alors de couper le monde en deux parties distinctes, ne communiquant plus du tout l’une avec l’autre [10]. Thierry Meyssan

mardi

"Tomahawks sur la Syrie : Trump fait un cadeau inestimable à l’armée russe"


Nous ne reviendrons pas sur les motivations ni les calculs qui ont poussé Donald Trump à attaquer la Syrie. Quels qu’ils soient, ils semblent dérisoires par rapport à l’importance et à la portée de l’attaque elle-même. Les réactions, plutôt calmes et pondérées de Damas, Téhéran et surtout Moscou, ont beaucoup surpris faisant envisager divers scénarios rappelant parfois un jeu de billard compliqué. Les raisons de cette pondération pourraient se trouver ailleurs. L’agression américaine a stupéfait le monde entier, d’abord parce que rien de concret ne la justifiait, ensuite parce qu’elle a eu lieu dans un contexte d’ouverture de Washington vis-à-vis des autorités de Damas, changement d’attitude annoncé à grand renfort de publicité par l’administration américaine elle-même. Aucune attaque militaire de la part d’une telle administration ne pouvait donc être prévue dans l’immédiat. Ce qui peut être pris pour un coup bas aurait dû exacerber la colère de Damas. Il n’en a rien été. Le calme a prévalu tant chez Assad que chez ses alliés, un calme assuré et rassurant, prouvé par la reprise des opérations aériennes russo-syriennes et des opérations au sol dès le lendemain des frappes, comme si celles-ci n’avaient jamais eu lieu. Chez les Russes, au calme officiel se rajoutaient quelques piques sarcastiques lancées contre l’opération américaine, cachant mal une sorte de contentement dont nous devinons la nature et la cause. Ils venaient en effet de recevoir le plus beau cadeau que les Etats-Unis pouvaient leur faire : un test grandeur nature et en temps réel qui leur a permis d’évaluer ce qu’il adviendrait en cas d’attaque avec les missiles de croisière Tomahawk. Au vu de leurs réactions, cette évaluation semble avoir été très positive. Les Russes, contrairement à nous, prennent la guerre très au sérieux. Pendant deux siècles, ils ont sacrifié des millions de vies, vu leurs terres brûler et leurs villes détruites, et savent que la prochaine sera pire que les précédentes. Ils ne se contentent donc pas seulement d’armer leurs soldats pour aller combattre aux frontières et à l’extérieur pour les protéger d’un éventuel ennemi. Sachant qu’il ne peut y avoir de guerre sans morts malgré tous les systèmes de défense existant (ils ont payé assez cher pour le savoir), ils ont mis en place, partout en Russie, des systèmes de protection des civils. Où sont les nôtres ? Il y a quelques années, Vladimir Poutine avait raillé les Américains à propos de leur illusion sur leurs divers boucliers et leur disait qu’il ne pouvait exister de protection absolue derrière des boucliers. L’attaque surprise de la Syrie par des missiles de croisière Tomahawk américains s’est déroulée contre un pays sans bouclier, avec une défense anti-aérienne minimale et dont l’espace aérien est ouvert. De surcroît, cette attaque a eu lieu dans le contexte d’un accord de quasi non-agression signé entre la Russie et les Etats-Unis, ce qui signifie : Que la voie était libre pour les missiles américains, Que la Russie, pour respecter ses engagements, ne pouvait pas attaquer les Américains, Et que, par conséquent, les bateaux pouvaient continuer à tirer, impunément et dans une sécurité maximale, autant de missiles qu’ils voulaient sans être coulés Malgré cela, les mesures prises à minima par la Syrie et la Russie ont transformé l’attaque en un véritable fiasco : plus de 60 % des Tomahawk ont été annihilés, et les dégâts causés par les tirs restants ont été très limités, si l’on s’en tient à la légende qui entoure les fameux Tomahawk américains. On comprend alors le calme de Assad et de ses alliés. Quelles furent les mesures prises pour contrer l’attaque ? Il semblerait, selon un expert allemand, que la Russie se soit contentée d’utiliser son nouveau système de brouillage, le Krasuha-5, capable d’agir sur le GPS du missile ennemi pour bloquer ou modifier sa trajectoire… Un système capable de « faire tomber les Tomahawk comme des mouches » selon l’expert, lequel ajoute qu’un certain nombre de missiles seraient tombés en Méditerranée avant d’atteindre la côte. Il est aussi possible que l’armée syrienne ait utilisé son propre système de missiles antiaériens, mais, comme on le voit, la défense qui était en place n’était pas à la hauteur de l’ampleur de l’attaque. Elle était même dérisoire face à un ennemi qui ne l’était pas encore deux jours plus tôt. Ce ne sera plus le cas désormais. L’un des cadeaux de cette attaque, c’est que les alliés de la Syrie ont bien évalué les véritables capacités américaines mesurées à l’aune des moyens de défense mis en place. La Russie a réagi immédiatement en renforçant ces moyens de défense selon son évaluation de la situation. Bien qu’elle ne pourra toujours pas se permettre de couler un bateau US lanceur de missile (ce qui ne sera pas le cas en cas d’attaque contre la Russie), elle va renforcer les quelques éléments de défense qu’elle a déployés en Syrie, de telle sorte que, lors d’une prochaine attaque, ce ne seront plus seulement 60 % des missiles qui seront inopérantes, mais 80 %, voire plus. Pour l’instant les Américains ne risquent toujours rien à jouer aux voyous, les Russes veillant à ne pas entrainer le monde dans une guerre cataclysmique, mais les choses seraient très différentes en cas de guerre opposant la Russie et les Etats-Unis. Les bateaux tireurs de missiles auraient eux-mêmes des problèmes autrement plus sérieux à résoudre que de calculer les trajectoires de leurs tirs, et le pourcentage de missiles déviés ou abattus pourrait alors bien avoisiner les 100 %. Mais, comme le disait Poutine, il est illusoire de croire en un bouclier protégeant à 100 %. Les missiles américains sur la Syrie ont offert aux Russes un test idéal dont ils n’auraient pu rêver, leur donnant une capacité d’évaluation en temps réel des moyens qu’ils devront mettre en œuvre contre les missiles Tomahawk, conventionnels ou non, en cas d’attaque sur leur propre territoire. Les stratèges militaires américains, loin d’être dupes des réactions amusées des Russes, ont certainement dû prendre conscience de leur erreur et doivent s’en mordre les doigts aujourd’hui. Les ennemis de Donald Trump aux Etats-Unis, qui pourtant se réjouissent de cette opération, ont peut-être raison de dire que leur président est à la solde de Moscou. Avic – Réseau International Partager la publication "Tomahawks sur la Syrie : Trump fait un cadeau inestimable à l’armée russe"

