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"Tir de missile nord-coréen: Et maintenant, que va faire Washington ?"


17 avril 2017 La vérité sur la crise coréenne, cette vérité que nous n’entendrons jamais de la part de nos médias, c’est que les offres pacifiques provenant de la Corée du Nord, soit directement, soit par l’intermédiaire de la Chine, n’arrêtent pas de pleuvoir sur le Bureau Ovale de la Maison Blanche, et ce depuis des années. Toutes ont été rejetées les unes après les autres. La teneur de ces offres dément toute la propagande faite contre la Corée du Nord et ses dirigeants, et pourrait se résumer ainsi : « nous suspendons nos essais nucléaires et les tirs de missiles, et vous arrêtez les exercices militaires que vous menez, sous notre nez, conjointement avec la Corée du Sud ». Bien évidemment, il n’y a aucune chance pour que les Etats-Unis entendent ce type de message, car ils ont besoin d’une tension permanente dans la région, et la Corée du Nord la leur fournit. RI *** Tir de missile nord-coréen: Washington prépare sa réponse en secret L’administration US se réserve le droit de réagir au dernier tir de missile nord-coréen mais ne veut pas dévoiler les détails de son éventuelle riposte. Les États-Unis préparent leur réponse suite au lancement de missile effectué par Pyongyang, a fait savoir le conseiller du Président américain à la sécurité nationale Herbert McMaster dans une interview accordée à la chaîne de télévision ABC. « Nous ne voulons pas communiquer les détails de notre éventuelle réaction face à certains incidents, mais il est clair que le Président ne laissera pas une telle menace peser sur les États-Unis », a déclaré le responsable. Au lendemain d’une parade militaire organisée à Pyongyang à l’occasion du 105e anniversaire de la naissance de Kim Il-Sung, la Corée du Nord a procédé à un tir de missile qui a explosé peu après le lancement. Bien que ni Séoul ni Washington ne soient en mesure de préciser quel type d’engin a été testé, l’agence Reuters cite une source au sein des forces armées US qui affirme qu’il ne s’agit pas d’un missile intercontinental. Le secrétaire américain à la Défense James Mattis a fait savoir dans un communiqué que le Président Donald Trump et ses conseillers militaires étaient « au courant de ce dernier tir de missile raté par la Corée du Nord ». « Le Président n’a pas plus de commentaire à faire », a ajouté le chef du Pentagone. source: https://fr.sputniknews.com/international/201704161030929216-coree-nord-missile-reaction-us/ Partager la publication "Tir de missile nord-coréen: Et maintenant, que va faire Washington ?"

Pendant que nous nous inquiétons de la bombe nucléaire de Trump, les Nord-Coréens chantent et dansent… et procèdent à leur tir d’essai


Pendant que nous nous inquiétons de la bombe nucléaire de Trump, les Nord-Coréens chantent et dansent… et procèdent à leur tir d’essai 16 avril 2017 La journée du 15 Avril a été une journée de fête en Corée du Nord. Défilé militaire, manifestations populaires, chants et danses, tout y était. La Corée du Nord célébrait le 105e anniversaire de son fondateur Kim Il-sung, le grand-père du dirigeant actuel Kim Jong Un. En pleine crise avec Washington, les autorités de la Corée du Nord ont profité du défilé militaire qui s’est déroulé à Pyongyang pour révéler pour la première fois leur nouveau missile balistique mer-sol. Donald Trump avait durci le ton vis-à-vis des dirigeants nord-coréens après leur annonce de procéder à un essai de tir de missile balistique. Il avait envoyé dans la région un groupe aéronaval emmené par le porte-avions américain USS Carl Vinson, entrainant l’inquiétude du monde entier, et plus particulièrement des pays limitrophes (Chine, Russie, Japon, Corée du Sud…). L’inquiétude d’une confrontation nucléaire était d’autant plus fondée que Kim Jong Un, loin d’être intimidé, s’est dit prêt à la guerre. Pendant que l’armada états-unienne se rapprochait des côtes sud-coréennes, la ville de Pyongyang était en fête, jusque tard dans la soirée. C’est au milieu des chants, des danses et des feux d’artifices que l’on apprend, par l’état-major interarmes sud-coréen que la Corée du Nord a bien procédé à son tir balistique, comme promis. L’état-major sud-coréen rajoute cependant que le tir aurait échoué. Nous en saurons certainement un peu plus dans les heures qui viennent, mais la réussite ou non du tir n’a pas vraiment grande importance, d’autant moins que cette deuxième partie de l’annonce pourrait très bien n’avoir été faite que pour permettre à Donald Trump de reculer sans perdre la face et de désamorcer la crise. Avic – Réseau International

"Trump vient-il enfin de confirmer au monde que le Président des Etats-Unis n’a jamais été le véritable patron ?"


