samedi

Les pigeons qui se prenaient pour des aigles


16 septembre 2017 Mensonges & Manipulation Réseau International 16 septembre 2017 Les cadres se font enfler par l’illusion d’être du côté des dominants. Ils collaborent activement à l’exploitation des employés parce qu’ils s’imaginent ne pas être des prolétaires eux-mêmes. Et les patrons se frottent les mains et entretiennent soigneusement cette confusion : elle leur permet d’avoir des relais serviles et zélés pour mieux presser le travailleur tout en en faisant porter la responsabilité à des sous-fifres clairement identifiables par les exploités. J’avais déjà écrit sur ce marché de dupes qui utilise l’illusion d’être du bon côté du manche pour faire faire le sale boulot entre dominés. Évidemment, l’opposition travail/capital est structurante et il ne s’agit nullement de l’évacuer de l’analyse. D’ailleurs, dans son livre d’où est extraite cette citation, Frédéric Lordon le rappelle bien : pour lui, le rapport salarial, c’est-à-dire cette asymétrie objective entre des travailleurs dénués de tout, qui ne peuvent faire autrement pour vivre que d’échanger leur force de travail contre de l’argent, et des capitalistes qui, eux, possèdent tout, demeure le cadre structurant de l’enrôlement capitaliste. Toutefois, il est fondamental de montrer aussi combien ce cadre structurant ne se résume pas à une opposition manichéenne, les cadres illustrant bien une intrication ou un entremêlement entre le travail et le capital. D’un côté, on a en effet un statut qui les range du côté des salariés, leur faisant dire parfois qu’ils seraient des travailleurs comme les autres, les « grouillots de base » ou les « OS de l’an 2000 ». De l’autre, on a aussi des individus qui adhèrent à des valeurs, des modes de vie, des attentes, des conceptions du travail et de l’entreprise qui les rapprochent des classes dirigeantes. Source : BALLAST | Gaëtan Flocco : « Tous les sujets ont intériorisé les catégories capitalistes » S’il a un petit pécule et pas mal d’avantages immédiats, le cadre oublie un peu trop facilement que son aisance vient tout de même du salaire et non pas de la rente (même s’il tente de s’en constituer une dans le temps !) et qu’il suffit que le capitaliste lui retire son poste de travail pour que tous ses avantages disparaissent. Il est en fait aussi dépendant que le petit employé des systèmes de solidarité sociale qu’il conchie pourtant abondamment tant il croit être au-dessus de cela, voire en compétition avec des dispositifs qui lui coutent (et entament son rêve de rente), alors qu’en fait, même s’il mettra un peu plus de temps à consommer ses éconocroques, le chômage, ce grand égalisateur par le bas, le remettra forcément à sa place de simple variable d’ajustement. Exploite-toi toi-même! La même arnaque est à l’œuvre avec la figure de l’autoentrepreneur, qui s’imagine petit patron et donc précapitaliste, alors qu’en fait, il n’est qu’un auto-exploité et surtout la nouvelle chair à canon de l’économie néolibérale : le sous-traitant isolé, sans aucune espèce d’assise ou de défense, livré tout ficelé aux appétits sans fin des grosses entreprises qui fixent unilatéralement les règles d’un jeu qui ne profite plus qu’à une toute petite poignée d’individus. Il s’imagine un aigle, alors qu’il n’est que le gros pigeon d’une autofiction, celle qui consiste à faire passer le pire des lumpenprolétaires, le travailleur à façon sorti du monde de Dickens ou de Zola, et marketé proprement pour devenir le prototype du nouveau capitalisme postindustriel. La figure de l’entrepreneur acquiert un rôle majeur dans la sphère publique depuis que la crise économique de 2008 a mis en évidence la difficulté d’intégrer socialement la population par le mécanisme du travail salarié. Comme il est désormais plus difficile de garantir un volume de travail suffisant et ininterrompu pour la majorité de la population, on voit apparaitre cette injonction à entreprendre, couplée à une rhétorique de type « poursuis tes rêves, pars à la conquête du succès. Car quand on veut, on peut ». C’est une manière de contourner les problèmes économiques structurels de nos sociétés occidentales, marquées par la crise des compromis sociaux de l’après-guerre. Pour moi, c’est une véritable crise de régime qui frappe une société dont la colonne vertébrale est l’emploi, en tant que voie d’accès à la citoyenneté, aux droits sociaux, à la consommation. Tout cela est en passe de s’effondrer. Source : Nous assistons à l’émergence d’un populisme néolibéral — Entretien avec Jorge Moruno Les déserteurs Ce qui est amusant, c’est que cette autofiction d’une réussite illusoire craquèle par ailleurs de toutes parts et que de plus en plus de ces nouveaux gagnants du Loto tentent d’échapper à leur félicité économique de pacotille. Dans le livre, j’évoque le cas d’un néoépicier parti d’une grande banque, qui m’a expliqué que son nouveau métier consistait à entreposer des produits, à les emballer pour ses clients et à voir ces derniers repartir avec le sourire avant de les consommer. Il pouvait visualiser sa contribution à l’économie, la dessiner, et cette simple possibilité avait pour lui un aspect très rassurant, car cela n’a rien d’évident quand on évolue par exemple dans le marketing digital bancaire. On parle d’une génération qui n’a connu que la société postindustrielle, c’est à dire concrètement des jobs dans le cadre desquels les bons élèves ne manipulent que des informations et ne travaillent que derrière un ordinateur. Ces métiers sont ennuyeux, désincarnés et paraissent vains. Source : Pourquoi des bac+5 quittent leur “métier à la con” pour conduire un food truck – Sortir – Télérama.fr Bien sûr, personne ne s’inquiète encore de l’impact de cette nouvelle concurrence déloyale (meilleur capital culturel et surtout financier) sur les travailleurs déjà en place qui vont probablement se retrouver encore plus disqualifiés qu’avant. Les jeunes cadres urbains s’imaginent avoir conquis une nouvelle authenticité, une nouvelle liberté, alors qu’ils ne sont que les pions d’un gigantesque jeu de chaises musicales où il n’y a plus que des perdants. En réalité, il s’agit plus exactement d’une cascade de dominos qui ne parviendra plus trop longtemps à cacher le grand processus de déclassement général qui est à l’œuvre. Il s’agit finalement d’une compétition sans merci pour accéder à des ressources jugées insuffisantes pour satisfaire à la fois les appétits voraces des classes dominantes et la frugalité organisée et toujours grandissante du plus grand nombre. Et que penser d’une organisation sociale qui investit lourdement dans la formation poussée d’une jeunesse dorée qui finit par venir reluquer les places des recalés du système éducatif ? Le grand recul The $16.60 per hour Ms. Ramos earns as a janitor at Apple works out to about the same in inflation-adjusted terms as what Ms. Evans earned 35 years ago. But that’s where the similarities end. Ms. Evans was a full-time employee of Kodak. She received more than four weeks of paid vacation per year, reimbursement of some tuition costs to go to college part time, and a bonus payment every March. When the facility she cleaned was shut down, the company found another job for her: cutting film. Ms. Ramos is an employee of a contractor that Apple uses to keep its facilities clean. She hasn’t taken a vacation in years, because she can’t afford the lost wages. Going back to school is similarly out of reach. There are certainly no bonuses, nor even a remote possibility of being transferred to some other role at Apple. Yet the biggest difference between their two experiences is in the opportunities they created. A manager learned that Ms. Evans was taking computer classes while she was working as a janitor and asked her to teach some other employees how to use spreadsheet software to track inventory. When she eventually finished her college degree in 1987, she was promoted to a professional-track job in information technology. Less than a decade later, Ms. Evans was chief technology officer of the whole company, and she has had a long career since as a senior executive at other top companies. Ms. Ramos sees the only advancement possibility as becoming a team leader keeping tabs on a few other janitors, which pays an extra 50 cents an hour. They both spent a lot of time cleaning floors. The difference is, for Ms. Ramos, that work is also a ceiling. Source : To Understand Rising Inequality, Consider the Janitors at Two Top Companies, Then and Now, The New York Times Même si Google n’est pas réellement notre ami, un petit passage par son traducteur permettra aux moins anglophones d’entre nous de profiter de l’édifiant contenu de cet article américain. En substance, il s’agit de faire comprendre en quoi notre système économique a lentement glissé ces 40 dernières années d’une promesse de prospérité pour tous à une machine à produire des inégalités de plus en plus profondes et de moins en moins réversibles. Pour ce faire, le journal de référence des intellos d’outre-Atlantique compare le destin de deux femmes concierges noires de grandes entreprises capitalistes puissantes et établies, à 35 ans d’écart. Dans le premier cas, les conditions sociales du travail de la femme de ménage de Kodak lui ont permis de se soigner, de partir en vacances et surtout de s’instruire. Grâce à ce véritable capital que l’on va qualifier de discret (parce qu’il ne se voit pas du tout sur la fiche de paie), cette femme a eu les moyens concrets d’évoluer dans la hiérarchie sociale et de devenir elle-même quelqu’un de la classe supérieure du prolétariat : une cadre. Dans le deuxième cas, avec un salaire qui a pourtant l’air équivalent sur le compte en banque, la femme de ménage d’Apple… n’est en fait plus femme de ménage d’Apple, l’une des plus grosses concentrations de fortune du monde actuel. Elle n’en est qu’une sous-traitante, sans aucun avantage social : sa vie est difficile, elle ne part pas en vacances, a du mal à se soigner, n’a plus accès à la formation et son seul horizon, c’est de finir dans le même job, avec 50 cents de plus de l’heure. La différence entre les deux ? Le cadre légal et social du travail. Ce que Macron et son gouvernement se proposent de liquider promptement d’ici la fin de ce mois. L’hégémonie d’une pensée capitaliste sans entrave, tout entière vouée aux profits du patronat et des rentiers et qui s’appuie sur une exploitation sans vergogne et sans limites du plus grand nombre. L’explosion des inégalités à un niveau oublié depuis les Dickens et Zola cités un peu plus tôt et leur verrouillage à tous les étages, dès le départ. Le retour d’un monde de caste, d’une société féodale où tout le monde reste bien à sa place sans espoir d’évolution autre que l’intensification de l’exploitation. Les enfants d’ouvriers sont surreprésentés dans les filières professionnelles et techniques. Ils regroupent 38 % des élèves de CAP, 36 % des bacs pros. En première et terminale technologique, leur part est équivalente à celle de la population des parents en sixième 26 %. Plus on s’élève dans le cursus, moins ils sont présents : ils ne forment que 16 % des filières générales des lycées, 12 % des étudiants à l’université, 7 % en classes préparatoires et moins de 3 % des élèves des écoles normales supérieures. Inversement, la part des enfants de cadres augmente : 29 % en filière générale du lycée, le double dans les écoles normales supérieures. Source : Du collège aux filières d’excellence, la disparition des enfants d’ouvriers — Centre d’observation de la société Une mécanique mise en place à tous les niveaux de la société depuis des décennies et qui commence à donner les résultats escomptés… sauf que ce ne sont pas ceux que l’on vous avait promis pour vous endormir. Bref, il serait temps qu’on cesse de se faire berner par les imaginaires de droite et que l’on inverse un peu la disposition du champ de ball-trap. Agnès Maillard source:https://www.levilainpetitcanard.be/articles/ailleurs/les-pigeons-qui-se-prenaient-pour-des-aigles_553687918 Partager la publication "Les pigeons qui se prenaient pour des aigles"

jeudi

Technologie holographique : Incroyables HOLOGRAMMES en Chine!