lundi

Here’s the 5 reasons why Donald Trump’s missile strike was a massive blunder


δευτέρα, 10 απριλίου 2017 Alexander Mercouris By launching his missile strike the President has destroyed his reputation for consistency, emboldened his enemies and dismayed his friends. Following Napoleon’s murder in March 1804 of the Duc d’Enghien, Napoleon’s chief of police, Joseph Fouché, said of the murder “C’est pire qu’un crime, c’est une faute” –“It was worse than a crime; it was a blunder.” President Trump’s missile strike on Sharyat air base in Syria was like the... Duc d’Enghien’s murder, not just a crime but a blunder. Reasons given for why President Trump ordered the missile strike differ. President Trump himself claims it was due to his revulsion at the horror of the chemical attack on Khan Sheikhoun, which he insists – but which no independent investigation has confirmed – was carried out by President Assad’s air force. US Secretary of State Tillerson and President Trump’s National Security Adviser General H.R. McMaster say the same thing, but also say the missile strike was a signal of the President’s toughness and his unwillingness to tolerate the crossing of his red lines. Others more cynically claim it was to distract attention away from Russiagate and to secure the President’s position in Washington. There is probably truth to all these claims. However none of them change the fact that the missile strike was a big mistake. Here’s why: (1) All of the evidence suggests that the missile strike was a demonstration of force and that the President does not intend it to escalate into a campaign for regime change in Syria. Not only was that what Tillerson and McMaster said at their joint news conference but the strike itself – with the Russians and the Syrians given hours of warning time before it happened, and with the strike itself limited in scope and carried out on a far smaller scale than the one President Obama apparently envisaged in 2013 – suggest the same thing. That suggests that the President still does not want to become bogged down in a regime change war in Syria. If so he will soon find that he has put himself on the slippery slope. Just as the sacking of General Flynn emboldened the President’s critics in the Russiagate affair, causing the scandal to escalate far beyond the point it had reached before, so the missile attack on Sharyat air base has fed red meat to the regime change hardliners in Washington and elsewhere. They will certainly come back for more, and having given them red meat once the President is now in a much weaker position to refuse them. Moreover regardless of what exactly happened at Khan Sheikhoun, the Jihadis in Syria now know that all they have to do is stage a chemical attack and the President will oblige them by launching missiles on President Assad’s forces without an investigation and without seeking Congressional or UN Security Council approval. That all but guarantees that staging more chemical attacks is precisely what the Jihadis will now do. One does not have to be a prophet to see how this situation could escalate from now on, even if that is not the President’s wish, and how he is now in a much weaker position to prevent that happening. (2) The President started his Presidency by saying he wanted to improve relations with Russia. Not only has he instead enraged the Russians, making relations with Russia even worse than they already were, but the Russians are certain to see the missile strike as a challenge and will respond accordingly. Already they are talking about beefing up Syria’s air defences and have closed down the hotline between their military in Syria and that of the US. Not only will that complicate the US’s anti-ISIS operations in Syria, but it magnifies the risk of a dangerous confrontation with the Russians in Syria, which is precisely.what the President and his officials – as shown by their tip-off to the Russians before the strike – obviously want to avoid. (3) Then there is the key issue of trust. Within just a week, following reports of a single attack, the President has reversed course, going from a position where he appeared to be accepting the reality that President Assad will remain the leader of Syria to one where he is attacking him and where his officials are once more talking of the importance of removing him. Not only will the Russians conclude that this President is someone who cannot be trusted, but governments around the world – including many of the US’s key European allies – will be shocked at how easy it is for this President to reverse course and to do the opposite of what he said he would do before, and do so moreover without any proper discussion or consultation, and without even pretending to observe the forms of international and domestic law. In international relations consistency is the quality which more than any other is the one that is most prized. Governments need to be sure that a Great Power like the US follows consistent policies. That way other governments can adjust their own policies to take into account those of the US. It was for this reason, because launching the attack so completely trashed the President’s reputation for consistency in his conduct of policy, that before the missile attack I doubted it would happen. Governments around the world – including the government of China, whose President the US has just hosted – now know that with this administration the US can reverse policy at the drop of a hat. Not only will that worry them but they now also know that whatever this President says cannot be trusted because he can go back on it so quickly. That will inevitably make international affairs more unstable, since governments now know that this President cannot be fully trusted, something which will make it more difficult for him to cut the deals he craves. (4) If the President believed when he launched his missiles that it would end criticism of him and obstruction of his administration by his opponents, then he will be quickly discover that it has done no such thing. The President’s opponents have far too much invested in the narrative of Donald Trump the new Mussolini or Caligula to back off from it now. I doubt they will even back off from the Russiagate allegations, absurd though those are. Within a few days, once the plaudits for the missile strikes have faded, the President will quickly find that the view of him of his opponents in Washington is the same as always, and that if anything, by launching his missile strike without first consulting Congress, he has given them another stick with which to beat him with. I note that Nancy Pelosi – one of the President’s most vehement critics – is already calling for a full debate in the House to discuss the issue of authorisation for the President’s action. (5) By contrast, if the President has not won over his critics, he has beyond question upset and demoralised the most intelligent and vocal part of his own political base. One of the most interesting facts about the events of the last few days is that whilst Barack Obama’s liberal supporters continued to back him even as he went back entirely on the anti-war stance he appeared to hold before he was elected, Donald Trump’s supporters take their anti-war and anti-interventionist position extremely seriously, and are not prepared to compromise on it. The result is that far from defending the President for what he has done, they have turned on him and feel betrayed. Donald Trump himself senses this. This is shown by the fact that since the missile attack, far from assuming a triumphalist tone, he has only mentioned the attack twice in tweets, one a token tweet congratulating the military for the success of the operation, the other a highly defensive tweet in which he tried to explain away the lack of damage to the runway. Otherwise, except in formal statements such as his letter to Congress, he has avoided talking about it. Indeed it is not impossible that the result of the missile attack – especially if it is followed by others – will be to revive a moribund anti-war movement which had all but disappeared during Obama’s Presidency. It is easy to see how the right and left wings of this movement might now come together – as happened during the Presidency of George W. Bush – in the case of the anti-movement’s right wing because it genuinely opposes interventionist wars, in the case of the anti-war movement’s left wing because some of its members sincerely oppose interventionist wars but mainly because it hates a right wing Republican President. Needless to say if such a thing does happen then the President’s political problems will multiply a thousand-fold. The first law of politics – in the US as everywhere else – is to look after your own base. All successful politicians understand this. On Friday Donald Trump shocked and upset his base, and once the temporary afterglow of the missile strike wares off (which it quickly will) he will pay the political price. What the events of the last week show is that almost a hundred days after his inauguration Donald Trump remains an amateur who continues to be out of his depth. Instead of making carefully judged decisions he makes his decisions on impulse, in a hurry and on the fly. Sometimes, in the short term, some of these decisions help him. More often they cause him problems. Over time, because of the ill-judged and hurried way he makes his decisions, they will make more and more problems for him. Moreover there doesn’t seem much evidence so far of his learning from his mistakes. The missile strike on Syria was the biggest one by far, but it is all too likely that more and worse will follow.

Tsipras Sold Greece To Loansharks In Exchange For His Position

dimanche

GOP Representative stuns CNN anchor

Trump le stratège ou Trump le faible? 09 avril 2017


OPINIONS Trump le stratège ou Trump le faible? GÉOPOLITIQUE Attaques chimiques en Syrie : la Bolivie dénonce les mensonges des Etats-Unis 09 avril 2017 Attaques chimiques en Syrie : la Bolivie dénonce les mensonges des Etats-Unis POLITIQUE Communiqué de la Présidence syrienne suite à l’agression américaine 08 avril 2017 Communiqué de la Présidence syrienne suite à l’agression américaine POLITIQUE USA-Syrie-France-Israël : Pour mieux comprendre le conflit syrien. Général (2S) Dominique DELAWARDE 08 avril 2017 USA-Syrie-France-Israël : Pour mieux comprendre le conflit syrien. Général (2S) Dominique DELAWARDE OPINIONS Le Pentagone – et Daech – ciblent l’Iran 09 avril 2017 Le Pentagone – et Daech – ciblent l’Iran MENSONGES & MANIPULATION L’attaque la plus post-Vérité de tous les temps ? 09 avril 2017 09 avril 2017 Les analyses des derniers évènements, particulièrement ceux des bombardements des États-Unis à l’aéroport d’Al-Chaayrate dans le rif de Homs, mettent en évidence deux approches complètement opposées l’une de l’autre sur ce personnage qu’est Donald Trump. Il y a celle de Thierry Meyssan qui persiste toujours à considérer Trump comme le stratège qui affronte le harcèlement de l’État profond et cette autre analyse de Paul Craig Robert qui fait de Trump le bouffon d’une Amérique en perte de contrôle d’elle-même. Ce sont deux analystes dont la réputation et le sérieux en font des références incontournables. Thierry Meyssan trump fin d'un système« Ne vous laissez pas illusionner par les jeux diplomatiques et le suivisme des grands médias. Ce qui s’est passé ce matin en Syrie n’a aucun rapport ni avec la présentation qui vous en est faite ni avec les conclusions qui en sont tirées. » Si la totalité des commentateurs conclut à un virage à 180e de l’administration Trump sur la question syrienne et qu’il s’est rangé du côté de son opposition étasunienne, rien n’est si certain. Son raisonnement repose d’abord sur le fait que son intervention en territoire syrien n’a rencontré aucune résistance des forces russes et syriennes. « Aucun missile anti-missile n’a été tiré, ni par l’armée russe ni par l’armée syrienne » Il laisse même sous-entendre une certaine complicité entre les États-Unis et la Russie qui aurait été informée préalablement. « Lorsque les missiles de croisière étatsuniens ont atteint leur cible, ils ont trouvé une base militaire quasi vide, qui venait juste d’être évacuée. Ils auraient donc détruit le tarmac, des radars et des avions depuis longtemps hors d’usage, des hangars et des habitations. » Les motifs de cette mise en scène sont d’amener ses opposants à le suivre sur ses politiques de changement. En bombardant cette base militaire, plus ou moins importante, il donne le signal qu’il est capable de passer à l’attaque. « En attaquant, le président Trump a satisfait son opposition qui ne pourra donc pas s’opposer à la suite des opérations. Hier, Hillary Clinton appelait à bombarder la Syrie en riposte à l’usage supposé d’armes chimiques. » Dans cette mise en scène le gouvernement syrien serait partie prenante. « Damas, en sacrifiant cette base et la vie de quelques hommes lui a donné l’autorité pour conduire une vaste action contre tous ceux qui emploient des armes chimiques. Or, à ce jour, les seuls utilisateurs de ces armes identifiés par les Nations unies sont : les djihadistes. » Pour Thierry Meyssan, il s’agit d’une manœuvre de Donald Trump et du pari de Vladimir Poutine et de Bachar el-Assad visant à entraîner son opposition étasunienne dans une lutte à finir contre les djihadistes. « Nous verrons dans les prochains jours comment Washington et ses alliés réagiront à l’avancée des djihadistes. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous saurons si la manœuvre de Donald Trump et le pari de Vladimir Poutine et de Bachar el-Assad fonctionneront. » Paul Craig Robert trump-en-pièces-détachéesAvec cet analyste de Paul Craig Robert, nous entrons dans une approche tout à fait différente de celle de Thierry Meyssan. Ce n’est plus un Trump qui agit de manière à gagner l’opposition à ses politiques en Syrie, mais plutôt un Trump qui cède devant cette opposition et se met à son service. « L’establishment de Washington a repris le contrôle. D’abord Flynn et maintenant Bannon. Tout ce qui reste maintenant dans l’administration Trump sont les sionistes et les généraux fous qui veulent la guerre avec la Russie, la Chine, l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord. » Pour l’auteur, il est évident que l’attaque chimique dont prend prétexte Washington est un montage de son propre cru. « Selon les rapports du Département d’État, Tillerson a prévenu Poutine que les dispositions sont prises pour éliminer le président syrien Assad et Trump a donné son accord. » Selon son analyse, la Russie a trop longtemps hésité à faire table rase en Syrie des terroristes soutenus par Washington. En ignorant toutes ces évidences, la Russie a trop longtemps hésité à débarrasser totalement la Syrie de l’ISIS soutenue par Washington. La Russie a tergiversé parce qu’elle considérait de manière totalement irréaliste qu’elle pouvait aboutir à une coopération avec les É.-U. pour se débarrasser des terroristes qui sévissent sur le sol syrien. C’était une idée ridicule puisque justement ces terroristes sont une arme manipulée par Washington ! « À force d’hésiter et de croire en une improbable coopération avec les É.-U. la Russie s’est mise elle-même ainsi que la Syrie dans une position inconfortable. » Selon cette analyse, Russie et Syrie ont été bernées par des « partenaires » dont les objectifs sont toujours demeurés les mêmes : chasser Al Assad du pouvoir et soutenir les terroristes pour mener à bien leurs luttes au Moyen-Orient. « Si Washington peut réduire à zéro la présence russe en Syrie en réduisant tous ces espoirs de coopération contre le terrorisme, les É.-U. auront alors les mains libres pour réorienter ISIS contre l’Iran et à une grande échelle. Et quand l’Iran aura été maîtrisé alors ces mêmes terroristes apatrides seront utilisés pour déstabiliser les marches russes puis les provinces chinoises musulmanes. Il suffit de se souvenir du soutien américain aux terroristes tchétchènes. Il y a beaucoup plus à venir, c’est l’agenda hégémonique des néoconservateurs américains. » Que reste-t-il à Poutine à faire si ce n’est de se convaincre qu’aucune négociation n’est vraiment possible avec l’État profond étasunien? Ces négociations ne sont réussies qu’avec la soumission de l’adversaire. « Poutine a clairement déclaré qu’il était impossible de croire les Américains. C’est une déduction correcte des faits, alors pourquoi les Russes persistent-ils à espérer une coopération avec les É.-U. ? Une sorte de dilemme insoluble. Toute coopération avec Washington n’a qu’une seule définition : se rendre … Poutine n’a pas pu totalement nettoyer son pays de tous les espions américains qui s’y trouvent. Va-t-il se rendre aux volontés de l’Establishment de Washington comme Trump vient de le faire ? Il est tout à fait étonnant que les médias russes ne comprennent pas du tout devant quel péril se trouve confronté leur pays. » CONCLUSION Deux analyses bien différentes soutenues par deux personnes qui ont leurs propres sources d’information. Les évènements prochains devant porter sur la lutte contre les djihadistes devraient nous donner l’heure juste sur cet homme. Comme le signale Thierry Meyssan, là on verra le véritable visage qui se cache derrière ce Président, pour le moment, plutôt imprévisible. Oscar Fortin source: http://humanisme.blogspot.com