16 avril 2017 Pas de commentaires Opinions Avic Trump vient-il enfin de confirmer au monde que le Président des Etats-Unis n’a jamais été le véritable patron ? La notion occidentale, et même mondiale, de chef d’état, forgée par des siècles de régimes monarchiques, implique une organisation de la société sous la forme d’une pyramide au sommet de laquelle se trouverait le chef d’état, le décideur ultime. L’enseignement de l’Histoire et le Cinéma ont largement entretenu ce concept, et aujourd’hui, ce sont les médias qui continuent à attribuer aux chefs d’état un rôle et une puissance qu’ils ont perdus depuis bien longtemps. Concernant les Etats-Unis, le président a toujours été présenté comme le chef suprême dont tout ou presque dépendait. Sa puissance se confondait avec celle du pays, lui conférant le titre de « maître du monde ». Pourtant, dans les faits, les choses en vont tout autrement, et cela se révèle peu à peu au grand jour. Les aveux de Roosevelt, mais surtout d’Eisenhower, laissant entendre l’existence d’autres pouvoirs auxquels les présidents américains doivent se soumettre, ont beaucoup surpris, et ne sont encore cités que comme des paramètres secondaires. Avec les grands troubles mondiaux que nous vivons actuellement, ces autres pouvoirs, discrets voire invisibles jusqu’ici, se manifestent désormais avec force pour être en mesure de défendre leurs intérêts. Par ailleurs, Internet rend visible ce qui ne l’était pas il y a peu, et met en lumière des évidences, donnant une meilleure compréhension de certains aspects du fonctionnement du système américain. Nous sommes encore bien loin de tout saisir, et peut-être que seuls les historiens, dans quelques siècles, pourront en avoir une idée claire, mais nous savons, d’ores et déjà, que les forces qui gouvernent les Etats-Unis sont multiples, et que le président et son administration ne sont que l’une de ces forces. Parmi les plus puissantes de ces forces il y en a deux qui, de par leur impact mondial, nous intéressent plus particulièrement, la CIA et le Pentagone. La CIA d’aujourd’hui et, plus généralement tous les services de renseignement américains, échappent totalement au contrôle de la Maison Blanche. On a vu comment Donald Trump, qui fustigeait la CIA pendant sa campagne, s’est dépêché de lui prêter allégeance aussitôt élu. Il semblerait même que la CIA représente une entité qui dépasse les Etats-Unis. Les trois grandes agences mondiales au cœur de tous les évènements mondiaux (CIA, MI6 et Mossad) semblent si étroitement liées que l’on peut se demander si elles n’ont pas la même source de commandement, bien qu’elles aient des sièges et des structures différents. Leur complémentarité est flagrante dans plusieurs activités aujourd’hui connues généralement attribuées à la CIA, mais le plus souvent initiées par le MI6 et/ou le Mossad. En allant faire les yeux doux au siège de la CIA, les félicitant pour leur travail, se comportant comme quelqu’un qui vient faire la paix, Donald Trump a pris acte de l’autonomie de l’agence. La deuxième force intérieure des Etats-Unis impactant sur sa politique étrangère est représentée, comme le soulignait le général Eisenhower, par le complexe militaro-industriel. Nous n’irons pas nous perdre dans les rouages politico-financiers de ce complexe sur lesquels nous savons déjà que la Maison Blanche ne peut avoir aucune prise. Nous nous arrêterons au seul aspect militaire dont tout le monde pourrait croire qu’il dépend entièrement du président des Etats-Unis. Conformément à la constitution du pays, le président est le chef des armées et, en tant que tel, il est, en principe, responsable des prises de décision concernant les actions militaires de son pays. Mais depuis un certain temps, on voit bien que certaines opérations militaires semblent complètement déconnectées de la politique de l’administration présidentielle et échapper à la volonté du président. De telles situations se sont multipliées pendant la guerre de Syrie, et elles sont d’autant plus confuses que les actions militaires sont menées tantôt par la CIA, tantôt par le Pentagone qui, l’une et l’autre, profitent largement de ce flou. En effet, vues de l’extérieur, ces actions militaires sont le fait d’un pays, les Etats-Unis, et donc de son chef militaire, le président. Les choses vont peut-être changer. Donald Trump est sur le point de prendre acte que le Pentagone aussi est autonome, et il veut que cela se sache. Selon Wall Street Journal, Trump veut que les chefs militaires prennent plus de décisions autonomes dans la lutte contre les terroristes de Daech. En d’autres mots, il officialise l’autonomie jusque-là officieuse des militaires. C’est la fin d’une hypocrisie avec des conséquences imprévisibles. Nous nous retrouvons donc devant une des deux premières puissances nucléaires dont les décisions militaires pourraient diverger des accords internationaux conclus par l’administration présidentielle. Peut-être qu’en agissant ainsi, Donald Trump a-t-il voulu obliger les militaires à assumer la responsabilité de leurs actes et ainsi éviter d’endosser certaines situations crées à son insu ? Quoi qu’il en soit, à moins d’aller plus loin dans l’identification et la séparation officielle des responsabilités des uns et des autres, la sienne restera pleine et entière en tant que chef des armées, et il restera toujours pour la communauté internationale le responsable élu d’un pays utilisant ses ressources et ses armes pour attaquer des pays tiers, quand bien même l’Armée américaine et ses prolongements du type OTAN ne seraient qu’un outil militaire au service d’un système qui déborde largement les Etats-Unis. Avic – Réseau International Partager la publication "Trump vient-il enfin de confirmer au monde que le Président des Etats-Unis n’a jamais été le véritable patron ?"