sources http://www.finalscape.com/technologie...

dimanche

Ambala & Laid Back - Walk With The Dreamers

La marine chinoise aux portes de l’OTAN


23 juillet 2017 Tandis que la marine US focalise ses efforts sur un éventuel endiguement de la Chine au Pacifique, Pékin lorgne la corne de l’Afrique orientale et la Méditerranée. L’ouverture d’une base navale chinoise à Djibouti a coïncidé avec la présence de navires de guerre chinois au large de la Syrie en Méditerranée orientale (dans le cadre d’exercices conjoints avec la marine russe) et, fait nouveau, en Baltique! Les navires de guerre chinois arrivés en mer Baltique pour un exercice conjoint avec la Russie ont été surveillés par la Royal Navy et des navires danois et néerlandais. Si les trois navires de surface ont bien été aperçus, aucune trace des deux submersibles chinois qui ont réussi à traverser la Manche et évoluer en mer Baltique sans être détectés par l’OTAN. Pékin poursuit-il une stratégie de changement de flanc (Fanbían) pour réduire la pression en mer de Chine orientale en allant sonder les frontières de l’OTAN ou est-ce l’évolution logique de l’évolution accélérée des capacités de la marine de guerre chinoise et son rôle dans la protection du collier de perles, une longue suite de bases disséminées le long des routes maritimes Sud en parallèle à la nouvelle route de la Soie? Partager la publication "La marine chinoise aux portes de l’OTAN" Réseau International

vendredi

Macron's French presidential campaign emails leaked online


Reuters Fri May 5, 2017 French candidate Macron claims massive hack as emails leaked X By Eric Auchard and Bate Felix | FRANKFURT/PARIS Leading French presidential candidate Emmanuel Macron's campaign said on Friday it had been the target of a "massive" computer hack that dumped its campaign emails online 1-1/2 days before voters choose between the centrist and his far-right rival, Marine Le Pen. Macron, who is seen as the frontrunner in an election billed as the most important in France in decades, extended his lead over Le Pen in polls on Friday. As much as 9 gigabytes of data were posted on a profile called EMLEAKS to Pastebin, a site that allows anonymous document sharing. It was not immediately clear who was responsible for posting the data or if any of it was genuine. In a statement, Macron's political movement En Marche! (Onwards!) confirmed that it had been hacked. "The En Marche! Movement has been the victim of a massive and co-ordinated hack this evening which has given rise to the diffusion on social media of various internal information," the statement said. An interior ministry official declined to comment, citing French rules that forbid any commentary liable to influence an election, which took effect at midnight on Friday (2200 GMT). The presidential election commission said in statement that it would hold a meeting later on Saturday after Macron's campaign informed it about the hack and publishing of the data. It urged the media to be cautious about publishing details of the emails given that campaigning had ended, and publication could lead to criminal charges. Comments about the email dump began to appear on Friday evening just hours before the official ban on campaigning began. The ban is due to stay in place until the last polling stations close Sunday at 8 p.m. (1800 GMT). Opinion polls show independent centrist Macron is set to beat National Front candidate Le Pen in Sunday's second round of voting, in what is seen to be France's most important election in decades. The latest surveys show him winning with about 62 percent of the vote. RUSSIAN HAND SEEN Former economy minister Macron's campaign has previously complained about attempts to hack its emails, blaming Russian interests in part for the cyber attacks. On April 26, the team said it had been the target of a attempts to steal email credentials dating back to January, but that the perpetrators had failed to compromise any campaign data. The Kremlin has denied it was behind any such attacks, even though Macron's camp renewed complaints against Russian media and a hackers' group operating in Ukraine. Vitali Kremez, director of research with New York-based cyber intelligence firm Flashpoint, told Reuters his review indicates that APT 28, a group tied to the GRU, the Russian military intelligence directorate, was behind the leak. He cited similarities with U.S. election hacks that have been previously attributed to that group. APT28 last month registered decoy internet addresses to mimic the name of En Marche, which it likely used send tainted emails to hack into the campaign’s computers, Kremez said. Those domains include onedrive-en-marche.fr and mail-en-marche.fr. "If indeed driven by Moscow, this leak appears to be a significant escalation over the previous Russian operations aimed at the U.S. presidential election, expanding the approach and scope of effort from simple espionage efforts towards more direct attempts to sway the outcome," Kremez said. France is the latest nation to see a major election overshadowed by accusations of manipulation through cyber hacking. U.S. intelligence agencies said in January that Russian President Vladimir Putin had ordered hacking of parties tied to Democratic presidential candidate Hillary Clinton to influence the election on behalf of Republican rival Donald Trump. RELATED COVERAGE French government says will not comment on reported Macron campaign hacking Macron campaign says massive email leaks meant to undermine it On Friday night as the #Macronleaks hashtag buzzed around social media, Florian Philippot, deputy leader of the National Front, tweeted "Will Macronleaks teach us something that investigative journalism has deliberately killed?" Macron spokesman Sylvain Fort, in a response on Twitter, called Philippot's tweet "vile". En Marche! said the documents only showed the normal functioning of a presidential campaign, but that authentic documents had been mixed on social media with fake ones to sow "doubt and misinformation". Ben Nimmo, a UK-based security researcher with the Digital Forensic Research Lab of the Atlantic Council think tank, said initial analysis indicated that a group of U.S. far-right online activists were behind early efforts to spread the documents via social media. They were later picked up and promoted by core social media supporters of Le Pen in France, Nimmo said.

En marche ! dénonce un piratage « massif et coordonné » de la campagne de Macron


En marche ! dénonce un piratage « massif et coordonné » de la campagne de Macron Le mouvement fondé par l’ancien ministre de l’économie évoque une tentative de déstabilisation de l’élection présidentielle française. Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 06.05.2017 à 00h21 • Mis à jour le 06.05.2017 à 07h46 Abonnez vous à partir de 1 € Réagir AjouterPartager (1 469)Tweeter Dans un communiqué diffusé dans la nuit du vendredi 5 mai au samedi 6 mai, l’équipe du candidat à la présidentielle Emmanuel Macron a dénoncé une « action de piratage massive et coordonnée » d’informations « internes de nature diverse (mails, documents comptables, contrats…) » de sa campagne électorale. Ce texte d’En marche ! a suivi la publication en ligne, plus tôt dans la soirée, de nombreux documents présentés comme des #MacronLeaks sur les réseaux sociaux. « Les fichiers qui circulent ont été obtenus il y a plusieurs semaines grâce au hacking de boîtes mail personnelles et professionnelles de plusieurs responsables du mouvement », selon le communiqué. « Ceux qui font circuler ces documents ajoutent à des documents authentiques nombre de faux documents afin de semer le doute et la désinformation », met par ailleurs en garde l’équipe de M. Macron. Lire aussi : Comment En marche ! a traqué et cherché à déjouer les rumeurs et les intox « Nuire au mouvement En marche ! Selon le texte, « l’ambition des auteurs de cette fuite est de toute évidence de nuire au mouvement En Marche ! à quelques heures du second tour de l’élection présidentielle française ». « Bien évidemment, les documents provenant du piratage sont tous légaux et traduisent le fonctionnement normal d’une campagne présidentielle. Leur diffusion rend publiques des données internes mais n’est pas de nature à nous inquiéter sur la remise en cause de la légalité et de la conformité des documents concernés. » « Il ne s’agit en effet pas d’une simple opération de piratage mais bel et bien d’une tentative de déstabiliser l’élection présidentielle française, estime l’équipe de M. Macron. Il importe par conséquent de prendre en considération la nature des documents fuités, de bien prendre conscience de ce qu’une grande partie d’entre eux sont purement et simplement des faux et l’opportunité de l’écho à donner à cette opération de déstabilisation. » Face à « la gravité des faits », le communiqué d’En marche ! assure encore que le mouvement prendra « toutes les initiatives nécessaires auprès des acteurs publics et privés pour faire la clarté sur cette opération inédite dans une campagne électorale française ». Des « attaques répétées » Ces derniers mois, M. Macron avait dénoncé des « attaques répétées » sur le site Internet de sa campagne, commises par des hackers. En février, les serveurs de son mouvement avaient été coupés durant quelques minutes à la suite d’attaques venant d’Ukraine. En mars, En marche ! avait été la cible de tentatives de hameçonnage (« phishing ») attribué à un groupe russe, selon l’entreprise japonaise de cybersécurité Trend Micro. L’équipe de l’ancien ministre de l’économie soupçonne aussi Moscou d’avoir voulu favoriser des candidats favorables à un rapprochement avec la Russie, comme sa rivale du second tour Marine Le Pen (Front national). Le Kremlin a démenti à plusieurs reprises ces accusations, affirmant n’avoir « jamais eu l’intention de gêner les affaires intérieures d’un pays ». Lire aussi : Une campagne présidentielle plombée par les rumeurs, les intox et les « fausses informations » Sur Twitter, l’extrême droite a beaucoup relayé, vendredi soir, les documents piratés, qui sont accessibles via un lien diffusé par le site WikiLeaks, qui assure au passage ne pas être à l’origine de cette opération. « Les #Macronleaks apprendront-ils des choses que le journalisme d’investigation a délibérément tues ? Effrayant, ce naufrage démocratique », a lancé le vice-président du FN, Florian Philippot, juste avant minuit, heure de la fin de la campagne officielle. De son côté, la Commission nationale de contrôle de la campagne présidentielle (CNCCEP) a recommandé samedi aux médias « de ne pas rendre compte du contenu » des données internes à l’équipe de M. Macron. L’instance rappelle ainsi dans un communiqué « que la diffusion de fausses informations est susceptible de tomber sous le coup de la loi ». La CNCCEP avait été saisie, dans la soirée de vendredi par En marche !

lundi

Macron to face Le Pen for French presidency | World

'Hope of EU' vs. 'nightmare'? European elites flock to praise Macron, so...