samedi

JUDGMENT DAY: Russia & China Bypass the Dollar With GOLD

Nigel Farage on yesterdays events

La Russie se réserve désormais le droit de réagir à des frappes US en Syrie


 08 avril 2017 Réseau International La Russie se réserve désormais le droit de réagir à des frappes US en Syrie Selon un vice-président de la commission de la défense du parlement russe, la suspension du mémorandum avec les États-Unis sur la prévention d’incidents aériens en Syrie permettra à la Russie de réagir opportunément à des menaces américaines, à l’instar de leur frappe sur une base syrienne. En réponse à l’attaque contre une base aérienne en Syrie, Moscou a suspendu le mémorandum russo-américain sur la prévention des incidents et la garantie de la sécurité des vols au cours de l’opération en Syrie. en réponse à l’attaque contre une base aérienne en Syrie. « Cette décision est absolument logique : à présent, beaucoup se posent la question de savoir pourquoi les missiles sol-air n’ont pas été utilisés. La réponse est que la Russie agissait dans le cadre du mémorandum. La sortie de ce mémorandum permettra de réagir opportunément à des menaces différentes, concernant notamment nos aérodromes et nos unités se trouvant dans ce pays », a déclaré à Sputnik Iouri Chvytkine, vice-président de la commission de la défense de la Douma (chambre basse du parlement russe). « Je pense que les États-Unis, conscients de la puissance de l’armée de Assad et de la Russie, ont ainsi essayé d’inverser la situation et de montrer qu’ils n’étaient pas à négliger », a ajouté le député. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les États-Unis ont tiré des missiles de croisière sur une base gouvernementale syrienne. Selon le Pentagone, 59 missiles ont été lancés depuis des navires de la marine américaine, tuant sept personnes, dont deux civils. La frappe a visé l’aérodrome de Shayrat qui serait « directement lié » à l’attaque chimique sur Khan Cheikhoun, selon l’administration américaine. source:https://fr.sputniknews.com/russie/201704071030786353-memorandum-russie-usa-suspension/ Partager la publication "La Russie se réserve désormais le droit de réagir à des frappes US en Syrie" :