Macron is a ‘marketing baby of Mr. Hollande’ – former adviser to Nicolas...

Scuffles erupt in Paris after presidential polls close

Post-Election Unrest, Cars On Fire In Paris - Raw Video

France: Police throw protester into ground head first at Paris election ...

France: Dozens detained after fiery clashes follow election results in P...

WATCH LIVE RT’s special coverage: First round of French 2017 presidentia...

France: Police throw protester into ground head first at Paris election ...

France: Cars BURN as Paris protesters lash out at election result

France: Paris rocked by clashes as protesters rally following presidenti...

Liberté d'expression? RT, Ruptly crews blocked from Macron HQ despite pr...

'We've seen the total collape of France's traditional parties' - columnist

dimanche

Marine Le Pen speech on getting to second round

Ηope has just died in France ... French election: huge disappointment as the establishment wins again


24 April, 2017 The masses retreated to the establishment for one more time. Despite the great heritage from the French revolution, the French people capitulated to the establishment by sending the neoliberal puppet, Emmanuel Macron, and the reserve of the neoliberal establishment, Marine Le Pen, to the second round. Another great defeat for the people. Another big win for the neoliberal regime. Jean-Luc Mélenchon was the only option for a radical change in France and Europe. Yet, people were trapped inside the terror climate that was created by the neoliberal regime to keep the masses in the path of 'business as usual', despite that the political establishment suffered huge losses, not only in France, but everywhere in Europe. The banker, Emmanuel Macron, will probably win in the second round. Well, there is no much difference with the Goldman Sachs puppets that governed Italy and Greece, even for a short time. The Macron case will be worse because he will govern full term under the approve of the popular vote, on the contrary of Mario Monti in Italy and Lucas Papademos in Greece. Macron is certainly the 'darling' of the ruthless neoliberal establishment, the corresponding Hillary Clinton for France. With the banker in charge for the next years, the European Financial Dictatorship will have all the time to finish the brutal experiment in Greece. The Brussels bureaufascists and the Berlin sado-monetarists will be celebrating right now. The experiment will be expanded throughout Europe unless we see a miracle in the next crucial electoral process in Germany. The Left there is weak. Die Linke is very far from claiming the leadership of the country, but still, hope dies last, as they say. But even if Marine Le Pen wins in the final round, she is nothing more than a reserve of the establishment. She is not the first choice of the establishment, she is a choice of urgency, but the establishment will force her to follow the status quo agenda of the plutocracy, exactly as happened with Donald Trump in the United States. France has just lost a great chance to beat the establishment by bringing the Left in power, exactly as happened in the United States. The Americans had two chances for a real change: first with Bernie Sanders, second with Jill Stein. They lost both of them. Europeans lost another big battle with the neoliberal elites, but the war is not over ... globinfo freexchange

dimanche

"Tir de missile nord-coréen: Et maintenant, que va faire Washington ?"


17 avril 2017 La vérité sur la crise coréenne, cette vérité que nous n’entendrons jamais de la part de nos médias, c’est que les offres pacifiques provenant de la Corée du Nord, soit directement, soit par l’intermédiaire de la Chine, n’arrêtent pas de pleuvoir sur le Bureau Ovale de la Maison Blanche, et ce depuis des années. Toutes ont été rejetées les unes après les autres. La teneur de ces offres dément toute la propagande faite contre la Corée du Nord et ses dirigeants, et pourrait se résumer ainsi : « nous suspendons nos essais nucléaires et les tirs de missiles, et vous arrêtez les exercices militaires que vous menez, sous notre nez, conjointement avec la Corée du Sud ». Bien évidemment, il n’y a aucune chance pour que les Etats-Unis entendent ce type de message, car ils ont besoin d’une tension permanente dans la région, et la Corée du Nord la leur fournit. RI *** Tir de missile nord-coréen: Washington prépare sa réponse en secret L’administration US se réserve le droit de réagir au dernier tir de missile nord-coréen mais ne veut pas dévoiler les détails de son éventuelle riposte. Les États-Unis préparent leur réponse suite au lancement de missile effectué par Pyongyang, a fait savoir le conseiller du Président américain à la sécurité nationale Herbert McMaster dans une interview accordée à la chaîne de télévision ABC. « Nous ne voulons pas communiquer les détails de notre éventuelle réaction face à certains incidents, mais il est clair que le Président ne laissera pas une telle menace peser sur les États-Unis », a déclaré le responsable. Au lendemain d’une parade militaire organisée à Pyongyang à l’occasion du 105e anniversaire de la naissance de Kim Il-Sung, la Corée du Nord a procédé à un tir de missile qui a explosé peu après le lancement. Bien que ni Séoul ni Washington ne soient en mesure de préciser quel type d’engin a été testé, l’agence Reuters cite une source au sein des forces armées US qui affirme qu’il ne s’agit pas d’un missile intercontinental. Le secrétaire américain à la Défense James Mattis a fait savoir dans un communiqué que le Président Donald Trump et ses conseillers militaires étaient « au courant de ce dernier tir de missile raté par la Corée du Nord ». « Le Président n’a pas plus de commentaire à faire », a ajouté le chef du Pentagone. source: https://fr.sputniknews.com/international/201704161030929216-coree-nord-missile-reaction-us/ Partager la publication "Tir de missile nord-coréen: Et maintenant, que va faire Washington ?"

Pendant que nous nous inquiétons de la bombe nucléaire de Trump, les Nord-Coréens chantent et dansent… et procèdent à leur tir d’essai


Pendant que nous nous inquiétons de la bombe nucléaire de Trump, les Nord-Coréens chantent et dansent… et procèdent à leur tir d’essai 16 avril 2017 La journée du 15 Avril a été une journée de fête en Corée du Nord. Défilé militaire, manifestations populaires, chants et danses, tout y était. La Corée du Nord célébrait le 105e anniversaire de son fondateur Kim Il-sung, le grand-père du dirigeant actuel Kim Jong Un. En pleine crise avec Washington, les autorités de la Corée du Nord ont profité du défilé militaire qui s’est déroulé à Pyongyang pour révéler pour la première fois leur nouveau missile balistique mer-sol. Donald Trump avait durci le ton vis-à-vis des dirigeants nord-coréens après leur annonce de procéder à un essai de tir de missile balistique. Il avait envoyé dans la région un groupe aéronaval emmené par le porte-avions américain USS Carl Vinson, entrainant l’inquiétude du monde entier, et plus particulièrement des pays limitrophes (Chine, Russie, Japon, Corée du Sud…). L’inquiétude d’une confrontation nucléaire était d’autant plus fondée que Kim Jong Un, loin d’être intimidé, s’est dit prêt à la guerre. Pendant que l’armada états-unienne se rapprochait des côtes sud-coréennes, la ville de Pyongyang était en fête, jusque tard dans la soirée. C’est au milieu des chants, des danses et des feux d’artifices que l’on apprend, par l’état-major interarmes sud-coréen que la Corée du Nord a bien procédé à son tir balistique, comme promis. L’état-major sud-coréen rajoute cependant que le tir aurait échoué. Nous en saurons certainement un peu plus dans les heures qui viennent, mais la réussite ou non du tir n’a pas vraiment grande importance, d’autant moins que cette deuxième partie de l’annonce pourrait très bien n’avoir été faite que pour permettre à Donald Trump de reculer sans perdre la face et de désamorcer la crise. Avic – Réseau International

"Trump vient-il enfin de confirmer au monde que le Président des Etats-Unis n’a jamais été le véritable patron ?"