mardi

Déclaration du Sommet : Un Plan B pour l’UE et la Zone euro


29 mars 2017 Union Européenne Les dirigeants européens commémorent le 60e anniversaire du traité de Rome dans une Union Européenne (UE) en dislocation. Ils ont décidé de répondre à la crise de l’UE en préparant un nouveau traité. Et d’ici là, de stimuler les initiatives de coopération renforcées dans une Europe à plusieurs vitesses, comme en témoigne le récent Livre Blanc de la Commission sur l’avenir de l’Union Européenne. Tout cela pour l’approfondissement de politiques néolibérales qui tuent l’Europe, et en poussant une intégration militaire agressive aux côtés de l’OTAN. Nous avons un Plan B pour faire face à cet horizon sombre pour les citoyens européens. Nous sommes prêts à offrir aux peuples européens une alternative. Elle nécessite une rupture avec les Traités actuels. La coopération en Europe doit être lancée sur une nouvelle base : protéger notre peuple, notre démocratie et la nature contre des zones de libre-échange et un marché intérieur desservant uniquement le profit des banques et des multinationales et la richesse des oligarchies. Nous devons nous débarrasser d’une Union Européenne qui est une machine de guerre contre le travail et au seul service du capital financier. Nous devons y faire face avec une Europe démocratique fondée sur la coopération d’États pleinement démocratiques dans l’intérêt de nos peuples. La coopération internationale devrait être poursuivie là où elle sert l’intérêt de la majorité (changement climatique, politiques d’asile, impôt sur les sociétés), tout en protégeant la démocratie et les droits sociaux contre la déréglementation, les privatisations et libéralisations du fait du droit de l’UE. En janvier 2016, le premier sommet du Plan B à Paris a été convoqué à la suite du coup d’État contre la Grèce à l’été 2015. Pour continuer à montrer nos réactions aux actions anti-démocratiques de l’UE, deux autres sommets du Plan B ont suivi, à Madrid et Copenhague. Dans le même temps, l’oppression contre la Grèce a continué, ne laissant plus aucune place pour les vœux pieux : l’UE porte atteinte à la démocratie et à la souveraineté populaire. La dette des États est utilisée comme un mécanisme de subordination ; la Banque Centrale Européenne (BCE) fonctionne elle aussi comme un instrument de domination, usant de sa capacité à couper le robinet des liquidités comme d’une arme contre tout type de résistance populaire et politique. Il est temps maintenant de renforcer le réseau de Plan B comme un forum ouvert et pluriel de débat et de préparation de politiques alternatives crédibles pour les peuples européens. Notre stratégie se compose d’un Plan A et un Plan B. Le Plan A rassemble diverses propositions de profonde réorientation du projet européen. Le Plan B est un désengagement progressif de l’Union Européenne dans le cas où Bruxelles continue dans un chemin antidémocratique et néolibéral et propose un nouveau type de coopération entre États, y compris sur la coopération monétaire. Nous nous engageons dans chacun de nos pays et à travers l’Europe à travailler à une renégociation complète des traités européens. Nous nous engageons à nous mobiliser dans les luttes des Européens dans le cadre d’une campagne de désobéissance civile européenne contre des pratiques européennes arbitraires et des « règles » irrationnelles, jusqu’à ce que cette renégociation soit atteinte. Nous reconnaissons que dans les cas comme la Grèce, il n’y a pas de place pour la négociation avec les oppresseurs. Et nous soutenons le droit des peuples à résister et à désobéir. Le Plan A Nous pensons que les traités actuels sont un obstacle à tout agenda progressiste. Toute tentative visant à modifier les traités doit avoir pour principe la participation massive, un débat et une prise de décision collective. La souveraineté populaire, le choix du peuple, doit primer. Afin de favoriser ce débat et les mobilisations associées, nous proposons les pistes suivantes pour qu’un projet européen puisse être poursuivi sur une trajectoire progressiste et en faveur des travailleurs. Nous, participants du sommet Plan B, appelons à : 1. Une réforme profonde de la BCE avec comme objectifs obligatoires d’assurer le plein emploi, permettre le financement des investissements publics et une activité économique écologiquement viable ; 2. L’abolition du TSCG et de l’ingérence des institutions dans les budgets nationaux, en s’assurant que les États membres puissent mener des politiques conformes aux choix démocratiques des peuples. La question de la dette publique, souveraine, sera adressée à l’échelle européenne, avec la pleine reconnaissance du droit des peuples et des États à conduire des audits de la dette avant tout paiement, et de refuser de payer les dettes illégitimes, illégales, odieuses et insoutenables. Nous travaillerons à une conférence européenne sur les dettes dans le but de libérer les peuples des dettes impayables, qui sont aujourd’hui des instruments pour imposer des politiques néolibérales, anti-démocratiques et d’austérité. 3. La réorientation de la politique mercantiliste qui domine l’Union européenne et, en particulier, la zone euro, au profit de la demande intérieure agrégée, afin d’équilibrer les balances courantes. Par conséquent, il faut un mécanisme macroéconomique crédible pour traiter les excédents courants en augmentant les salaires et la consommation intérieure et en augmentant les importations en provenance des pays déficitaires. 4. Le rejet du CETA, TAFTA, TISA et autres accords de libre-échange qui augmentent le pouvoir des multinationales au détriment de la démocratie et des droits sociaux et environnementaux. L’introduction d’un principe de non régression sociale et la mise en place de normes sociales et écologiques pour le marché intérieur unique et les échanges avec des pays tiers. Un protectionnisme écologique et social européen : afin de protéger notre environnement, producteurs et travailleurs par l’établissement d’une tarification commune sur les marchandises importées, y compris des quotas ou autres règles pour les biens et services qui ne respectent pas les normes écologiques et sociales fondamentales ; 5. La lutte contre la concurrence fiscale, les paradis fiscaux et l’arbitrage fiscal par des pénalités fiscales sur les flux financiers vers des paradis fiscaux à l’intérieur et à l’extérieur de l’UE et l’introduction d’une imposition minimale efficace sur les sociétés. En cas de non-coopération, nous devons permettre aux États membres de défendre leur assiette fiscale via des pénalités sur les flux vers des paradis fiscaux ; 6. Renforcer la lutte contre le changement climatique grâce à une politique économique qui assure la durabilité écologique et enraye le réchauffement climatique. L’UE doit également mettre en place des stratégies d’adaptation plus fortes, de l’échelon local au niveau international, pour prévenir les dommages liés au changement climatique ; 7. L’adoption d’un Protocole social afin de protéger les droits sociaux et négociations collectives contre les “libertés fondamentales” affirmées dans le cadre du marché intérieur et s’assurer que tous les travailleurs mobiles de l’Union, travaillent au minimum sous les mêmes conditions salariales et de travail que les travailleurs du pays hôte ; 8. Au renforcement des droits des femmes et l’égalité des genres, qui représente un atout fondamental des sociétés démocratiques et du développement économique et social. Résister au patriarcat est une question fondamentale des droits humains. Toutes les formes de violence fondée sur le genre et l’exploitation sexuelle doivent être éliminées ; 9. La résistance à l’Europe forteresse. L’Europe a besoin d’une nouvelle politique migratoire et d’asile issue des conventions internationales sur les droits humains et le droit humanitaire et d’augmenter le partage de responsabilités pour assurer la protection de tous. Plus de frontières fermées, assez de morts en Méditerranée. Assez d’exportation d’armements, de guerres et d’accords de libre-échange destructeurs, qui sont parmi les premières raisons qui poussent les peuples à l’exil. Assez de financement de l’industrie de la guerre à travers les contrats d’armements, largement reliés à la corruption et à la dette odieuse. 10. La préparation et l’inclusion dans les traités des conditions pour garantir une sortie ordonnée de l’euro pour les États qui le souhaiteraient, tout en stabilisant les taux de change. Le Plan A s’appuie sur une stratégie de rapport de force. Nous devons désobéir aux traités pour rendre possible une reconstruction de l’Europe. Nous devons reconnaître néanmoins que toute tentative de modifier les traités néolibéraux de l’UE en faveur de la démocratie et du travail est susceptible d’échouer, en étant bloquée par un seul État membre et rencontrera la farouche opposition des institutions européennes. Aussi, un Plan A crédible a besoin d’un Plan B qui servira à la fois de levier dans les négociations avec l’UE, mais permettra également aux États membres de se dissocier et se désengager du carcan néolibéral de l’Union européenne afin de poursuivre de nouveaux types de coopération fondés sur nos agendas progressistes. Alors que nous, les signataires de cette déclaration, accordons des degrés d’importance différents au plan A, nous sommes d’accord sur l’importance cruciale d’un plan B, qui modifiera le contexte pour nous permettre d’atteindre nos objectifs. Le PLAN B Face à l’impossibilité d’une réorientation profonde de l’UE, nous nous engageons à ce que nos pays reprennent le contrôle de leurs outils de base d’intervention dans l’économie. A travers une collaboration étroite entre États, nous voulons mettre en œuvre notre programme de justice fiscale, sociale, économique et environnementale. Soyons clairs sur un point central. Entre sauver l’euro et notre peuple, notre choix est fait : nous choisissons le peuple. Nous proposons, en alternative au Plan A, un Plan B pour un « divorce à l’amiable » de l’euro ou un plan de sortie euro pour un seul pays. Travaillons à un cadre de coopération monétaire issu des monnaies nationales et à une unité comptable européenne commune (monnaie commune). Nous visons à créer un système commercial équitable (« protectionnisme solidaire ») basé sur la promotion des droits des travailleurs, la protection de l’environnement, le contrôle des capitaux, la santé et la protection des consommateurs, le contrôle public des ressources et des services essentiels et un traitement spécial et une aide aux pays appauvris, respectant pleinement les conventions fondamentales de l’OIT, un taux d’impôt minimal sur les sociétés et l’accord sur le climat de Paris COP21. En cas de non-coopération, nous devons permettre aux États membres de défendre leur assiette fiscale via des pénalités sur les flux vers des paradis fiscaux et à travers des mécanismes comptables crédibles. Toutes ces solutions peuvent être prises par un ou plusieurs États Membres et États tiers prêts à coopérer sur cette base progressiste. Plus cette nouvelle zone coopérative et progressiste est grande, plus elle est profitable à nos peuples. Le sommet de Rome est un jalon dans le développement de notre stratégie du Plan B. Particulièrement à l’aune des élections à venir dans plusieurs États Membres (Pays-Bas, France, Allemagne). Dans un contexte de Brexit et de crise continue en Espagne, Italie, Grèce et Portugal, le Plan B et sa solidarité internationaliste est plus vitale que jamais. Nous nous engageons à non seulement communiquer largement ces solutions pour l’Europe, en amont du débat sur une réforme européenne à l’occasion de l’anniversaire du traité de Rome, mais aussi à soutenir toutes les propositions, initiatives et mobilisations dans cette perspective. Nous nous tenons également prêts à les présenter à la Commission et au Conseil européen dès notre arrivée au pouvoir. Nous sommes prêts à désobéir aux règles européennes tant que l’Union européenne néo-libérale et anti-démocratique continuera. Si le Conseil européen et la Commission s’opposent à nos solutions raisonnables et concrètes, nous nous engageons à les faire prévaloir en dehors du cadre communautaire actuel. Nous allons continuer à approfondir et élargir notre plateforme politique. Le prochain et 5e Sommet du Plan B se tiendra à Lisbonne, en octobre 2017, 10 ans après la signature du Traité de Lisbonne. - Marina Albiol Guzmán, MEP, Izquierda Unida, Spain - Malin Björk, Member of the European Parliament, Vänsterpartiet, Sweden - Eric Coquerel, Regional councillor, Ile de France, Parti de Gauche, France - Fabio De Masi, MEP, Die Linke, Germany - Stefano Fassina, City councillor, Rome, MP, Sinista Italiana, Italy - Eleonora Forenza, MEP, Altra Europa, Italy - Zoe Konstantopoulou, head of Course to Freedom (Plefsi Eleftherias), former President of the Hellenic Parliament, President of the Debt Truth Committee, Greece - Marisa Matias, MEP, Bloco de Esquerda, Portugal - Jean-Luc Mélenchon, MEP, France - Søren Søndergaard, MP and former MEP, Red-Green Alliance, Denmark - Miguel Urbán, MEP, Podemos, Spain - Nikolaj Villumsen, MP, Red-Green Alliance, Denmark Réseau International Source : ESSF via: http://www.cadtm.org/Declaration-du-Sommet-Un-Plan-B Partager la publication "Déclaration du Sommet : Un Plan B pour l’UE et la Zone euro"

BREAKING!!! IT’S HAPPENING! WHAT THIS OBAMA AIDE SQUEALED ON LIVE TV WIL...

Où sont les vraies racines de l’explosion de l’Europe ?

samedi

Le désastre annoncé de l’économie allemande


19 mars 2017 Je suis de très près le blog de Pierre Gosselin (notrickszone.com) et je me suis permis d’écrire un billet inspiré de l’un de ses derniers articles, tous parfaitement documentés au sujet de la politique énergétique allemande. Depuis le grand tsunami du 11 mars 2011 qui dévasta le nord-est de l’île japonaise de Honshu le pouvoir politique allemand a pris la décision irréversible d’abandonner l’énergie nucléaire et de développer à outrance les énergies renouvelables tout en déplaçant des villages entiers afin d’extraire à ciel ouvert, donc à peu de frais, un charbon brun de mauvaise qualité brûlé dans des usines de production d’électricité disséminées sur tout le territoire allemand. De ce fait l’Allemagne est devenu le pays le plus pollueur d’Europe. Cette décision d’abandonner l’uranium a été prise sous la pression constante des partis écologistes apparemment allergiques à ce métal auquel ont été préférées à grands frais les énergies vertes dites renouvelables. Les dispositions législatives ont encadré (comme d’ailleurs en France et d’autres pays européens) les tarifs du kWh d’origine « verte » c’est-à-dire provenant de l’éolien et du photovoltaïque essentiellement. Les grandes compagnies d’électricité E.on et RWE ont été priées de bien vouloir acheter au prix fort ces kWh « verts » et les revendre au prix du marché. C’est comme si la Chancelière Merkel obligeait la firme Mercedes à vendre 5 000 euros des véhicules dont la fabrication a coûté 30 000 de ces mêmes euros sortis d’usine ! En conséquence les deux compagnies d’électricité les plus importantes d’Allemagne ont vu leurs finances se dégrader année après année à tel point qu’aujourd’hui leur endettement est alarmant alors que ces compagnies étaient florissantes il y a à peine dix ans. Les pertes d’E.on sur l’année 2016 s’élèvent à 12,4 milliards d’euros, donnée non définitive, et elles avaient déjà atteint 7 milliards en 2015. Quant aux pertes de RWE elles atteignent la « modeste » somme de 5,7 milliards. Des milliers d’employés de ces deux compagnies se sont retrouvés au chômage pour limiter ces pertes et pendant ce temps le prix du kWh ne cesse d’augmenter au compteur des particuliers – il a doublé en 5 ans sans qu’il y ait eu une inflation notable – car il faut absolument préserver la santé de l’industrie allemande qui bénéficie toujours de tarifs préférentiels. Les voitures Mercedes sont fabriquées par des robots et les pièces sont produites (quand elles le sont en Allemagne) avec des machines-outils sans aucune intervention humaine mais tout cet équipement consomme de l’électricité, beaucoup d’électricité … À dire vrai l’économie allemande subventionnée de manière indirecte par tous les habitants qui commencent à souffrir de coupures d’électricité – un comble ! – ne pourra que s’effondrer brutalement dans un proche avenir. Devant une telle situation le Ministre Peter Altmaier, ancien Ministre de l’Environnement et actuellement Ministre des Affaires Spéciales, très proche de la Chancelière, a déclaré il y a quelques jours que la politique énergétique allemande devait absolument être revue sinon abandonnée car c’est un désastre industriel, financier et écologique puisque l’Allemagne, depuis 2011, n’a pas réduit d’un gramme sa production de CO2 (dixit le Ministre lors d’une interview au journal Die Welt) … ajoutant que la politique de protection du climat telle qu’elle a été engagée par l’Allemagne est totalement contre-productive. Il faut enfin ajouter que les coûts la gestion des combustibles usés des centrales nucléaires et le démantèlement de ces dernières fera partie de la feuille d’impôt de tous les Allemands. Bienvenue dans un monde dénucléarisé meilleur ! source: https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/03/18/le-desastre-annonce-de-leconomie-allemande/via Réseau International Partager la publication "Le désastre annoncé de l’économie allemande"

"Trump attaque Berlin sur ses dépenses militaires, juste après la rencontre avec Merkel"


Trump attaque Berlin sur ses dépenses militaires, juste après la rencontre avec Merkel 19 mars 2017 Réseau International Le président américain Donald Trump s’est livré à une diatribe contre l’Allemagne samedi affirmant que Berlin devait payer plus pour profiter du parapluie protecteur de l’Otan et de Washington. L’Allemagne « doit d’énormes sommes d’argent » à l’Otan et aux Etats-Unis qui lui « fournissent une défense très puissante et très coûteuse », a tweeté le président moins de 24 heures après sa première rencontre en personne avec la Chancelière allemande Angela Merkel à la Maison Blanche. Dans deux tweets, le président américain écrit que « l’Allemagne doit d’énormes sommes d’argent à l’Otan et les Etats-Unis doivent être plus payés pour la défense très puissante et très coûteuse qu’ils fournissent à l’Allemagne! ». Dans son premier tweet il avait commencé par affirmer avoir eu une « EXCELLENTE » rencontre avec Mme Merkel vendredi à Washington, contrairement à ce que de nombreux observateurs ont vu comme une réunion tendue qui a souligné les divergences entre les deux dirigeants en particulier en matière de commerce ou d’immigration. « En dépit de ce que vous avez entendu de la part des FAUSSES NOUVELLES. J’ai eu une EXCELLENTE rencontre avec la Chancelière Angela Merkel », a écrit le président depuis sa luxueuse résidence de Floride où il passe le week-end avant de se lancer dans son attaque en règle des dépenses militaires de Berlin. Coupes budgétaires Pourtant Mme Merkel avait assuré le président américain que l’Allemagne allait monter à 2% de son PIB la part de dépenses militaires lors de leur première rencontre en personne vendredi. « Nous nous engageons aujourd’hui à cet objectif de 2% (du produit intérieur brut, NDLR) jusqu’en 2024 », contre 1,2% actuellement, a-t-elle déclaré au cours d’une conférence de presse commune, qui a souligné un peu plus les divergences entre les deux dirigeants. Le gouvernement allemand n’a pas souhaité réagir samedi et un porte-parole a renvoyé aux propos de Mme Merkel pendant la conférence de presse. Le reproche de M. Trump n’est pas nouveau, il en avait fait un slogan de campagne soulignant que les Etats-Unis, qui dépensent un peu plus de 3% de leur PIB dans la défense, portait une trop grande part du fardeau financier que représente l’Alliance atlantique. La rhétorique de campagne de M. Trump a néanmoins fait de l’effet et ramené le sujet du financement sur le devant de la scène parmi les membres de l’Alliance, qui ont procédé pendant des années à des coupes dans les budgets militaires. Deux anciens ambassadeurs américains auprès de l’Alliance sous l’administration Obama, ont entrepris de démonter la logique de M. Trump. « Il ne s’agit pas d’un document comptable avec une colonne crédit et une colonne débit. Il s’agit d’un programme d’investissement sur 10 ans et les alliés font des progrès, lentement », a expliqué Douglas Lute, lors d’un entretien avec l’AFP. « Il ne s’agit pas là d’une transaction financière, dans laquelle les pays de l’Otan paieraient les Etats-Unis pour les défendre, il s’agit de notre engagement par un traité », a renchéri Ivo Daalder, dans une dizaine de tweets. « Les Etats-Unis sont lourdement engagés militairement dans l’Otan. Mais ce n’est pas pour faire plaisir à l’Europe. C’est vital pour notre propre sécurité », a-t-il souligné. Les menaces voilées du candidat Trump ont eu d’autant plus de portée que l’Alliance est confrontée à ce qu’elle perçoit comme une posture de plus en plus agressive de la part de la Russie, après l’annexion de la Crimée en 2014 et avec le soutien apporté aux rebelles dans l’est de l’Ukraine. Suite à l’annexion de la Crimée, les Etats membres de l’Otan avaient convenu d’augmenter leurs dépenses militaires au sein de l’Alliance sur 10 ans pour qu’elles atteignent 2% de leur Produit intérieur brut (PIB) en 2024. Le PIB des Etats-Unis représente 46% des richesses nationales cumulées des pays alliés, mais leurs dépenses militaires (679 milliards de dollars en 2016) pèsent 68% du total des budgets de défense des 28 pays membres. Hormis les Etats-Unis (3,36% du PIB), seuls le Royaume-Uni (2,17%), la Pologne (2,01%), l’Estonie (2,18% du PIB) et la Grèce (2,36%) atteignent l’objectif solennellement réaffirmé en 2014 par les dirigeants de l’Otan, selon les estimations de l’Otan pour 2016. source: http://french.almanar.com.lb/308757

depart de Chuck Berry - l'un des peres fondateurs du Rock & Roll -Johnny B. Goode

Is World Peace Possible ?


China To Trump Prepare For War

MARINE LE PEN et FLORIAN PHILIPPOT TACLENT LES MÉDIAS du SYSTÈME..

HOT NEWS I Merkel Handshake Offer to Trump Falls on Deaf Ears

'We have something in common' - Trump jokes about Obama wiretaps with Me...

jeudi

colis piégé au FMI


Letter bomb that exploded at Paris IMF office was sent from Greece


A letter bomb that was dispatched to the headquarters of the International Monetary Fund (IMF) in Paris and blew up on Thursday, injuring the employee who opened it, was sent from Greece, the Greek public order minister has said. Greek intelligence officials are working on the assumption that the blast in the French capital may have been orchestrated by an urban guerrilla group that claimed responsibility for a parcel bomb sent to the German finance minister, Wolfgang Schäuble, on Wednesday. That suspicion was bolstered on Thursday when Nikos Toskas said he had been told the IMF letter bomb had been contained in an envelope with a Greek return address. “French authorities just informed us that it was mailed from Greece,” Toskas told Ant1 Television. There was no immediate claim of responsibility for the Paris letter bomb, which was reported to have burned the IMF staff-member on her face and arms as she opened it. More: https://www.theguardian.com/world/2017/mar/16/letter-explodes-international-monetary-fund-offices-paris