16 avril 2017 Pas de commentaires Opinions Avic Trump vient-il enfin de confirmer au monde que le Président des Etats-Unis n’a jamais été le véritable patron ? La notion occidentale, et même mondiale, de chef d’état, forgée par des siècles de régimes monarchiques, implique une organisation de la société sous la forme d’une pyramide au sommet de laquelle se trouverait le chef d’état, le décideur ultime. L’enseignement de l’Histoire et le Cinéma ont largement entretenu ce concept, et aujourd’hui, ce sont les médias qui continuent à attribuer aux chefs d’état un rôle et une puissance qu’ils ont perdus depuis bien longtemps. Concernant les Etats-Unis, le président a toujours été présenté comme le chef suprême dont tout ou presque dépendait. Sa puissance se confondait avec celle du pays, lui conférant le titre de « maître du monde ». Pourtant, dans les faits, les choses en vont tout autrement, et cela se révèle peu à peu au grand jour. Les aveux de Roosevelt, mais surtout d’Eisenhower, laissant entendre l’existence d’autres pouvoirs auxquels les présidents américains doivent se soumettre, ont beaucoup surpris, et ne sont encore cités que comme des paramètres secondaires. Avec les grands troubles mondiaux que nous vivons actuellement, ces autres pouvoirs, discrets voire invisibles jusqu’ici, se manifestent désormais avec force pour être en mesure de défendre leurs intérêts. Par ailleurs, Internet rend visible ce qui ne l’était pas il y a peu, et met en lumière des évidences, donnant une meilleure compréhension de certains aspects du fonctionnement du système américain. Nous sommes encore bien loin de tout saisir, et peut-être que seuls les historiens, dans quelques siècles, pourront en avoir une idée claire, mais nous savons, d’ores et déjà, que les forces qui gouvernent les Etats-Unis sont multiples, et que le président et son administration ne sont que l’une de ces forces. Parmi les plus puissantes de ces forces il y en a deux qui, de par leur impact mondial, nous intéressent plus particulièrement, la CIA et le Pentagone. La CIA d’aujourd’hui et, plus généralement tous les services de renseignement américains, échappent totalement au contrôle de la Maison Blanche. On a vu comment Donald Trump, qui fustigeait la CIA pendant sa campagne, s’est dépêché de lui prêter allégeance aussitôt élu. Il semblerait même que la CIA représente une entité qui dépasse les Etats-Unis. Les trois grandes agences mondiales au cœur de tous les évènements mondiaux (CIA, MI6 et Mossad) semblent si étroitement liées que l’on peut se demander si elles n’ont pas la même source de commandement, bien qu’elles aient des sièges et des structures différents. Leur complémentarité est flagrante dans plusieurs activités aujourd’hui connues généralement attribuées à la CIA, mais le plus souvent initiées par le MI6 et/ou le Mossad. En allant faire les yeux doux au siège de la CIA, les félicitant pour leur travail, se comportant comme quelqu’un qui vient faire la paix, Donald Trump a pris acte de l’autonomie de l’agence. La deuxième force intérieure des Etats-Unis impactant sur sa politique étrangère est représentée, comme le soulignait le général Eisenhower, par le complexe militaro-industriel. Nous n’irons pas nous perdre dans les rouages politico-financiers de ce complexe sur lesquels nous savons déjà que la Maison Blanche ne peut avoir aucune prise. Nous nous arrêterons au seul aspect militaire dont tout le monde pourrait croire qu’il dépend entièrement du président des Etats-Unis. Conformément à la constitution du pays, le président est le chef des armées et, en tant que tel, il est, en principe, responsable des prises de décision concernant les actions militaires de son pays. Mais depuis un certain temps, on voit bien que certaines opérations militaires semblent complètement déconnectées de la politique de l’administration présidentielle et échapper à la volonté du président. De telles situations se sont multipliées pendant la guerre de Syrie, et elles sont d’autant plus confuses que les actions militaires sont menées tantôt par la CIA, tantôt par le Pentagone qui, l’une et l’autre, profitent largement de ce flou. En effet, vues de l’extérieur, ces actions militaires sont le fait d’un pays, les Etats-Unis, et donc de son chef militaire, le président. Les choses vont peut-être changer. Donald Trump est sur le point de prendre acte que le Pentagone aussi est autonome, et il veut que cela se sache. Selon Wall Street Journal, Trump veut que les chefs militaires prennent plus de décisions autonomes dans la lutte contre les terroristes de Daech. En d’autres mots, il officialise l’autonomie jusque-là officieuse des militaires. C’est la fin d’une hypocrisie avec des conséquences imprévisibles. Nous nous retrouvons donc devant une des deux premières puissances nucléaires dont les décisions militaires pourraient diverger des accords internationaux conclus par l’administration présidentielle. Peut-être qu’en agissant ainsi, Donald Trump a-t-il voulu obliger les militaires à assumer la responsabilité de leurs actes et ainsi éviter d’endosser certaines situations crées à son insu ? Quoi qu’il en soit, à moins d’aller plus loin dans l’identification et la séparation officielle des responsabilités des uns et des autres, la sienne restera pleine et entière en tant que chef des armées, et il restera toujours pour la communauté internationale le responsable élu d’un pays utilisant ses ressources et ses armes pour attaquer des pays tiers, quand bien même l’Armée américaine et ses prolongements du type OTAN ne seraient qu’un outil militaire au service d’un système qui déborde largement les Etats-Unis. Avic – Réseau International Partager la publication "Trump vient-il enfin de confirmer au monde que le Président des Etats-Unis n’a jamais été le véritable patron ?"

samedi

La Chine met en alerte ses submersibles nucléaires


Sans trop de bruit, les submersibles nucléaires chinois viennent de recevoir le mandat de l’État. En d’autres termes, assurer une seconde frappe de riposte nucléaire en cas d’attaque nucléaire adverse visant les centres vitaux chinois. La force de dissuasion nucléaire chinoise n’est pas la seule à avoir reçu le mandat de l’État ; les forces aérospatiales dont les très mystérieuses unités de lutte contre les objets en orbite auraient déjà reçu cet ordre après l’entrevue du président chinois avec son homologue américain en Floride. À Pékin, on a très peu apprécié les propos insultants de Trump à l’égard du président Xi Jinping, notamment l’allusion au fameux dessert en chocolat. La base de données des cibles visées par la triade chinoise est en train d’être actualisée pour inclure plus de 1355 nouveaux objectifs stratégiques dans le Pacifique et en Amérique du Nord. De son côté, la Russie affirme que 90 % de ses capacités de frappes nucléaires sont opérationnelles. De toutes évidence, Trump joue avec le feu, a souligné une source autorisée anonyme au sein de l’armée chinoise, avant d’affirmer que Washington ne craint pas la guerre mais n’y est jamais prêt tandis que Moscou a une sainte terreur de la guerre mais est toujours prêt. À une question sur la Chine, il s’est contenté d’une sorte de sourire énigmatique (mais en étais-ce vraiment un?) avant de conclure que c’est une erreur fort regrettable que de sous-estimer une civilisation ininterrompue depuis des millénaires. source: https://strategika51.wordpress.com/2017/04/14/la-chine-met-en-alerte-ses-submersibles-nucleaires/ Partager la publication "La Chine met en alerte ses submersibles nucléaires" Réseau International

vendredi

« Ne t’avise pas à offenser la Russie à nouveau ». Le ton monte au Conseil de Sécurité de l’ONU


MENSONGES & MANIPULATION La Guerre de l’Information 14 avril 2017 « Ne t’avise pas à offenser la Russie à nouveau ». Le ton monte au Conseil de Sécurité de l’ONU Face aux mensonges éhontés et aux accusations sans fondement de la bande des trois (Etats-Unis, Royaume Uni, France), la Fédération de Russie a décidé de changer de ton, c’est le moins que l’on puisse dire. Vladimir Safronkov, l’ambassadeur par intérim de la Russie à l’ONU, n’y est pas allé par quatre chemins, en s’en prenant à son homologue britannique Matthew Rycroft, avant de mettre hier soir son veto à une résolution de l’ONU. Avic Partager la publication "« Ne t’avise pas à offenser la Russie à nouveau ». Le ton monte au Conseil de Sécurité de l’ONU"

"La guerre presqu’imminente : les Nord-Coréens évacuent leur capitale !"


Le leader de la Corée du Nord aurait donné l’ordre d’évacuer 25 % de la capitale nord-coréenne. Cela veut dire que 600 000 personnes sont sommées manu militari de quitter leurs foyers. Les experts croient que c’est lié à la tension accrue dans le relationnel avec les Etats-Unis. Selon nos sources confidentielles, il n’y aurait pas assez de places disponibles dans les abris pour protéger tous les habitants de Pyongyang. L’évacuation aurait débuté par les prisons et les foyers. Selon les médias internationaux, le groupe aéronaval américain croisant le long de la côté nord-coréenne aurait été renforcé par un sous-marin nucléaire d’attaque du projet « Ohio »portant 154 missiles de croisière « Tomahawk ». Selon les médias locaux, ce bâtiment doit mouiller en Corée du Sud le 18 avril prochain. En même temps, les sources sud-coréennes informent que la Corée du Nord avait lancé dernièrement une vaste opération médiatique appelée « derniers adieux » : les citoyens font leurs adieux aux membres de leurs familles, à leurs équipes de travail, à leurs maisons, etc. Mais il est interdit de prononcer ce genre de formule en s’adressant au parti communiste au pouvoir et aux services de sécurité. Pendant le week-end, les périodiques chinois ont rapporté que des troupes annexes et des médecins auraient été dirigés par les autorités chinoises pour parer à toute situation imprévisible. Les médias chinois ont divulgué une photo sur laquelle on voit de multiples trains militaires faisant la queue sur la voie ferroviaire en direction de la Corée du Nord, à une distance de 200 miles de la frontière. 150 000 soldats chinois auraient été mobilisés en attendant l’afflux des réfugiés nord-coréens, désireux d’échapper aux frappes américaines. Il est à rappeler que la Corée du Nord a qualifié l’attaque perpétrée par Donald Trump contre la Syrie d’inacceptable la jugeant être un acte « d’agression gratuit et intolérable ». Cependant, les autorités chinoises ont démenti la mobilisation de leurs 150 000 effectifs humains. L’expert international de « Pravda.ru » Aydyn Mekhtiyev, membre correspondant du Centre d’études diplomatiques et stratégiques de Paris, a déclaré que la montée aux extrêmes pourrait s’opérer le 15 avril prochain, le jour annoncé du test du missile balistique nord-coréen. A son tour, un professeur- orientologue russe, Andre Lankov vient de déclarer que la riposte nord-coréenne pourrait atteindre 25 millions de citoyens sud-coréens à Séoul se trouvant dans la région limitrophe par rapport à la frontière. « Dans ce cas-là une nouvelle guerre des deux Corées devient inéluctable », estime-t-il. En même temps, l’expert militaire de Pravda.ru Igor Korotchenko n’exclut pas l’usage de l’arme nucléaire si les Etats-Unis tirent une salve de 600 missiles de croisière que le système anti-aérien du pays en question ne saurait bloquer. source: http://www.pravdafrance.com Partager la publication "La guerre presqu’imminente : les Nord-Coréens évacuent leur capitale !"

Le 12 avril 2017, les États-Unis ont opéré leur grand revirement.