lundi

Dans les coulisses du combat entre Trump et l’État profond


La véritable histoire derrière la chute de Michael Flynn a été confirmée par l’informateur très bien renseigné, qui nous avait précédemment détaillé ses prévisions sur l’évolution de la politique étrangère de la présidence Trump. Selon mon informateur, que j’ai appelé « X », « Flynn a été évincé parce qu’il poussait à une attaque contre l’Iran qui aurait eu des conséquences désastreuses. Cela aurait mené à des répliques iraniennes contre des fournisseurs de pétrole occidentaux dans le Moyen-Orient, qui auraient donné encore plus de puissance économique à la Russie, en augmentant les prix du pétrole à plus de 200 dollars le baril, et l’UE aurait dû soit rejoindre le bloc russo-chinois, soit se trouver dans l’incapacité d’obtenir assez d’énergie pour assurer sa survie. Les États-Unis se seraient retrouvés dans une situation d’isolement complet. » Alors qu’il était encore à son poste de conseiller en sécurité nationale, Flynn avait posé un ultimatum à l’Iran. C’était, en d’autres termes, une déclaration de guerre virtuelle. « X » développe son propos : « La Turquie est le pays-clé ici, et la Turquie veut un accord avec l’Iran. Le plus grand danger pour l’OTAN est la Turquie, parce qu’elle ne contrôle pas la Serbie. La Turquie-Serbie jouxtent la Roumanie et la Bulgarie et peuvent donc menacer les flancs sud et sud-ouest de l’OTAN. La Serbie s’est alliée à la Russie dans la Première Guerre mondiale, et la Turquie à l’Allemagne. Tito s’est allié à la Russie dans la Deuxième Guerre mondiale et la Turquie était neutre. Si la Turquie, la Serbie et la Russie s’allient, l’OTAN sera débordée. La Russie est alliée à l’Iran. Après ce qu’Erdogan a perçu comme une tentative de coup d’État de la CIA contre lui, la Turquie se rapproche de la Russie et de l’Iran. Tout cela était bien trop difficile à gérer pour Flynn. » Pour « X », les ouvertures de l’administration Obama envers l’Iran, qui ont mené à l’accord sur le nucléaire, étaient essentiellement une tactique destinée à miner la firme russe Gazprom – Obama tablait sur un pipeline Iran-Irak à travers la Turquie, jusqu’aux marchés de l’UE. Toutefois, ce gambit majeur du Pipelinistan aurait demandé des investissements majeurs et des années de construction. En parallèle, depuis le début, Téhéran a augmenté ses ventes d’énergie à ses voisins eurasiens, notamment à la Chine. Flynn était probablement « dépassé par la situation », comme le dit « X », quant à la façon de procéder sur cet échiquier hyper-complexe de l’Asie du Sud-Est. A contre-courant de la narrative officielle du consensus virtuel de la Beltway [le Congrès et les divers lobbies de Washington DC, NdT], « X » insiste : « Le rapprochement avec la Russie ne dépendait pas de Flynn. Il dépend de ceux qui supervisent Trump et qui l’ont porté à son poste pour qu’il se rapproche de la Russie. Le conflit de l’État profond 1 avec Trump n’a aucune importance. Il y a des pros, qui savent comment et quand changer de politique. Ils ont des dossiers sur tous ceux qui occupent des positions de pouvoir et peuvent les détruire à volonté. Flynn était sur leur chemin et ils l’ont sorti. » « X » révèle encore une fois ce qui inquiète le Pentagone, par rapport à la Russie. « La Russie n’est pas une menace économique pour les USA. En revanche, sa base industrielle est centrée sur la production militaire. Depuis les bombardements de Belgrade de la fin des années 1990, elle a développé ses capacités et représente aujourd’hui la première puissance militaire mondiale, en termes d’autodéfense. Ses missiles défensifs scellent son espace aérien et ses missiles balistiques intercontinentaux offensifs sont les plus avancés au monde. Les missiles défensifs américains récemment testés et placés en Roumanie sont presque inutiles, malgré une fausse démonstration triomphale, mise en scène pour en imposer à l’Europe et maintenir la cohésion de l’OTAN. La Russie est l’alliée naturelle des USA. Les USA vont se rapprocher de la Russie et le départ de Flynn est relativement insignifiant, sauf pour sa valeur de divertissement. » Sortir Trump Comparez cette analyse avec le scénario de la CIA relayé par ses sténographes des médias maintream américains, qui argue d’une guerre intestine dans l’administration Trump. Il y a certes eu une bataille, et les services de renseignements américains ont aidé avec enthousiasme à l’éviction de Flynn, qu’ils n’ont jamais aimé (et réciproquement). Ajoutez à la pieuvre des renseignements des loyalistes d’Obama, comme le consternant Ben Rhodes, ainsi que des opérateurs divers issus de l’État profond, à la retraite ou non. Le néocon Michael Ledeen, qui a co-écrit l’opus islamophobe The Field of Fight avec Flynn, s’est plaint de l’assassinat politique de Flynn, qui aurait été mené, selon lui, par « une cabale d’officiels de la CIA et de loyalistes d’Obama, en collusion avec leurs alliés des médias ». Il est vrai que les factions les plus puissantes des néocons-liberalcons 2 ont lancé une attaque concertée contre Flynn et continuent à saper la présidence Trump dans l’espoir de le renverser – et ce, en explorant toutes les possibilités qui leur viennent à l’esprit, destitution comprise. Quelle que soit la stratégie des vrais Maîtres détaillée par « X », Trump fait face à un axe de néocons-liberalcons alliés avec la CIA, les médias néolibéraux – de CNN jusqu’au Washington Post – et la machine encore fonctionnelle Clinton. Ce qui aurait représenté le changement de donne ultime – un vrai rapprochement avec la Russie – peut de toute évidence être mis en péril, malgré l’analyse de « X » . Ou, et l’hypothèse est nettement plus séduisante, nous pourrions nous trouver dans un théâtre d’ombres wayang sophistiqué : les Maîtres, suivant les prescriptions de Kissinger, tenteraient de s’aligner avec la Russie pour briser la dynamique de l’intégration eurasienne, qui repose essentiellement sur le partenariat stratégique Russie-Iran-Chine. Pendant ce temps, nous avons des diversions désagréables comme le sénile, l’horrible duo McCain-Graham demandant à Kiev, plus tôt cette année, de repartir en guerre contre la République populaire de Donetsk – et d’en rejeter la faute sur le président Poutine. HR McMaster lui-même, le nouveau conseiller en sécurité nationale, peut être une tactique de diversion habilement montée par l’équipe Trump. McMaster représente le statu quo le plus politiquement correct de l’État profond ; il dépeint la Russie en « ennemi », comme le demande la doctrine du Pentagone, qui considère la Russie comme une « menace existentielle » aussi importante que la Chine. Il est donc trop tôt pour déclarer sans équivoque que les néocons ont frappé Trump. Nous sommes au milieu d’un match fratricide entre les différentes élites des États-Unis. C’était en grande partie prévisible, même avant le résultat final de l’élection présidentielle américaine. « X » a fondamentalement raison, quand il souligne que Trump a été soutenu par les Maîtres pour réorienter/réorganiser/ré-énergiser tout le projet de l’empire du chaos. Les 54 milliards de plus que Trump a annoncé allouer au Pentagone avaient été prévus de longue date. « T-Rex » Tillerson 3, discrètement, a déjà décimé la moitié du Département d’État d’Obama ; c’est du nettoyage de marécage concentré. 4. L’industrie du pétrole et une importante faction du complexe militaro-industriel se tiennent fermement du côté de Trump. Ces intérêts savent déjà que la diabolisation de la Russie est mauvaise pour les affaires. L’axe perdant va toutefois continuer à semer le désordre. Mais le Machiavel/Richelieu de Trump, Steve Bannon, a peut-être vendu la mèche – en code – quand il a suggéré que tout cela est un processus de destruction créatrice, destiné à former une nouvelle structure de pouvoir aux USA. Dans ces circonstances, Flynn n’était qu’un pion. Le sombre néo-Machiavel et son prince sont fermement installés dans une vision à long terme. Pepe Escobar Article original en anglais : Backstage at the Trump vs. Deep State Cage Match, Sputnik Traduit par le blog entelekheia.fr Notes du traducteur 1.NDT. A, l’État profond se compose des forces combinées du complexe militaro-industriel, de la communauté des 17 services de renseignements des USA, de Wall Street, des multinationales et de leurs émanations politiques, légales, relationnelles, médiatiques, etc. – lobbies, comités d’action politique, ONG, portes tournantes entre secteur privé et élus, médias, entreprises de relations publiques, firmes d’avocats, organisations privées ostensiblement caritatives, telles qu’entre autres les célèbres fondations Ford, Rockefeller ou Soros, etc. L’État profond des USA profite immensément des guerres. Par ailleurs, l’expression « État profond » laisse imaginer un bloc doté d’une politique commune solide. Il n’en est rien. Selon toute apparence, c’est une mosaïque d’intérêts divers sans réelle cohésion, même politique. ↩ 2.NdT: néocons : fauteurs de guerres républicains. Liberalcons : fauteurs de guerres démocrates 3.NdT, le nouveau Secrétaire d’État ex-PDG d’Exxon Mobil 4.NdT: l’un des slogans de campagne de Trump était « Drain The Swamp », « nettoyons le marécage » La source originale de cet article est sputniknews.com

De nouveaux documents de la CIA déclassifiés Mensonges & Manipulation Réseau International