12 avril 2017 : le monde bascule à nouveau dans la guerre 1091 vues14 avril 2017 Pas de commentaires Opinions Thierry Meyssan 12 avril 2017 : le monde bascule à nouveau dans la guerre Partager la publication "12 avril 2017 : le monde bascule à nouveau dans la guerre" 8302Total : 85 par Thierry Meyssan La Maison-Blanche s’est finalement alignée sur la Coalition constituée par les néo-conservateurs autour du Royaume-Uni et de diverses sociétés multinationales. Les États-Unis reprennent la politique impérialiste qu’ils ont décidée en 1991 et réactivent l’Otan. La rupture avec la Russie et la Chine a été consommée le 12 avril 2017. Le monde est à nouveau au bord de la guerre nucléaire. Au cours de deux semaines d’intense bataille au sein de l’administration Trump, les États-Unis ont illégalement attaqué la base aérienne de Chayrat (Syrie), puis multiplié les signes contradictoires, avant d’abattre leurs cartes : en définitive, ils relancent leur politique impérialiste. En moins de deux semaines, l’administration Trump a défendu 7 positions différentes concernant la République arabe syrienne [1]. Le 12 avril 2017, les États-Unis ont opéré leur grand revirement. Au même moment, le secrétaire d’État Rex Tillerson se rendait à Moscou pour tenter une dernière approche pacifique ; le conseil de Sécurité de l’Onu se réunissait et actait le clash ; le président Trump relançait l’Otan contre la Russie. Le conseiller spécial du président Trump, Steve Bannon, et son adjoint, Sebastian Gorka, se préparaient à rejoindre le général Michael Flynn, tandis que la presse jadis pro-Trump dressait le bilan de leur activité. La rumeur assure que le gendre du président, Jared Kushner, dispose désormais seul de l’oreille du président, sans que cette information soit vérifiable. Il semble que la Maison-Blanche ait basculé sous l’impulsion de Britanniques qui cherchaient à préserver par tous les moyens le système jihadiste qu’ils ont créé [2]. Le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson s’est appuyé sur les dirigeants européens qui s’étaient déjà laissés convaincre par les néo-conservateurs lors de la Conférence sur la sécurité, à Munich, le 19 février [3]. Pour justifier l’agression d’un État souverain membre des Nations Unies, Rex Tillerson ne pouvait que se référer à une synthèse des services de « Renseignement » US sur l’incident de Khan Shaykhun ; synthèse qui ne présente aucun indice permettant de suspecter la Syrie, mais renvoie à des informations classifiées, pour se conclure par un appel à renverser le « régime » [4]. Le caractère irréversible de ce revirement se mesure à la lecture de la proposition de résolution déposée par l’Otan au Conseil de sécurité à laquelle la Russie a opposé son veto [5]. Présentée en Occident comme une simple demande d’enquête neutre sur l’incident chimique de Khan Shaykhun, il s’agissait en réalité du placement de l’armée de l’Air syrienne sous le contrôle du numéro 2 de l’Onu, Jeffrey Feltman. Cet ancien adjoint d’Hillary Clinton, est l’auteur d’un plan de capitulation totale et inconditionnelle de la Syrie [6]. Le texte de cette résolution reprend celui du brouillon déposé le 6 avril, mais que les États-Unis n’avaient pas soumis au vote, tant ils étaient alors peu sûrs d’eux-mêmes. Il ne tient pas compte de la tentative de médiation des membres élus du Conseil de sécurité, qui ont essayé de revenir à une demande normale d’enquête onusienne [7]. Le principe du placement de l’armée de l’Air syrienne sous le contrôle de l’Onu reprend la tactique qui avait été mise en œuvre, il y a 19 ans, en 1998, contre la Serbie jusqu’à l’intervention militaire illégale de l’Otan. Le président Donald Trump a achevé son retournement en recevant à la Maison-Blanche le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg. Lors d’une conférence de presse commune, il a indiqué ne plus tenir l’Alliance pour obsolète, la remercier pour son soutien contre la Syrie, et s’apprêter à travailler étroitement avec ses alliés [8]. En réponse, la Russie a annoncé avoir mis à jour 60 % de sa force nucléaire et se tenir prête à la guerre [9]. Nous nous retrouvons donc six mois en arrière, lorsque les États-Unis de Barack Obama refusaient de travailler avec la Chine, la Russie et leurs alliés (Organisation de coopération de Shanghai et Organisation du traité de sécurité collective). Ils se proposaient alors de couper le monde en deux parties distinctes, ne communiquant plus du tout l’une avec l’autre [10]. Thierry Meyssan

mardi

"Tomahawks sur la Syrie : Trump fait un cadeau inestimable à l’armée russe"


Nous ne reviendrons pas sur les motivations ni les calculs qui ont poussé Donald Trump à attaquer la Syrie. Quels qu’ils soient, ils semblent dérisoires par rapport à l’importance et à la portée de l’attaque elle-même. Les réactions, plutôt calmes et pondérées de Damas, Téhéran et surtout Moscou, ont beaucoup surpris faisant envisager divers scénarios rappelant parfois un jeu de billard compliqué. Les raisons de cette pondération pourraient se trouver ailleurs. L’agression américaine a stupéfait le monde entier, d’abord parce que rien de concret ne la justifiait, ensuite parce qu’elle a eu lieu dans un contexte d’ouverture de Washington vis-à-vis des autorités de Damas, changement d’attitude annoncé à grand renfort de publicité par l’administration américaine elle-même. Aucune attaque militaire de la part d’une telle administration ne pouvait donc être prévue dans l’immédiat. Ce qui peut être pris pour un coup bas aurait dû exacerber la colère de Damas. Il n’en a rien été. Le calme a prévalu tant chez Assad que chez ses alliés, un calme assuré et rassurant, prouvé par la reprise des opérations aériennes russo-syriennes et des opérations au sol dès le lendemain des frappes, comme si celles-ci n’avaient jamais eu lieu. Chez les Russes, au calme officiel se rajoutaient quelques piques sarcastiques lancées contre l’opération américaine, cachant mal une sorte de contentement dont nous devinons la nature et la cause. Ils venaient en effet de recevoir le plus beau cadeau que les Etats-Unis pouvaient leur faire : un test grandeur nature et en temps réel qui leur a permis d’évaluer ce qu’il adviendrait en cas d’attaque avec les missiles de croisière Tomahawk. Au vu de leurs réactions, cette évaluation semble avoir été très positive. Les Russes, contrairement à nous, prennent la guerre très au sérieux. Pendant deux siècles, ils ont sacrifié des millions de vies, vu leurs terres brûler et leurs villes détruites, et savent que la prochaine sera pire que les précédentes. Ils ne se contentent donc pas seulement d’armer leurs soldats pour aller combattre aux frontières et à l’extérieur pour les protéger d’un éventuel ennemi. Sachant qu’il ne peut y avoir de guerre sans morts malgré tous les systèmes de défense existant (ils ont payé assez cher pour le savoir), ils ont mis en place, partout en Russie, des systèmes de protection des civils. Où sont les nôtres ? Il y a quelques années, Vladimir Poutine avait raillé les Américains à propos de leur illusion sur leurs divers boucliers et leur disait qu’il ne pouvait exister de protection absolue derrière des boucliers. L’attaque surprise de la Syrie par des missiles de croisière Tomahawk américains s’est déroulée contre un pays sans bouclier, avec une défense anti-aérienne minimale et dont l’espace aérien est ouvert. De surcroît, cette attaque a eu lieu dans le contexte d’un accord de quasi non-agression signé entre la Russie et les Etats-Unis, ce qui signifie : Que la voie était libre pour les missiles américains, Que la Russie, pour respecter ses engagements, ne pouvait pas attaquer les Américains, Et que, par conséquent, les bateaux pouvaient continuer à tirer, impunément et dans une sécurité maximale, autant de missiles qu’ils voulaient sans être coulés Malgré cela, les mesures prises à minima par la Syrie et la Russie ont transformé l’attaque en un véritable fiasco : plus de 60 % des Tomahawk ont été annihilés, et les dégâts causés par les tirs restants ont été très limités, si l’on s’en tient à la légende qui entoure les fameux Tomahawk américains. On comprend alors le calme de Assad et de ses alliés. Quelles furent les mesures prises pour contrer l’attaque ? Il semblerait, selon un expert allemand, que la Russie se soit contentée d’utiliser son nouveau système de brouillage, le Krasuha-5, capable d’agir sur le GPS du missile ennemi pour bloquer ou modifier sa trajectoire… Un système capable de « faire tomber les Tomahawk comme des mouches » selon l’expert, lequel ajoute qu’un certain nombre de missiles seraient tombés en Méditerranée avant d’atteindre la côte. Il est aussi possible que l’armée syrienne ait utilisé son propre système de missiles antiaériens, mais, comme on le voit, la défense qui était en place n’était pas à la hauteur de l’ampleur de l’attaque. Elle était même dérisoire face à un ennemi qui ne l’était pas encore deux jours plus tôt. Ce ne sera plus le cas désormais. L’un des cadeaux de cette attaque, c’est que les alliés de la Syrie ont bien évalué les véritables capacités américaines mesurées à l’aune des moyens de défense mis en place. La Russie a réagi immédiatement en renforçant ces moyens de défense selon son évaluation de la situation. Bien qu’elle ne pourra toujours pas se permettre de couler un bateau US lanceur de missile (ce qui ne sera pas le cas en cas d’attaque contre la Russie), elle va renforcer les quelques éléments de défense qu’elle a déployés en Syrie, de telle sorte que, lors d’une prochaine attaque, ce ne seront plus seulement 60 % des missiles qui seront inopérantes, mais 80 %, voire plus. Pour l’instant les Américains ne risquent toujours rien à jouer aux voyous, les Russes veillant à ne pas entrainer le monde dans une guerre cataclysmique, mais les choses seraient très différentes en cas de guerre opposant la Russie et les Etats-Unis. Les bateaux tireurs de missiles auraient eux-mêmes des problèmes autrement plus sérieux à résoudre que de calculer les trajectoires de leurs tirs, et le pourcentage de missiles déviés ou abattus pourrait alors bien avoisiner les 100 %. Mais, comme le disait Poutine, il est illusoire de croire en un bouclier protégeant à 100 %. Les missiles américains sur la Syrie ont offert aux Russes un test idéal dont ils n’auraient pu rêver, leur donnant une capacité d’évaluation en temps réel des moyens qu’ils devront mettre en œuvre contre les missiles Tomahawk, conventionnels ou non, en cas d’attaque sur leur propre territoire. Les stratèges militaires américains, loin d’être dupes des réactions amusées des Russes, ont certainement dû prendre conscience de leur erreur et doivent s’en mordre les doigts aujourd’hui. Les ennemis de Donald Trump aux Etats-Unis, qui pourtant se réjouissent de cette opération, ont peut-être raison de dire que leur président est à la solde de Moscou. Avic – Réseau International Partager la publication "Tomahawks sur la Syrie : Trump fait un cadeau inestimable à l’armée russe"