Ils montrent que la CIA travaille en étroite collaboration avec les propriétaires et journalistes des grands médias. Et cela depuis des décennies. Des documents nouvellement déclassifiés montrent qu’un agent de la CIA et un directeur adjoint à la Direction du renseignement ont travaillé en étroite collaboration avec les propriétaires et les journalistes des plus grands médias : La Commission spéciale du Sénat des États-Unis pour étudier les opérations gouvernementales en matière d’activités de renseignement a révélé, en 1975, que la CIA avait soumis des articles à la presse américaine. Wikipedia ajoute des détails : Après 1953, le réseau a été supervisé par Allen W. Dulles, le directeur de la CIA. À cette époque, l’Opération Mockingbird avait une influence majeure sur 25 journaux et agences de presse. La méthodologie habituelle consistait à fournir des articles rédigés à partir de renseignements fournis par la CIA à des journalistes, volontaires ou pas. Ces articles seraient alors répétés ou cités par les autres journalistes, qui seraient à leur tour cités dans tous les services de presse. Le Bureau de la coordination des politiques (OPC) a été financé par des prélèvements sur les fonds destinés au Plan Marshall [c.-à-d. La reconstruction de l’Europe par les États-Unis après la Seconde Guerre mondiale]. Une partie de cet argent servait à corrompre journalistes et éditeurs. En 2008, le New York Times écrivait : « Pendant les premières années de la guerre froide, [des écrivains et artistes éminents, d’Arthur Schlesinger Jr. à Jackson Pollock] ont été financés, quelquefois somptueusement, toujours secrètement, par la C.I.A. dans le cadre de sa campagne de propagande contre l’Union soviétique. C’est peut-être l’utilisation la plus réussie du soft power dans l’histoire américaine. » Un agent de la CIA a déclaré au propriétaire du Washington Post, Philip Graham […] dans une conversation sur la volonté des journalistes de vendre la propagande de la CIA et ses histoires montées de toutes pièces : « Vous pouvez vous payez un journaliste pour moins cher qu’une escort girl, juste pour quelques centaines de dollars par mois. » *** Le célèbre journaliste du Watergate, Carl Bernstein, écrivait en 1977 : « Plus de 400 journalistes américains […] au cours des vingt dernières années, ont secrètement effectué des missions pour la CIA, selon des documents provenant du siège de la CIA. » *** Dans de nombreux cas, selon des documents de la CIA, des journalistes ont été engagés pour accomplir des tâches pour la CIA avec le consentement des directions des principales organisations médiatiques américaines. *** Parmi les cadres qui ont prêté leur concours à l’Agence figuraient les dirigeants de CBS, de Time, du New York Times, du Journal de Louisville Courier, et de Copley News Service. Parmi les autres organisations qui ont collaboré avec la CIA, citons ABC, NBC, AP, UPI, Reuters, Hearst Newspapers, Scripps Howard, le magazine Newsweek, le Mutual Broadcasting System, le Miami Herald, l’ancien Saturday Evening Post et le New York Herald Tribune. *** Il est amplement prouvé que les principaux éditeurs américains et les dirigeants de médias se sont autorisés, à eux-mêmes et à leurs organisations, à servir les services de renseignement. « Ne nous contentons pas de mauvais journalistes, pour l’amour de Dieu », s’écriait William Colby à un moment donné aux enquêteurs du Church Comittee, « montons directement à la direction ». *** La CIA a même dirigé un programme de formation officiel dans les années 1950 pour enseigner à ses agents à être journalistes. Les officiers de renseignement ont été « entraînés à faire du bruit, comme des journalistes », a expliqué un haut fonctionnaire de la CIA, et ont ensuite été placés dans les principales organisations médiatiques, avec l’aide de la direction. *** Une fois par an, pendant les années 1950 et le début des années 1960, les correspondants de CBS se réunissaient avec la hiérarchie de la CIA pour des dîners privés et des séances d’information. *** Allen Dulles entretenait de fréquents contacts avec son bon ami, le regretté Henry Luce, fondateur des magazines Time et Life, ce qui a facilement permis à certains membres de son personnel de travailler pour l’Agence. Il a aussi accepté de fournir des emplois et des lettres de recommandation à d’autres agents de la CIA qui manquaient d’expérience journalistique. *** Dans les années 1950 et au début des années 1960, les correspondants étrangers du magazine Time ont assisté à des dîners d’information de la CIA semblables à ceux que la CIA tenait pour CBS. *** Lorsque Newsweek a été acheté par la Washington Post Company, l’éditeur Philip L. Graham a été informé par les représentants de l’Agence que la CIA utilisait parfois le journal à des fins de couverture, selon des sources de la CIA. « Il était largement reconnu que Phil Graham était quelqu’un toujours prêt à vous aider », a déclaré un ancien directeur adjoint de l’Agence. « C’est Franck Wisner qui s’arrangeait avec lui ». (Wisner, directeur adjoint de la CIA de 1950 à peu de temps avant son suicide en 1965, était le premier organisateur des « opérations noires » de l’Agence, dont nombreuses impliquaient des journalistes. Wisner aimait se vanter de son « tout puissant Wurlitzer », un instrument de propagande merveilleux qu’il a construit, et utilisé, avec l’aide de la presse). *** En novembre 1973 − après que la CIA a prétendu avoir mis fin à ce programme − Colby a déclaré aux journalistes et éditeurs du New York Times et du Washington Star que l’Agence avait « environ trois douzaines » de journalistes américains « dans le fichier des salaires de la CIA », dont cinq qui travaillaient aussi pour des « organismes de presse à diffusion générale ». Pourtant, au moment même où le Comité sénatorial de renseignement tenait ses audiences en 1976, selon des sources de haut niveau de la CIA, la CIA continuait de maintenir des liens avec soixante-quinze à quatre-vingt dix journalistes de toutes fonctions, des cadres, des reporters, des pigistes, des photographes, des chroniqueurs, des commis de bureau et des membres des équipes techniques de radiodiffusion. Plus de la moitié d’entre eux avaient été retirés des contrats de la CIA et de la masse salariale, mais ils étaient encore liés par d’autres accords secrets avec l’Agence. Selon un rapport inédit de la commission parlementaire sur le renseignement, présidé par le représentant Otis Pike, encore au moins une quinzaine d’organismes de presse continuaient à fournir une couverture pour les agents de la CIA en 1976. *** Les responsables les plus compétents sur le sujet disent que le chiffre de 400 journalistes américains est une estimation faible. Beaucoup de gens pensaient que si que si ce fait était connu, quelques-uns des plus grands noms du journalisme seraient foutus […] Un expert sur la propagande a témoigné sous serment pendant un procès que la CIA emploie maintenant des milliers de journalistes et possède ses propres organisations médiatiques. Que son estimation soit exacte ou non, il est clair que de nombreux journalistes éminents font toujours un rapport à la CIA. Un documentaire de la BBC en 4 parties intitulé Century of the Self montre qu’un américain, Edward Bernays, le neveu de Freud, a créé la technique moderne de manipulation des perceptions du public et que le gouvernement américain a largement utilisé ses techniques. John Pilger est un journaliste très réputé (John Simpson, rédacteur en chef des affaires mondiales de la BBC, a déclaré: « Un pays qui n’a pas de John Pilger dans son journalisme est un pays très faible »). Pilger a déclaré en 2007 : Nous savons maintenant que la BBC et d’autres médias britanniques ont été utilisés par un service secret britannique, le MI-6. Dans ce qu’ils appelaient Operation Mass Appeal, les agents du MI-6 ont fabriqué des histoires au sujet des armes de destruction massive de Saddam, telles que les armes cachées dans ses palais et dans des bunkers souterrains secrets. Toutes ces histoires étaient fausses. *** Une de mes histoires préférées au sujet de la guerre froide concerne un groupe de journalistes russes qui faisaient un tour des États-Unis. Le dernier jour de leur visite, ils ont été invités par l’hôte pour faire part de leurs impressions. « Je dois vous dire, a dit le porte-parole, que nous sommes étonnés de constater, après avoir lu tous les journaux et regardé la télévision jour après jour, que toutes les opinions sur tous les points importants sont les mêmes. Pour obtenir ce résultat dans notre pays, nous envoyons des journalistes au goulag. Nous arrachons même leurs ongles. Ici, vous n’avez rien à faire. Quel est votre secret ? » En 2008, Nick Davies écrit dans The Independent : « Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, il existe une stratégie concertée pour manipuler la perception des masses. Et les mass media fonctionnent comme des assistants complaisants, négligeant de résister en révélant ce fait. La facilité avec laquelle ce système peut établir son emprise reflète une faiblesse structurelle rampante qui afflige maintenant la production de nos informations. J’ai passé les deux dernières années à la recherche d’un livre sur le mensonge, la distorsion et la propagande dans les médias globalistes. La « lettre de Zarqawi », qui fut publiée en première page du New York Times en février 2004, faisait partie d’une série de documents hautement suspects qui auraient été écrits par, ou à, Zarqawi et qui ont alimentés les médias. Ce matériel est produit, en partie, par des agences de renseignement qui continuent de travailler sans surveillance efficace ; Et aussi par une structure nouvelle de « communications stratégiques » qui a été initialement conçue par des colombes du Pentagone et de l’Otan qui voulaient utiliser des tactiques subtiles et non violentes pour faire face au terrorisme islamiste mais dont les efforts sont mal réglementés et mal supervisés, entraînant comme résultat que certains de ses pratiquants se déchaînent et s’engagent dans les arts noirs de la propagande. *** Le Pentagone a maintenant désigné les « opérations d’information » comme sa cinquième « compétence de base » aux côtés des forces terrestres, maritimes, aériennes et spéciales. Depuis octobre 2006, chaque brigade, division et corps de l’armée américaine possède sa propre unité « psyop » produisant des « informations » pour les médias. Cette activité militaire est liée à la campagne de « diplomatie publique » du Département d’État qui comprend le financement de stations de radio et de sites Web d’actualités. En Grande-Bretagne, la Direction du ciblage et des opérations d’information du ministère de la Défense collabore avec des spécialistes de 15 psyops britanniques, basés à l’école de sécurité et de renseignement de la défense de Chicksands, dans le Bedfordshire. Dans le cas du renseignement britannique, on a pu voir cette combinaison de propagande imprudente et d’échec de surveillance du travail dans le cas de l’opération Mass Appeal. L’ancien inspecteur des armements de l’ONU, Scott Ritter, a expliqué dans son livre Iraq Confidential comment, à Londres en juin 1998, il a été présenté à deux « spécialistes de la propagande noire » du MI6 qui