lundi

Here’s the 5 reasons why Donald Trump’s missile strike was a massive blunder


δευτέρα, 10 απριλίου 2017 Alexander Mercouris By launching his missile strike the President has destroyed his reputation for consistency, emboldened his enemies and dismayed his friends. Following Napoleon’s murder in March 1804 of the Duc d’Enghien, Napoleon’s chief of police, Joseph Fouché, said of the murder “C’est pire qu’un crime, c’est une faute” –“It was worse than a crime; it was a blunder.” President Trump’s missile strike on Sharyat air base in Syria was like the... Duc d’Enghien’s murder, not just a crime but a blunder. Reasons given for why President Trump ordered the missile strike differ. President Trump himself claims it was due to his revulsion at the horror of the chemical attack on Khan Sheikhoun, which he insists – but which no independent investigation has confirmed – was carried out by President Assad’s air force. US Secretary of State Tillerson and President Trump’s National Security Adviser General H.R. McMaster say the same thing, but also say the missile strike was a signal of the President’s toughness and his unwillingness to tolerate the crossing of his red lines. Others more cynically claim it was to distract attention away from Russiagate and to secure the President’s position in Washington. There is probably truth to all these claims. However none of them change the fact that the missile strike was a big mistake. Here’s why: (1) All of the evidence suggests that the missile strike was a demonstration of force and that the President does not intend it to escalate into a campaign for regime change in Syria. Not only was that what Tillerson and McMaster said at their joint news conference but the strike itself – with the Russians and the Syrians given hours of warning time before it happened, and with the strike itself limited in scope and carried out on a far smaller scale than the one President Obama apparently envisaged in 2013 – suggest the same thing. That suggests that the President still does not want to become bogged down in a regime change war in Syria. If so he will soon find that he has put himself on the slippery slope. Just as the sacking of General Flynn emboldened the President’s critics in the Russiagate affair, causing the scandal to escalate far beyond the point it had reached before, so the missile attack on Sharyat air base has fed red meat to the regime change hardliners in Washington and elsewhere. They will certainly come back for more, and having given them red meat once the President is now in a much weaker position to refuse them. Moreover regardless of what exactly happened at Khan Sheikhoun, the Jihadis in Syria now know that all they have to do is stage a chemical attack and the President will oblige them by launching missiles on President Assad’s forces without an investigation and without seeking Congressional or UN Security Council approval. That all but guarantees that staging more chemical attacks is precisely what the Jihadis will now do. One does not have to be a prophet to see how this situation could escalate from now on, even if that is not the President’s wish, and how he is now in a much weaker position to prevent that happening. (2) The President started his Presidency by saying he wanted to improve relations with Russia. Not only has he instead enraged the Russians, making relations with Russia even worse than they already were, but the Russians are certain to see the missile strike as a challenge and will respond accordingly. Already they are talking about beefing up Syria’s air defences and have closed down the hotline between their military in Syria and that of the US. Not only will that complicate the US’s anti-ISIS operations in Syria, but it magnifies the risk of a dangerous confrontation with the Russians in Syria, which is precisely.what the President and his officials – as shown by their tip-off to the Russians before the strike – obviously want to avoid. (3) Then there is the key issue of trust. Within just a week, following reports of a single attack, the President has reversed course, going from a position where he appeared to be accepting the reality that President Assad will remain the leader of Syria to one where he is attacking him and where his officials are once more talking of the importance of removing him. Not only will the Russians conclude that this President is someone who cannot be trusted, but governments around the world – including many of the US’s key European allies – will be shocked at how easy it is for this President to reverse course and to do the opposite of what he said he would do before, and do so moreover without any proper discussion or consultation, and without even pretending to observe the forms of international and domestic law. In international relations consistency is the quality which more than any other is the one that is most prized. Governments need to be sure that a Great Power like the US follows consistent policies. That way other governments can adjust their own policies to take into account those of the US. It was for this reason, because launching the attack so completely trashed the President’s reputation for consistency in his conduct of policy, that before the missile attack I doubted it would happen. Governments around the world – including the government of China, whose President the US has just hosted – now know that with this administration the US can reverse policy at the drop of a hat. Not only will that worry them but they now also know that whatever this President says cannot be trusted because he can go back on it so quickly. That will inevitably make international affairs more unstable, since governments now know that this President cannot be fully trusted, something which will make it more difficult for him to cut the deals he craves. (4) If the President believed when he launched his missiles that it would end criticism of him and obstruction of his administration by his opponents, then he will be quickly discover that it has done no such thing. The President’s opponents have far too much invested in the narrative of Donald Trump the new Mussolini or Caligula to back off from it now. I doubt they will even back off from the Russiagate allegations, absurd though those are. Within a few days, once the plaudits for the missile strikes have faded, the President will quickly find that the view of him of his opponents in Washington is the same as always, and that if anything, by launching his missile strike without first consulting Congress, he has given them another stick with which to beat him with. I note that Nancy Pelosi – one of the President’s most vehement critics – is already calling for a full debate in the House to discuss the issue of authorisation for the President’s action. (5) By contrast, if the President has not won over his critics, he has beyond question upset and demoralised the most intelligent and vocal part of his own political base. One of the most interesting facts about the events of the last few days is that whilst Barack Obama’s liberal supporters continued to back him even as he went back entirely on the anti-war stance he appeared to hold before he was elected, Donald Trump’s supporters take their anti-war and anti-interventionist position extremely seriously, and are not prepared to compromise on it. The result is that far from defending the President for what he has done, they have turned on him and feel betrayed. Donald Trump himself senses this. This is shown by the fact that since the missile attack, far from assuming a triumphalist tone, he has only mentioned the attack twice in tweets, one a token tweet congratulating the military for the success of the operation, the other a highly defensive tweet in which he tried to explain away the lack of damage to the runway. Otherwise, except in formal statements such as his letter to Congress, he has avoided talking about it. Indeed it is not impossible that the result of the missile attack – especially if it is followed by others – will be to revive a moribund anti-war movement which had all but disappeared during Obama’s Presidency. It is easy to see how the right and left wings of this movement might now come together – as happened during the Presidency of George W. Bush – in the case of the anti-movement’s right wing because it genuinely opposes interventionist wars, in the case of the anti-war movement’s left wing because some of its members sincerely oppose interventionist wars but mainly because it hates a right wing Republican President. Needless to say if such a thing does happen then the President’s political problems will multiply a thousand-fold. The first law of politics – in the US as everywhere else – is to look after your own base. All successful politicians understand this. On Friday Donald Trump shocked and upset his base, and once the temporary afterglow of the missile strike wares off (which it quickly will) he will pay the political price. What the events of the last week show is that almost a hundred days after his inauguration Donald Trump remains an amateur who continues to be out of his depth. Instead of making carefully judged decisions he makes his decisions on impulse, in a hurry and on the fly. Sometimes, in the short term, some of these decisions help him. More often they cause him problems. Over time, because of the ill-judged and hurried way he makes his decisions, they will make more and more problems for him. Moreover there doesn’t seem much evidence so far of his learning from his mistakes. The missile strike on Syria was the biggest one by far, but it is all too likely that more and worse will follow.

Tsipras Sold Greece To Loansharks In Exchange For His Position

dimanche

GOP Representative stuns CNN anchor

Trump le stratège ou Trump le faible? 09 avril 2017


OPINIONS Trump le stratège ou Trump le faible? GÉOPOLITIQUE Attaques chimiques en Syrie : la Bolivie dénonce les mensonges des Etats-Unis 09 avril 2017 Attaques chimiques en Syrie : la Bolivie dénonce les mensonges des Etats-Unis POLITIQUE Communiqué de la Présidence syrienne suite à l’agression américaine 08 avril 2017 Communiqué de la Présidence syrienne suite à l’agression américaine POLITIQUE USA-Syrie-France-Israël : Pour mieux comprendre le conflit syrien. Général (2S) Dominique DELAWARDE 08 avril 2017 USA-Syrie-France-Israël : Pour mieux comprendre le conflit syrien. Général (2S) Dominique DELAWARDE OPINIONS Le Pentagone – et Daech – ciblent l’Iran 09 avril 2017 Le Pentagone – et Daech – ciblent l’Iran MENSONGES & MANIPULATION L’attaque la plus post-Vérité de tous les temps ? 09 avril 2017 09 avril 2017 Les analyses des derniers évènements, particulièrement ceux des bombardements des États-Unis à l’aéroport d’Al-Chaayrate dans le rif de Homs, mettent en évidence deux approches complètement opposées l’une de l’autre sur ce personnage qu’est Donald Trump. Il y a celle de Thierry Meyssan qui persiste toujours à considérer Trump comme le stratège qui affronte le harcèlement de l’État profond et cette autre analyse de Paul Craig Robert qui fait de Trump le bouffon d’une Amérique en perte de contrôle d’elle-même. Ce sont deux analystes dont la réputation et le sérieux en font des références incontournables. Thierry Meyssan trump fin d'un système« Ne vous laissez pas illusionner par les jeux diplomatiques et le suivisme des grands médias. Ce qui s’est passé ce matin en Syrie n’a aucun rapport ni avec la présentation qui vous en est faite ni avec les conclusions qui en sont tirées. » Si la totalité des commentateurs conclut à un virage à 180e de l’administration Trump sur la question syrienne et qu’il s’est rangé du côté de son opposition étasunienne, rien n’est si certain. Son raisonnement repose d’abord sur le fait que son intervention en territoire syrien n’a rencontré aucune résistance des forces russes et syriennes. « Aucun missile anti-missile n’a été tiré, ni par l’armée russe ni par l’armée syrienne » Il laisse même sous-entendre une certaine complicité entre les États-Unis et la Russie qui aurait été informée préalablement. « Lorsque les missiles de croisière étatsuniens ont atteint leur cible, ils ont trouvé une base militaire quasi vide, qui venait juste d’être évacuée. Ils auraient donc détruit le tarmac, des radars et des avions depuis longtemps hors d’usage, des hangars et des habitations. » Les motifs de cette mise en scène sont d’amener ses opposants à le suivre sur ses politiques de changement. En bombardant cette base militaire, plus ou moins importante, il donne le signal qu’il est capable de passer à l’attaque. « En attaquant, le président Trump a satisfait son opposition qui ne pourra donc pas s’opposer à la suite des opérations. Hier, Hillary Clinton appelait à bombarder la Syrie en riposte à l’usage supposé d’armes chimiques. » Dans cette mise en scène le gouvernement syrien serait partie prenante. « Damas, en sacrifiant cette base et la vie de quelques hommes lui a donné l’autorité pour conduire une vaste action contre tous ceux qui emploient des armes chimiques. Or, à ce jour, les seuls utilisateurs de ces armes identifiés par les Nations unies sont : les djihadistes. » Pour Thierry Meyssan, il s’agit d’une manœuvre de Donald Trump et du pari de Vladimir Poutine et de Bachar el-Assad visant à entraîner son opposition étasunienne dans une lutte à finir contre les djihadistes. « Nous verrons dans les prochains jours comment Washington et ses alliés réagiront à l’avancée des djihadistes. Ce n’est qu’à ce moment-là que nous saurons si la manœuvre de Donald Trump et le pari de Vladimir Poutine et de Bachar el-Assad fonctionneront. » Paul Craig Robert trump-en-pièces-détachéesAvec cet analyste de Paul Craig Robert, nous entrons dans une approche tout à fait différente de celle de Thierry Meyssan. Ce n’est plus un Trump qui agit de manière à gagner l’opposition à ses politiques en Syrie, mais plutôt un Trump qui cède devant cette opposition et se met à son service. « L’establishment de Washington a repris le contrôle. D’abord Flynn et maintenant Bannon. Tout ce qui reste maintenant dans l’administration Trump sont les sionistes et les généraux fous qui veulent la guerre avec la Russie, la Chine, l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord. » Pour l’auteur, il est évident que l’attaque chimique dont prend prétexte Washington est un montage de son propre cru. « Selon les rapports du Département d’État, Tillerson a prévenu Poutine que les dispositions sont prises pour éliminer le président syrien Assad et Trump a donné son accord. » Selon son analyse, la Russie a trop longtemps hésité à faire table rase en Syrie des terroristes soutenus par Washington. En ignorant toutes ces évidences, la Russie a trop longtemps hésité à débarrasser totalement la Syrie de l’ISIS soutenue par Washington. La Russie a tergiversé parce qu’elle considérait de manière totalement irréaliste qu’elle pouvait aboutir à une coopération avec les É.-U. pour se débarrasser des terroristes qui sévissent sur le sol syrien. C’était une idée ridicule puisque justement ces terroristes sont une arme manipulée par Washington ! « À force d’hésiter et de croire en une improbable coopération avec les É.-U. la Russie s’est mise elle-même ainsi que la Syrie dans une position inconfortable. » Selon cette analyse, Russie et Syrie ont été bernées par des « partenaires » dont les objectifs sont toujours demeurés les mêmes : chasser Al Assad du pouvoir et soutenir les terroristes pour mener à bien leurs luttes au Moyen-Orient. « Si Washington peut réduire à zéro la présence russe en Syrie en réduisant tous ces espoirs de coopération contre le terrorisme, les É.-U. auront alors les mains libres pour réorienter ISIS contre l’Iran et à une grande échelle. Et quand l’Iran aura été maîtrisé alors ces mêmes terroristes apatrides seront utilisés pour déstabiliser les marches russes puis les provinces chinoises musulmanes. Il suffit de se souvenir du soutien américain aux terroristes tchétchènes. Il y a beaucoup plus à venir, c’est l’agenda hégémonique des néoconservateurs américains. » Que reste-t-il à Poutine à faire si ce n’est de se convaincre qu’aucune négociation n’est vraiment possible avec l’État profond étasunien? Ces négociations ne sont réussies qu’avec la soumission de l’adversaire. « Poutine a clairement déclaré qu’il était impossible de croire les Américains. C’est une déduction correcte des faits, alors pourquoi les Russes persistent-ils à espérer une coopération avec les É.-U. ? Une sorte de dilemme insoluble. Toute coopération avec Washington n’a qu’une seule définition : se rendre … Poutine n’a pas pu totalement nettoyer son pays de tous les espions américains qui s’y trouvent. Va-t-il se rendre aux volontés de l’Establishment de Washington comme Trump vient de le faire ? Il est tout à fait étonnant que les médias russes ne comprennent pas du tout devant quel péril se trouve confronté leur pays. » CONCLUSION Deux analyses bien différentes soutenues par deux personnes qui ont leurs propres sources d’information. Les évènements prochains devant porter sur la lutte contre les djihadistes devraient nous donner l’heure juste sur cet homme. Comme le signale Thierry Meyssan, là on verra le véritable visage qui se cache derrière ce Président, pour le moment, plutôt imprévisible. Oscar Fortin source: http://humanisme.blogspot.com

samedi

JUDGMENT DAY: Russia & China Bypass the Dollar With GOLD

Nigel Farage on yesterdays events

La Russie se réserve désormais le droit de réagir à des frappes US en Syrie


 08 avril 2017 Réseau International La Russie se réserve désormais le droit de réagir à des frappes US en Syrie Selon un vice-président de la commission de la défense du parlement russe, la suspension du mémorandum avec les États-Unis sur la prévention d’incidents aériens en Syrie permettra à la Russie de réagir opportunément à des menaces américaines, à l’instar de leur frappe sur une base syrienne. En réponse à l’attaque contre une base aérienne en Syrie, Moscou a suspendu le mémorandum russo-américain sur la prévention des incidents et la garantie de la sécurité des vols au cours de l’opération en Syrie. en réponse à l’attaque contre une base aérienne en Syrie. « Cette décision est absolument logique : à présent, beaucoup se posent la question de savoir pourquoi les missiles sol-air n’ont pas été utilisés. La réponse est que la Russie agissait dans le cadre du mémorandum. La sortie de ce mémorandum permettra de réagir opportunément à des menaces différentes, concernant notamment nos aérodromes et nos unités se trouvant dans ce pays », a déclaré à Sputnik Iouri Chvytkine, vice-président de la commission de la défense de la Douma (chambre basse du parlement russe). « Je pense que les États-Unis, conscients de la puissance de l’armée de Assad et de la Russie, ont ainsi essayé d’inverser la situation et de montrer qu’ils n’étaient pas à négliger », a ajouté le député. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les États-Unis ont tiré des missiles de croisière sur une base gouvernementale syrienne. Selon le Pentagone, 59 missiles ont été lancés depuis des navires de la marine américaine, tuant sept personnes, dont deux civils. La frappe a visé l’aérodrome de Shayrat qui serait « directement lié » à l’attaque chimique sur Khan Cheikhoun, selon l’administration américaine. source:https://fr.sputniknews.com/russie/201704071030786353-memorandum-russie-usa-suspension/ Partager la publication "La Russie se réserve désormais le droit de réagir à des frappes US en Syrie" :