voulaient qu’il leur donne des documents qu’ils pourraient disséminer grâce aux « éditeurs et auteurs qui travaillent avec nous de temps en temps ». Le gouvernement continue de payer des journalistes pour répandre la désinformation. Et les médias d’entreprise agissent comme des « services d’escorte » virtuels pour les élites, vendant leur disponibilité à un certain prix aux puissants fonctionnaires du gouvernement, au lieu d’enquêter et d’écrire un article sur ce que font ces fonctionnaires. L’une des façons dont le gouvernement des États-Unis diffuse la propagande consiste à s’assurer que sa version soit diffusée en premier. Par exemple, le chef de la division de la télévision et du cinéma de l’Agence américaine de l’information – Alvin A. Snyder – écrivait dans son livre Warriors of Disinformation : How Lies, Videotape et USIA Won the Cold War : « Tous les gouvernements, y compris le nôtre, mentent quand cela sert leurs objectifs. Le truc est de mentir le premier. » *** Une autre victime, toujours de la guerre, est la vérité. Tout le monde se souviendra de l’histoire du « tir accidentel russe sur un avion de ligne coréen », à peu près comme on nous l’a raconté en 1983, et non pas comme cela s’est réellement passé. En 2013, le Congrès américain a abrogé l’interdiction formelle d’utiliser de la propagande contre les citoyens américains vivant sur le sol américain. Il y a donc encore moins de contrainte à la propagande qu’auparavant. L’un des usages les plus courants de la propagande est de vendre des guerres inutiles et contre-productives. Étant donné que les médias américains sont toujours pro-guerre, les éditeurs, les producteurs et les reporters traditionnels sont des participants volontaires. Il ne s’agit pas seulement de mentir sur les armes de destruction massive inexistantes de Saddam […] les médias d’entreprise vendent encore des mensonges pour promouvoir la guerre. L’ancien journaliste de Newsweek et d’Associated Press, Robert Parry, souligne que Ronald Reagan et la CIA ont lancé une campagne de propagande dans les années 1980 pour vendre au public américain le soutien aux rebelles Contras, en utilisant des personnes du privé comme Rupert Murdoch pour diffuser la désinformation. Parry note que beaucoup des mêmes personnes qui ont mené l’effort de propagande nationale de Reagan dans les années 1980 sont encore au pouvoir aujourd’hui : « Alors que la génération plus âgée, qui a été la pionnière de ces techniques de propagande domestique est sortie de scène, beaucoup de leurs protégés sont encore là de même que certaines organisations. La National Endowment for Democracy (NED), fondé en 1983 à la demande du directeur de la CIA, Casey, et sous la supervision de Walter Raymond, est toujours dirigée par le même néoconservateur, Carl Gershman, et a un budget encore plus important, dépassant actuellement les cent millions de dollars par an. Gershman et sa NED ont joué un rôle important, bien qu’en coulisse, dans la crise ukrainienne en finançant des militants, des journalistes et d’autres agents qui ont soutenu le coup d’État contre le président élu Ianoukovitch. La Freedom House, affiliée à la NED, a également fait sonner les sirènes de la propagande. [Voir Consortiumnews.com « A Shadow Foreign Policy. »]. Deux autres anciens combattants de l’ère Reagan, Elliott Abrams et Robert Kagan, ont tous deux apporté un soutien intellectuel important à la poursuite de l’interventionnisme des États-Unis dans le monde. Plus tôt cette année, l’article de Kagan pour The New Republic, intitulé Les superpuissances ne peuvent se permettre la retraite, a touché un tel nerf chez le président Obama qu’il a accueilli Kagan à un déjeuner à la Maison Blanche et celui-ci a conçu le début du discours présidentiel de West Point pour montrer une partie de la critique de Kagan envers l’hésitation d’Obama à utiliser la force militaire. *** L’empire médiatique de Rupert Murdoch est plus grand que jamais… » Une autre clé de la propagande américaine est la répétition constante. Comme l’a indiqué Business Insider en 2013 : Le lieutenant-colonel Daniel Davis, un officier très respecté qui a publié un rapport critique sur la déformation de la vérité par les hauts responsables militaires en Irak et en Afghanistan […]. Du lieutenant-colonel Davis : « Dans le contexte, le colonel Leap suggère que nous devrions changer la loi pour permettre aux agents des affaires publiques d’influencer l’opinion publique américaine quand ils jugent nécessaire de ‘protéger un centre de gravité amical important, ou renforcer la volonté nationale des États-Unis’. » La Loi sur la modernisation de Smith-Mundt de 2012 semble servir à cette fin en permettant que le public américain soit la cible de campagnes d’information financées par le gouvernement des États-Unis. Davis cite également le général de brigade Ralph O. Baker – l’officier du Pentagone chargé du développement des forces interarmées au ministère de la Défense – qui définit les opérations d’information comme des activités entreprises pour « façonner le récit essentiel d’un conflit ou d’une situation et affecter ainsi les attitudes et comportements du public ciblé ». Le général de brigade Baker continue en comparant les descriptions des opérations de combat avec la stratégie de marketing standard qui consiste à répéter une information jusqu’à ce qu’elle soit acceptée : « Pendant des années, les annonceurs commerciaux ont fondé leurs stratégies publicitaires sur l’hypothèse qu’il existe une corrélation positive entre le nombre de fois qu’un consommateur est exposé à la publicité du produit et l’envie d’essayer ce nouveau produit. Le même principe s’applique à la façon dont nous influençons nos publics cibles lorsque nous menons une COIN. » Et ces « milliers d’heures par semaine de programmes de radio et de télévision financés par le gouvernement » semblent servir la stratégie de Baker, qui explique : « La répétition est un principe clé de l’exécution des OI et l’échec à répéter constamment un message cohérent en dilue l’impact sur les publics cibles. » Le gouvernement manipule massivement le Web, les médias sociaux et les autres formes de communication. Bien sûr, le Web et les médias sociaux sont devenus une énorme plate-forme médiatique, et le Pentagone et d’autres agences gouvernementales manipulent massivement les deux. Les documents publiés par Snowden montrent que les espions manipulent les sondages, la popularité des sites Web et le nombre de pages vues, censurent les vidéos qu’ils n’aiment pas et amplifient les messages qu’ils aiment. La CIA et d’autres organismes gouvernementaux ont également mis énormément d’énergie à propager la propagande par le biais de films, de la télévision et de jeux vidéo. Propagande transfrontalière La propagande ne se limite pas à nos frontières… Parfois, le gouvernement sème la désinformation dans les médias américains pour tromper les étrangers. Par exemple, un résumé officiel du gouvernement américain sur le renversement du président démocratiquement élu de l’Iran dans les années 1950, dit : « En collaboration avec le Département d’État, la CIA avait transmis plusieurs articles aux principaux journaux et magazines américains qui, une fois republiés dans les journaux iraniens, ont eu l’effet psychologique désiré sur la population iranienne et ont contribué à la guerre des nerfs contre Mossadegh. » La CIA a également soudoyé des journalistes étrangers de premier plan. Et CNN a accepté de l’argent du dictateur Bahrani pour mener une propagande pro-monarchique. Et quiconque conteste le statu quo est étiqueté comme fournisseur de « fausses nouvelles »… ou pire. Le premier amendement de la Constitution américaine protège la liberté de la presse contre la censure du gouvernement. En fait, la raison pour laquelle il est illégal pour le gouvernement d’empêcher les histoires d’être imprimées est parce que cela punirait ceux qui critiquent ceux au pouvoir. Pourquoi ? Parce que les Pères fondateurs savaient que les gouvernements (comme la monarchie britannique) vont toujours sévir contre ceux qui soulignent que l’empereur est nu. Mais la liberté de la presse est soumise à une attaque massive en Amérique aujourd’hui… Par exemple, les puissances en place prétendent que seules les entreprises médiatiques reconnues et qui agissent comme sténographes pour les grosses huiles devraient bénéficier des protections constitutionnelles garantissant la liberté de la presse. Un professeur d’école de droit de Harvard soutient que le Premier Amendement est dépassé et devrait être abandonné. Quand les blogueurs qui s’occupent de finance contestent la politique de la Réserve fédérale, un fonctionnaire de la Fed dit que tous les blogueurs sont stupides et manquent de qualifications pour commenter. Et le gouvernement traite les vrais journalistes d’investigation comme des criminels… ou même des terroristes : Obama s’en est pris à des journalistes reconnus. Son ministère de la Justice a qualifié le correspondant de Fox News à Washington, James Rosen, de « co-conspirateur criminel » dans un cas de fuite et menacé pendant de nombreuses années de poursuivre le journaliste du New York Times, ayant reçu un prix Pulitzer, James Risen. L’administration Obama a également espionné Risen, Rosen, l’Associated Press, la journaliste CBS Cheryl Atkinson et d’autres médias. En fait, les principaux dénonciateurs de la NSA ont dit au Washington’s blog que la NSA a espionné les journalistes pendant plus d’une décennie… pour s’assurer qu’ils ne révèlent pas les programmes gouvernementaux illégaux. Le Pentagone a dénigré les journalistes d’USA Today parce qu’ils ont enquêté sur la propagande illégale du Pentagone. Des journalistes couvrant les manifestations d’Occupy Wall Street ont été menacés d’arrestation. Le gouvernement admet que les journalistes pourraient être visés par les lois antiterrorisme (et ici). Par exemple, après que le journaliste Chris Hedges, autre journaliste ayant reçu un Prix Pulitzer, la journaliste Naomi Wolf, le lanceur d’alerte des Pentagon Papers Daniel Ellsberg et d’autres ont poursuivi le gouvernement en justice pour s’opposer à la détention illimitée d’Étasuniens – le juge a demandé cinq fois aux procureurs du gouvernement si des journalistes comme Hedges pouvaient être indéfiniment détenus simplement pour avoir interviewé et écrit sur les pourris du gouvernement. Le gouvernement a refusé de promettre que des journalistes comme Hedges ne seront jamais mis au cachot pour le reste de leur vie sans aucun droit de parler à un juge. Dans un effort pour protéger la Bank of America de la menace de Wikileaks d’exposer les actes répréhensibles de la banque, le ministère de la Justice a conseillé à la banque d’embaucher un cabinet d’avocats spécialisé afin de réunir une équipe pouvant faire fermer WikiLeaks (et voir ceci) La NSA et son homologue britannique ont traité Wikileaks comme une organisation terroriste, allant jusqu’à cibler politiquement ses employés et espionner les visiteurs de son site Web George Washington Traduit par Wayan, relu par Michèle pour le Saker Francophone source: http://lesakerfrancophone.fr/de-nouveaux-documents-de-la-cia-declassifies Partager la publication "De nouveaux documents de la CIA déclassifiés"