mardi

Déclaration du Sommet : Un Plan B pour l’UE et la Zone euro


29 mars 2017 Union Européenne Les dirigeants européens commémorent le 60e anniversaire du traité de Rome dans une Union Européenne (UE) en dislocation. Ils ont décidé de répondre à la crise de l’UE en préparant un nouveau traité. Et d’ici là, de stimuler les initiatives de coopération renforcées dans une Europe à plusieurs vitesses, comme en témoigne le récent Livre Blanc de la Commission sur l’avenir de l’Union Européenne. Tout cela pour l’approfondissement de politiques néolibérales qui tuent l’Europe, et en poussant une intégration militaire agressive aux côtés de l’OTAN. Nous avons un Plan B pour faire face à cet horizon sombre pour les citoyens européens. Nous sommes prêts à offrir aux peuples européens une alternative. Elle nécessite une rupture avec les Traités actuels. La coopération en Europe doit être lancée sur une nouvelle base : protéger notre peuple, notre démocratie et la nature contre des zones de libre-échange et un marché intérieur desservant uniquement le profit des banques et des multinationales et la richesse des oligarchies. Nous devons nous débarrasser d’une Union Européenne qui est une machine de guerre contre le travail et au seul service du capital financier. Nous devons y faire face avec une Europe démocratique fondée sur la coopération d’États pleinement démocratiques dans l’intérêt de nos peuples. La coopération internationale devrait être poursuivie là où elle sert l’intérêt de la majorité (changement climatique, politiques d’asile, impôt sur les sociétés), tout en protégeant la démocratie et les droits sociaux contre la déréglementation, les privatisations et libéralisations du fait du droit de l’UE. En janvier 2016, le premier sommet du Plan B à Paris a été convoqué à la suite du coup d’État contre la Grèce à l’été 2015. Pour continuer à montrer nos réactions aux actions anti-démocratiques de l’UE, deux autres sommets du Plan B ont suivi, à Madrid et Copenhague. Dans le même temps, l’oppression contre la Grèce a continué, ne laissant plus aucune place pour les vœux pieux : l’UE porte atteinte à la démocratie et à la souveraineté populaire. La dette des États est utilisée comme un mécanisme de subordination ; la Banque Centrale Européenne (BCE) fonctionne elle aussi comme un instrument de domination, usant de sa capacité à couper le robinet des liquidités comme d’une arme contre tout type de résistance populaire et politique. Il est temps maintenant de renforcer le réseau de Plan B comme un forum ouvert et pluriel de débat et de préparation de politiques alternatives crédibles pour les peuples européens. Notre stratégie se compose d’un Plan A et un Plan B. Le Plan A rassemble diverses propositions de profonde réorientation du projet européen. Le Plan B est un désengagement progressif de l’Union Européenne dans le cas où Bruxelles continue dans un chemin antidémocratique et néolibéral et propose un nouveau type de coopération entre États, y compris sur la coopération monétaire. Nous nous engageons dans chacun de nos pays et à travers l’Europe à travailler à une renégociation complète des traités européens. Nous nous engageons à nous mobiliser dans les luttes des Européens dans le cadre d’une campagne de désobéissance civile européenne contre des pratiques européennes arbitraires et des « règles » irrationnelles, jusqu’à ce que cette renégociation soit atteinte. Nous reconnaissons que dans les cas comme la Grèce, il n’y a pas de place pour la négociation avec les oppresseurs. Et nous soutenons le droit des peuples à résister et à désobéir. Le Plan A Nous pensons que les traités actuels sont un obstacle à tout agenda progressiste. Toute tentative visant à modifier les traités doit avoir pour principe la participation massive, un débat et une prise de décision collective. La souveraineté populaire, le choix du peuple, doit primer. Afin de favoriser ce débat et les mobilisations associées, nous proposons les pistes suivantes pour qu’un projet européen puisse être poursuivi sur une trajectoire progressiste et en faveur des travailleurs. Nous, participants du sommet Plan B, appelons à : 1. Une réforme profonde de la BCE avec comme objectifs obligatoires d’assurer le plein emploi, permettre le financement des investissements publics et une activité économique écologiquement viable ; 2. L’abolition du TSCG et de l’ingérence des institutions dans les budgets nationaux, en s’assurant que les États membres puissent mener des politiques conformes aux choix démocratiques des peuples. La question de la dette publique, souveraine, sera adressée à l’échelle européenne, avec la pleine reconnaissance du droit des peuples et des États à conduire des audits de la dette avant tout paiement, et de refuser de payer les dettes illégitimes, illégales, odieuses et insoutenables. Nous travaillerons à une conférence européenne sur les dettes dans le but de libérer les peuples des dettes impayables, qui sont aujourd’hui des instruments pour imposer des politiques néolibérales, anti-démocratiques et d’austérité. 3. La réorientation de la politique mercantiliste qui domine l’Union européenne et, en particulier, la zone euro, au profit de la demande intérieure agrégée, afin d’équilibrer les balances courantes. Par conséquent, il faut un mécanisme macroéconomique crédible pour traiter les excédents courants en augmentant les salaires et la consommation intérieure et en augmentant les importations en provenance des pays déficitaires. 4. Le rejet du CETA, TAFTA, TISA et autres accords de libre-échange qui augmentent le pouvoir des multinationales au détriment de la démocratie et des droits sociaux et environnementaux. L’introduction d’un principe de non régression sociale et la mise en place de normes sociales et écologiques pour le marché intérieur unique et les échanges avec des pays tiers. Un protectionnisme écologique et social européen : afin de protéger notre environnement, producteurs et travailleurs par l’établissement d’une tarification commune sur les marchandises importées, y compris des quotas ou autres règles pour les biens et services qui ne respectent pas les normes écologiques et sociales fondamentales ; 5. La lutte contre la concurrence fiscale, les paradis fiscaux et l’arbitrage fiscal par des pénalités fiscales sur les flux financiers vers des paradis fiscaux à l’intérieur et à l’extérieur de l’UE et l’introduction d’une imposition minimale efficace sur les sociétés. En cas de non-coopération, nous devons permettre aux États membres de défendre leur assiette fiscale via des pénalités sur les flux vers des paradis fiscaux ; 6. Renforcer la lutte contre le changement climatique grâce à une politique économique qui assure la durabilité écologique et enraye le réchauffement climatique. L’UE doit également mettre en place des stratégies d’adaptation plus fortes, de l’échelon local au niveau international, pour prévenir les dommages liés au changement climatique ; 7. L’adoption d’un Protocole social afin de protéger les droits sociaux et négociations collectives contre les “libertés fondamentales” affirmées dans le cadre du marché intérieur et s’assurer que tous les travailleurs mobiles de l’Union, travaillent au minimum sous les mêmes conditions salariales et de travail que les travailleurs du pays hôte ; 8. Au renforcement des droits des femmes et l’égalité des genres, qui représente un atout fondamental des sociétés démocratiques et du développement économique et social. Résister au patriarcat est une question fondamentale des droits humains. Toutes les formes de violence fondée sur le genre et l’exploitation sexuelle doivent être éliminées ; 9. La résistance à l’Europe forteresse. L’Europe a besoin d’une nouvelle politique migratoire et d’asile issue des conventions internationales sur les droits humains et le droit humanitaire et d’augmenter le partage de responsabilités pour assurer la protection de tous. Plus de frontières fermées, assez de morts en Méditerranée. Assez d’exportation d’armements, de guerres et d’accords de libre-échange destructeurs, qui sont parmi les premières raisons qui poussent les peuples à l’exil. Assez de financement de l’industrie de la guerre à travers les contrats d’armements, largement reliés à la corruption et à la dette odieuse. 10. La préparation et l’inclusion dans les traités des conditions pour garantir une sortie ordonnée de l’euro pour les États qui le souhaiteraient, tout en stabilisant les taux de change. Le Plan A s’appuie sur une stratégie de rapport de force. Nous devons désobéir aux traités pour rendre possible une reconstruction de l’Europe. Nous devons reconnaître néanmoins que toute tentative de modifier les traités néolibéraux de l’UE en faveur de la démocratie et du travail est susceptible d’échouer, en étant bloquée par un seul État membre et rencontrera la farouche opposition des institutions européennes. Aussi, un Plan A crédible a besoin d’un Plan B qui servira à la fois de levier dans les négociations avec l’UE, mais permettra également aux États membres de se dissocier et se désengager du carcan néolibéral de l’Union européenne afin de poursuivre de nouveaux types de coopération fondés sur nos agendas progressistes. Alors que nous, les signataires de cette déclaration, accordons des degrés d’importance différents au plan A, nous sommes d’accord sur l’importance cruciale d’un plan B, qui modifiera le contexte pour nous permettre d’atteindre nos objectifs. Le PLAN B Face à l’impossibilité d’une réorientation profonde de l’UE, nous nous engageons à ce que nos pays reprennent le contrôle de leurs outils de base d’intervention dans l’économie. A travers une collaboration étroite entre États, nous voulons mettre en œuvre notre programme de justice fiscale, sociale, économique et environnementale. Soyons clairs sur un point central. Entre sauver l’euro et notre peuple, notre choix est fait : nous choisissons le peuple. Nous proposons, en alternative au Plan A, un Plan B pour un « divorce à l’amiable » de l’euro ou un plan de sortie euro pour un seul pays. Travaillons à un cadre de coopération monétaire issu des monnaies nationales et à une unité comptable européenne commune (monnaie commune). Nous visons à créer un système commercial équitable (« protectionnisme solidaire ») basé sur la promotion des droits des travailleurs, la protection de l’environnement, le contrôle des capitaux, la santé et la protection des consommateurs, le contrôle public des ressources et des services essentiels et un traitement spécial et une aide aux pays appauvris, respectant pleinement les conventions fondamentales de l’OIT, un taux d’impôt minimal sur les sociétés et l’accord sur le climat de Paris COP21. En cas de non-coopération, nous devons permettre aux États membres de défendre leur assiette fiscale via des pénalités sur les flux vers des paradis fiscaux et à travers des mécanismes comptables crédibles. Toutes ces solutions peuvent être prises par un ou plusieurs États Membres et États tiers prêts à coopérer sur cette base progressiste. Plus cette nouvelle zone coopérative et progressiste est grande, plus elle est profitable à nos peuples. Le sommet de Rome est un jalon dans le développement de notre stratégie du Plan B. Particulièrement à l’aune des élections à venir dans plusieurs États Membres (Pays-Bas, France, Allemagne). Dans un contexte de Brexit et de crise continue en Espagne, Italie, Grèce et Portugal, le Plan B et sa solidarité internationaliste est plus vitale que jamais. Nous nous engageons à non seulement communiquer largement ces solutions pour l’Europe, en amont du débat sur une réforme européenne à l’occasion de l’anniversaire du traité de Rome, mais aussi à soutenir toutes les propositions, initiatives et mobilisations dans cette perspective. Nous nous tenons également prêts à les présenter à la Commission et au Conseil européen dès notre arrivée au pouvoir. Nous sommes prêts à désobéir aux règles européennes tant que l’Union européenne néo-libérale et anti-démocratique continuera. Si le Conseil européen et la Commission s’opposent à nos solutions raisonnables et concrètes, nous nous engageons à les faire prévaloir en dehors du cadre communautaire actuel. Nous allons continuer à approfondir et élargir notre plateforme politique. Le prochain et 5e Sommet du Plan B se tiendra à Lisbonne, en octobre 2017, 10 ans après la signature du Traité de Lisbonne. - Marina Albiol Guzmán, MEP, Izquierda Unida, Spain - Malin Björk, Member of the European Parliament, Vänsterpartiet, Sweden - Eric Coquerel, Regional councillor, Ile de France, Parti de Gauche, France - Fabio De Masi, MEP, Die Linke, Germany - Stefano Fassina, City councillor, Rome, MP, Sinista Italiana, Italy - Eleonora Forenza, MEP, Altra Europa, Italy - Zoe Konstantopoulou, head of Course to Freedom (Plefsi Eleftherias), former President of the Hellenic Parliament, President of the Debt Truth Committee, Greece - Marisa Matias, MEP, Bloco de Esquerda, Portugal - Jean-Luc Mélenchon, MEP, France - Søren Søndergaard, MP and former MEP, Red-Green Alliance, Denmark - Miguel Urbán, MEP, Podemos, Spain - Nikolaj Villumsen, MP, Red-Green Alliance, Denmark Réseau International Source : ESSF via: http://www.cadtm.org/Declaration-du-Sommet-Un-Plan-B Partager la publication "Déclaration du Sommet : Un Plan B pour l’UE et la Zone euro"